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Congo: Sassou Nguesso n’a pas de solution à la crise

 Brazzaville 17 août 2017

 Pour le Collectif des partis de l’opposition Congolaise

sassou nguesso

n’a pas de solution à la situation de faillite

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Dans : Politique
Par congobrazzaville2016
Le 19 août 2017
A 10 h 10 min
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le Congo en cessation de paiement: Comment s’en sortir !

 

 

le CongoBrazzaville en cessation de paiement  !

Comment s’en sortir !

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Mathias DZON

et le Collectif des partis de l’opposition Congolaise

indiquent ici la voie de sortie de crise

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Collectif des Partis

de l’Opposition Congolaise

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COMMUNIQUE DE PRESSE

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Le Congo-Brazzaville

en cessation de paiement

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Aujourd’hui, le Congo-Brazzaville traverse une crise économique et financière très profonde. L’économie congolaise plonge avec un taux de croissance négatif de -2,9% et un assèchement complet des réserves de change. La dette du pays a explosé et atteint 117% du PIB selon le FMI et non pas 77% comme le prétendent les autorités congolaises qui, en énonçant ce taux minoré, camouflent les chiffres des énormes contrats sur le pétrole, des contrats avec la Chine, ainsi que ceux des contrats avec les traders Trafigura et Glencor, sans oublier le recours abusif au gage pétrolier.

Pour rappel, le Congo-Brazzaville avait été déclaré éligible à l’initiative PPTE en 2004. A cette époque, le stock de la dette extérieure en valeur nominative avait été estimé à 9,2 milliards de dollars US, par les services du FMI et de la Banque mondiale. En 2006, le Congo avait atteint le Point de décision de l’initiative PPTE et avait obtenu en conséquence, une réduction de sa dette de 30%. En 2010, il avait atteint le Point d’achèvement de cette initiative. Dans ce contexte, à la fin du mois de décembre 2010, le stock total de la dette publique du Congo était de 1.565.522,8 milliards de FCFA (soit 25,7% du PIB). Avec l’atteinte du Point d’achèvement, le Congo avait bénéficié d’un effacement de sa dette à hauteur de 90%.

Pendant la période de l’initiative PPTE, le seuil de concessionnalité exigé du Congo était de 50%. Tout nouvel engagement devait comporter une part de libéralité d’au moins 50%. Avec le point d’achèvement en 2010, le niveau exigé au Congo avait été ramené à 35%. Au 31 décembre 2015, la dette publique du Congo était évaluée à 3036,4 milliards de FCFA (soit 54, 7% du PIB). Au 30 juin 2016, le stock de la dette publique était de 3042,622 milliards de FCFA (soit 78,8% du PIB). Celui de la dette extérieure était de 2641,01 milliards de FCFA.

Il faut signaler que les critères de convergences de la CEMAC exigent des pays membres que le rapport entre le stock total de la dette et le PIB soit inférieur ou égal à 70%. Or, pour l’année 2017, selon les estimations du FMI, le Congo se situe à 117%. Ainsi, entre l’année 2010, année de l’atteinte du Point d’achèvement de l’initiative PPTE et l’année 2017, la dette publique du Congo a augmenté de 92,3% du PIB. Ce grave dérapage est un risque réel pour la soutenabilité de la dette et pèse lourdement sur sa gestion, comme en témoignent le non respect des plans de remboursement et les nombreux cas de défaut de paiement enregistrés en 2017. D’importants arriérés de l’ordre de plus de 100 milliards de FCFA se sont constitués tant pour les créanciers classiques que pour les entreprises chinoises émargeant au budget d’investissement. Sur le plan intérieur, les paiements sont quasiment arrêtés. Le critère de convergence multilatérale de la CEMAC de « non accumulation des arriérés » n’est plus respecté. Selon certaines sources d’ailleurs, la situation serait plus grave, parce que tous les chiffres n’ont pas été mis à la disposition du FMI. Si on en tient compte, l’explosion de la dette pourrait atteindre un taux de plus de 137% du PIB.

L’explosion de la dette publique à un niveau aussi élevé est d’autant plus incompréhensible que le Congo a engrangé d’énormes excédents budgétaires de 2003 à 2014, excédents se chiffrant à près de 14 mille milliards de FCFA (soit 21,34 milliards d’euros). Selon le gouvernement congolais, les excédents budgétaires devaient être logés d’abord dans un compte de stabilisation des recettes budgétaires, et ensuite dans un compte de réserve pour générations futures, comptes ouverts dans les écritures de la BEAC à Brazzaville. Dans les faits, ces comptes n’ont jamais encaissé plus de mille cinq cent milliards de FCFA chacun depuis leur ouverture. Plus grave, aujourd’hui le solde de chacun des comptes est quasiment nul. Où sont donc passés les 14 mille milliards de FCFA dont on ne retrouve les traces nulle part dans les documents budgétaires congolais, et pas du tout dans les tableaux des opérations financières de l’Etat (TOFE) ?

Pourquoi, malgré cette cagnotte, le gouvernement a-t-il recouru à un endettement insoutenable ? Avec les 14 mille milliards d’excédents budgétaires, le Congo n’avait plus besoin de recourir à l’endettement. Alors, à quoi a servi l’énorme dette dont le Congo n’avait nullement besoin, ce, d’autant que la production pétrolière du pays a cumulé à plus de 100 millions de barils par an, avec un prix du baril à plus de 100 dollars ? L’explosion de la dette publique à 117% voir plus du PIB est le résultat d’une très mauvaise gouvernance qu’il faut obligatoirement éradiquer.

Pour sortir du lourd endettement actuel, il importe de retraiter la nouvelle dette comme en 2010 et adosser ce retraitement à un programme d’ajustement structurel avec le FMI, programme devant prendre en compte la dimension sociale et devant se garder de réduire les dépenses publiques dans les domaines des salaires des fonctionnaires, des pensions des retraités, des bourses des étudiants, du pouvoir d’achat des populations, de l’éducation et de la formation professionnelle, de la santé, de l’eau potable, des transports en commun, de l’emploi en général, de l’emploi des jeunes en particulier. Ce programme doit conduire à la restauration de la transparence et de la bonne gouvernance budgétaire.

Dans cette perspective, il doit recommander des audits de la SNPC, des Grands travaux, du Trésor, de la CCA, des Impôts, de la Douane, du Port autonome de Pointe-Noire, des opérations des « municipalisations accélérées », des grandes entreprises comme la SNE, la SNDE, etc. Il doit en outre supprimer les énormes exonérations fiscales accordées aux entreprises appartenant à la famille régnante et aux personnalités du pouvoir et surtout, exiger, d’une part, la clôture immédiate des comptes extérieurs du Congo ouverts dans les pays comme la Chine, les pays du Golf arabique, Hong-Kong, Panama, Luxembourg, Iles vierges, et, d’autre part, le rapatriement immédiat, sous la surveillance du FMI, des Fonds du Congo logés dans les banques de ces pays.

Il convient par ailleurs de régler dans les meilleurs délais, le conflit qui oppose l’Etat congolais à l’Etat suisse, à propos du blocage dans une banque suisse, des mille milliards de FCFA, fruit de la vente, courant 2010, de 18 millions de barils de pétrole de l’Etat congolais à la société de négoce pétrolier, Gunvor, dont le siège est installé à Genève en Suisse. Cependant, la vraie solution à la crise multidimensionnelle qui traverse le Congo réside dans la convocation par le président de la République, d’un dialogue politique inclusif, rassemblant toutes les forces vives du Congo, pour élaborer de façon consensuelle des réponses appropriées à chacune des dimensions de la crise : économique, financière, sociale, politique, électorale et sécuritaire.

Fait à Brazzaville, le 09 août 2017

Mathias Dzon

Coordonnateur du Comité restreint

du collectif des partis de l’opposition congolaise

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Publication CongoBrazzaville 2016

ci-dessous, numérisé,

le communiqué ici reproduit pour une meilleure lisibilité

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Dans : Politique
Par congobrazzaville2016
Le 11 août 2017
A 20 h 24 min
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le Congo à la croisée des chemins, Attention !!!

 

 

le Congo à la croisée des chemins

 

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Face à la Presse ce samedi 5 août 2017, appréciant  toute la violence qui a couvert la farce électorale du 16 Juillet dernier et le tableau combien sombre sur les plans politique, économique, financier et social, Mathias DZON et le Collectif des partis de l’opposition Congolaise  appellent les Congolais à se ressaisir et à prendre sérieusement conscience  de la grave situation de faillite dans laquelle se trouve plongé le Congo. 

C’est maintenant ou Jamais !

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Collectif des partis de l’opposition

Déclaration:

Mesdames et messieurs les journalistes,

Distingués invités,

Cadres, militants et sympathisants du Collectif.

Notre rencontre de ce jour se tient dans le contexte actuel dominé par l’organisation et la publication des résultats des élections législatives et locales des 16 et 30 juillet 2017.

Il est du devoir du Collectif des partis de l’opposition congolaise d’en parler au moment où le cycle est quasiment bouclé en attendant le dernier acte constitué par les élections sénatoriales. Comme nous n’avons cessé de le dire, les élections qui viennent de se dérouler ont suivi la logique échafaudée par le pouvoir depuis le coup d’Etat constitutionnel du 25 octobre 2015, du coup de force électoral du 20 mars 2016, la logique du passage en force pour assurer à tout prix la pérennité du pouvoir clanique et familial de Dénis Sassou Nguesso.  Pour cela, le gouvernement de la République n’a pas hésité à engloutir des milliards de FCFA pour organiser des élections tout aussi inopportunes que factices, alors que les congolais croupissent dans la misère. Plusieurs corps professionnels émargeant au budget de l’Etat (les travailleurs de l’Université, du CHU, du Conseil national de lutte contre le Sida, du chantier naval, les fonctionnaires des municipalités et des autres collectivités locales), les retraités de la CRF, les étudiants accusent selon les cas, 4 à 26 mois (voire plus) d’arriérés de salaire, de pension et de bourse et vivent une situation sociale tragique.

La présente conférence de presse va s’articuler autour de trois principaux points :

a)      Le rappel de la position du Collectif vis-à-vis des élections organisées au Congo dans le contexte d’aujourd’hui ;

b)      l’appréciation des conditions d’organisation de ces élections ;

c)      les leçons à tirer de ces élections pour sortir le Congo du chaos politique et moral dans lequel il se vautre aujourd’hui.

 1.    Rappel de la position du Collectif vis-à-vis des élections organisées au Congo dans le contexte d’aujourd’hui

Le Collectif des partis de l’opposition congolaise n’a jamais cessé de rappeler qu’aucune élection véritablement démocratique et crédible ne peut être organisée dans notre pays tant que :

a)      le système électoral en vigueur depuis 2002 n’est pas revu de fond en comble, ce système ayant été conçu pour permettre au pouvoir actuel de gagner largement toutes les élections et de rendre ainsi impossible toute alternance politique au Congo ; 

b)      une partie du territoire national, en l’occurrence le département du Pool, aujourd’hui soumise à une guerre meurtrière, n’est pas pacifiée et sa population rétablie dans ses droits ;

c)      beaucoup de nos compatriotes continuent à croupir dans les geôles de l’Etat, uniquement pour leurs opinions, avec pour conséquence d’amener notre pays à s’enfoncer davantage dans la violation systématique des droits de l’homme, exposant chaque citoyen à l’arbitraire,  à la perte de sa liberté et de sa vie ;

d)      dans toutes les couches de la population la pauvreté ne cesse de s’imposer, privant la plupart des familles congolaises des droits les plus élémentaires comme celui de manger chaque jour, de se soigner en cas de maladie, de soutenir la scolarité des enfants et de les voir travailler au terme de leurs études, etc.

L’élection est un acte majeur dans la vie de tout pays qui aspire à la démocratie. Un pays n’est considéré comme véritablement démocratique que lorsque des élections libres et transparentes, ouvertes à tous les citoyens sont organisées régulièrement et lorsque les libertés et les droits fondamentaux de l’homme (liberté d’expression, liberté de choix, droit pour tous à une égale protection par la loi,  liberté de s’organiser et de participer pleinement à la vie politique, économique et culturelle au sein de la société, etc.) sont valorisés et respectés dans la vie de tous les jours. Dans une démocratie, les élections doivent être une compétition loyale visant à obtenir les suffrages du peuple pour un mandat d’une durée déterminée. Dans une démocratie la tolérance et le compromis entre les citoyens sont valorisés et constituent le sous-bassement du vrai vivre ensemble. L’intolérance est considérée dans ce contexte comme une vraie violence et comme un obstacle majeur au développement de l’esprit démocratique.

En tenant compte de ce qui précède et en faisant l’effort de sortir des sentiers battus de la démagogie et de l’hypocrisie ambiante, nous nous rendons vite compte que la démocratie au Congo reste une chimère, un vœu pieux, un vaste mensonge destiné à s’abuser les uns les autres et à abuser l’opinion internationale.

Voilà pourquoi le Collectif des partis de l’opposition congolaise n’a jamais cessé de rappeler qu’aucune élection ne peut être crédible dans le contexte actuel du Congo, contexte dominé non seulement par une confiscation de fait du pouvoir par le camp présidentiel, mais aussi par une tendance nettement affirmée à une succession familiale à la tête de l’Etat. Aucune élection ne peut être crédible dans un pays où les hommes politiques les plus en vue ont troqué toutes les valeurs de justice et de tolérance, pour se vautrer dans les miasmes pestilentiels de la corruption, de la démagogie, de l’impunité, du tribalisme et du népotisme.

Le Collectif des partis de l’opposition congolaise, fidèle à son engagement vis-à-vis du peuple congolais, tient à s’approprier le mot du MAHATMA GHANDI et à rappeler à toute la classe politique congolaise et au peuple congolais que « la vraie moralité ne consiste pas à suivre les chemins battus, mais à trouver la voie véritable et à la suivre avec intrépidité ». La voie véritable pour notre pays et que nous devons tous suivre avec courage et détermination, c’est celle de la démocratie. Il n’y a aucune place pour la démocratie dans un pays où les élections s’organisent sous le sceau de la tricherie, de la corruption, de l’intimidation, de la violence, de l’achat et du viol des consciences. 

C’est en considération de tout cela que le Collectif des partis de l’opposition congolaise a appelé ses militants, ses sympathisants et le peuple congolais à ne pas participer au vote mafieux qui s’annonçait.

  1. 2.    Appréciation des conditions d’organisation et des résultats des élections des 16 et 30 juillet 2017

Qu’on le dise haut et fort comme le fait le Collectif des partis de l’opposition congolaise, ou qu’on le murmure entre les quatre murs de sa chambre, tout le monde sait que depuis une vingtaine d’années, un système électoral inique a été mis en place avec pour unique but de permettre au président Sassou Nguesso de se maintenir coûte que coûte au pouvoir, un pouvoir acquis au terme d’une sanglante guerre civile qui, jusqu’à ce jour, continue à traumatiser le peuple congolais. Il s’agit d’un système électoral fondé sur des fraudes massives et sur une tricherie savamment organisée sur fond de corruption généralisée au moyens des finances de l’Etat, de terreur policière et de privation de toute liberté d’expression et de contestation. Ce système conduit, non plus à des élections transparentes et démocratiques auxquelles aspire en réalité le peuple congolais, mais à des nominations de fait et permet en conséquence au pouvoir de s’octroyer, depuis 2002, une Assemblée nationale et un Sénat entièrement à sa dévotion. Les institutions issues de ce système crapuleux sont naturellement, et c’est le but visé, incapables de procéder au moindre contrôle de l’action gouvernementale, de soulever les problèmes de fond qui minent le pays, de proposer des lois en faveur des populations totalement abandonnées à elles-mêmes. Au terme de ces vingt ans de fonctionnement de ce système, la plupart des candidats aux élections législatives et locales ont fini par oublier leur vrai rôle. Beaucoup n’hésitent pas ainsi à promettre, dans un cynisme tout à fait révoltant, monts et merveilles à leurs électeurs, se mettant délibérément à la place d’un gouvernement qui a totalement tourné le dos à ses vraies responsabilités dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’emploi, de l’alimentation, de la recherche, de la culture, des arts, des loisirs, etc.  Est-ce par ignorance ou par pur cynisme que des candidats aux élections législatives et locales peuvent procéder de cette manière ?

Les élections organisées dans un contexte aussi délétère, où la bêtise, la démagogie et le cynisme rivalisent avec la corruption et l’achat éhonté des consciences, ne sont en réalité qu’une odieuse farce. Comment peut-on prendre au sérieux un candidat qui vient bomber la poitrine devant des hommes et des femmes minés par la faim et la maladie et leur promettre des écoles, des hôpitaux, des ponts, des stades, des bourses et des emplois pour leurs enfants ? A moins qu’il ne mette la main dans les caisses de l’Etat, où un tel candidat peut-il trouver l’argent nécessaire pour réaliser un tel programme qui relève, en fait, de la responsabilité du gouvernement ?

Les élections des 16 et 30 Juillet 2017 n’ont en réalité d’élections que le nom. En effet, ces élections ont été organisées, comme de coutume, sur des bases fausses, parmi lesquelles on peut citer à titre illustratif :

1)      Une loi électorale qui confie l’organisation de toutes les opérations pré-électorales, électorales et post-électorales au ministère de l’intérieur et à une administration électorale totalement soumis au pouvoir. Que peut-on attendre d’une telle loi dans un contexte de confiscation totale du pouvoir ? Tous les congolais savent les députés, les conseillers et les sénateurs sont pour la plupart nommés et non réellement élus. C’est pour cette raison que les observateurs avertis et les patriotes congolais ne cessent de réclamer le vote d’une nouvelle loi électorale confiant l’organisation de toutes les opérations électorales à une commission réellement indépendante, constituée de façon paritaire par des représentants des partis de la majorité et de l’opposition, avec l’arbitrage de la société civile. Malheureusement,  ce ne sont pas les députés et les sénateurs nommés grâce au système électoral actuellement en cours  qui peuvent voter une telle loi. Comment pourraient-ils scier la branche sur laquelle ils sont assis ? Combien parmi ces députés et sénateurs envoyés au parlement seraient capables d’être élus dans une compétition juste et loyale ?

2)      Un corps électoral qui reste peu fiable, étant objet de nombreuses manipulations. Plusieurs observateurs et de nombreux candidats se réclamant de l’opposition ou du pouvoir reconnaissent, au terme des dernières élections, que la plupart des listes d’électeurs sont trafiquées et restent truffées de nombreux électeurs fictifs. Ces listes sont ainsi confectionnées pour faire gagner les candidats du pouvoir. Il ne s’agit pas d’erreurs d’apprentissage de la démocratie comme aiment à le répéter les gestionnaires du système électoral actuel. Les vraies erreurs se corrigent et s’effacent progressivement, elles ne s’amplifient pas.

Pour sortir de cette situation bloquée, un recensement administratif spécial doit être organisé, non pas par le ministère de l’intérieur totalement au service du pouvoir, mais par une commission réellement indépendante mise en place de manière consensuelle par toutes les parties prenantes à la chose politique au Congo ;

3)      Un découpage électoral injuste et taillé sur mesure au profit du pouvoir et qui, en conséquence, ne s’appuie pas sur les critères démographiques universellement reconnus dans tout système démocratique, mais sur des considérations ethnolinguistiques permettant de rester en conformité avec les contre-valeurs qui guident depuis deux décennies le pouvoir congolais et dans lesquelles s’abreuvent les hommes politiques congolais. Ainsi, Oyo, avec 17.948 habitants lors du dernier recensement de la population et l’habitat de 2007, a deux députés, tandis que Mouyondzi, avec plus du double de la population d’Oyo (36.815 habitants à la même époque), n’a qu’un seul député ; Enyellé (21.193 habitants) et Kellé (15.205 habitants) ont le même nombre de députés que Dolisie (83.798 habitants) et Nkayi (71.620 habitants).  Les exemples de ce genre sont légion ;

4)      Une débauche d’argent prélevé au trésor public organisée par les candidats du pouvoir, au mépris des cris et des larmes des populations qui vivent dans une misère innommable et indescriptible. De dizaines et des centaines de millions de FCFA ont ainsi été distribués à travers tout le pays, pour appâter des populations croupissant dans leur misère et acheter facilement leurs consciences. L’achat et le viol des consciences sont des pratiques qui vont à l’encontre de la démocratie et qui n’honorent pas ceux qui les pratiquent.

Heureusement que le peuple, qui est bien plus mûr à certains égards que les pseudos-hommes politiques congolais, a su leur donner la réponse qu’ils méritent. En effet, beaucoup de candidats, après avoir distribué de dizaines, voire des centaines, de millions de F.CFA pour acheter les consciences des électeurs, ont eu la surprise de leur vie en constatant, le jour du scrutin, l’absence d’électeurs dans la plupart des bureaux de vote et souvent la victoire sans appel de leurs challengers qui, n’ayant pas accès au trésor public, n’ont pourtant pas pu acheter les consciences des électeurs dans les mêmes proportions. Plusieurs de ces candidats portés sur l’achat et le viol des consciences des électeurs ne doivent leur salut que grâce à un grand coup de pouce du ministre MBOULOU et aux coups de poings de la police.

Il est temps pour le pouvoir de comprendre enfin que son système mafieux a fait son temps et que le peuple a aujourd’hui besoin de revenir aux fondamentaux de la démocratie pour sauver notre pays.

On a, d’autre part, assisté à l’élimination honteuse par l’argent des candidats qui ne font pas allégeance au pouvoir et qui ne piochent pas dans les caisses de l’Etat. Ceci s’est fait à travers l’imposition d’un taux exorbitant de la caution électorale qui est passé de 100.000 F.CFA à 1.500.100 F.CFA ;

5)      Selon de nombreux témoignages, des votes multiples ont été relevés dans plusieurs circonscriptions. On a pu noter par exemple le transport, par bus entiers, des policiers et des militaires contraints d’aller voter, sans être inscrits au préalable, dans divers bureaux de vote en faveur des candidats du pouvoir. C’est le cas de Poto-Poto et Ouenzé où des militaires et policiers, dans des coasters, ont voté de bureau en bureau sous la direction d’un officier général de la police. On signale que certains ont ainsi voté plus de 15 fois à travers la ville de Brazzaville. D’autres cas de fraude manifestes ont été signalés à Madibou, Kellé, Ewo, Owando, Boko, etc.  

6)      Des menaces et même des expéditions punitives ont été organisées vis-à-vis de plusieurs candidats, lorsqu’ils n’avaient pas les faveurs du pouvoir. On a ainsi assisté à des scènes ubuesques et parfois tragiques où des candidats ont été farouchement menacés et parfois battus par les forces de l’ordre, lorsqu’ils maintenaient leur candidature dans une circonscription déjà attribuée à un autre candidat du pouvoir. Plusieurs candidats, dont plusieurs ont pourtant battu campagne au nom du président de la République, sont sortis de ces élections complètement groggys et écœurés. Certains n’ont pas hésité à dire haut et fort que, finalement, le Collectif des partis de l’opposition congolaise a raison, cela ne sert à rien de participer à une telle farce électorale.

Du fait de ce système électoral et des institutions godillots qui en découlent, la mal gouvernance est désormais un véritable style de gouvernement au Congo ; les détournements des fonds et des biens publics sont aujourd’hui érigés en mode de gestion des ressources de l’Etat ; le tribalisme le plus abject et le népotisme constituent aujourd’hui les valeurs autour desquelles sont choisis les hommes pour occuper les postes les plus importants au niveau politique, administratif et militaire ; la misère la plus profonde, cyniquement présentée comme une fatalité relevant du domaine de Dieu ou du diable, est le lot quotidien des populations qui meurent chaque jour par grappes du fait de l’absence ou du délabrement des structures sanitaires et de la pénurie des aliments de bonne qualité à travers tout le pays. Dans tout le pays, y compris dans les villages les plus reculés, les congolais ne se nourrissent plus que de produits alimentaires de qualité plus que douteuse, importés de différents pays qui s’enrichissent chaque jour sur la misère des congolais.

Comme toutes les élections antérieures organisées sur la base du système électoral mis en place depuis 2002, nous avons ainsi assisté non pas à des élections les 16 et 30 juillet 2017 derniers, mais à un vaste bluff, à une vaste escroquerie visant simplement à nommer des députés et des conseillers ayant pour unique mission d’œuvrer pour la perpétuation du système politique né au terme de la sanglante guerre civile de 1997 et qui n’a cessé de s’affiner depuis 2002.

Les élections des 16 et 30 juillet 2017 ont cependant un autre objectif. Il s’agit de préparer l’après Sassou-Nguesso et de garantir à son successeur, dont le nom est aujourd’hui murmuré dans tous les foyers des congolais, une majorité mécanique à l’Assemblée et au Sénat. Ceci explique pourquoi ces élections ont été organisées dans la précipitation et contre toute logique et pourquoi la fragile cohésion au sein PCT a fini par voler en éclats. En effet, à défaut de créer un nouveau parti pour le successeur désigné, il a été choisi de transformer le PCT en une machine politique à son service. L’éviction du secrétaire général et de plusieurs autres cadres du parti de la liste des candidats du PCT s’explique par cette stratégie. Tous les membres du PCT et de la mouvance présidentielle, qui ne manifestent pas clairement leur allégeance au futur successeur de Dénis l’Ancien, ont été purement et simplement écartés de la liste des candidats du pouvoir. Ceux qui, par bravade, se sont positionnés comme candidats indépendants, ont été priés de se retirer de la course. Ceux qui ont eu le courage de maintenir leur candidature, ont connu ce que les candidats de l’opposition réelle connaissent depuis longtemps. Leur victoire a été dans plusieurs cas transformée en échec, au profit du candidat ayant fait allégeance au dauphin.  

Malgré les résultats pompeusement annoncés avec des taux inimaginables de 100% à Sibiti, Makabana, Les Bandas, Oyo, Ollombo, Mpouya, Owando, etc., ce qui est ridicule et même avilissant, l’abstention a constitué le trait dominant de ces élections. Il ne serait pas douteux d’avancer un taux d’abstention de plus de 90% et l’on comprend pourquoi le pouvoir s’est gardé d’indiquer le nombre d’inscrits, de votants, de bulletins nuls, etc.

Sans surprise, le  pouvoir s’est octroyé une large majorité, au grand dam de ceux qui se sont donnés comme ligne directrice d’accompagner Denis Sassou Nguesso dans sa marche forcée vers la conservation à tout prix du pouvoir clanique et familial. Au premier tour, le PCT et ses alliés ont obtenu plus de 70 députés. Les élections locales ont obéi à la même logique, le PCT et ses affidés s’adjugeant la majorité de tous les conseils départementaux et municipaux. Au second tour, on a assisté à une répétition plus scabreuse de la mafia du premier tour, tant les désordres, violences et scandales notés déjà au premier tour se sont multipliés, étendus et aggravés. Comme on s’y attendait, le PCT et ses alliés se sont donnés une très large majorité mécanique à l’Assemblée nationale.

  1. 3.    Leçons à tirer des élections des 16 et 30 juillet 2017 pour sortir le Congo du chaos politique actuel

Les élections des 16 et 30 juillet 2017 ont été une parfaite illustration de la dégénérescence morale et de l’absence d’éthique du pouvoir congolais. Tout est permis, tout est toléré pour gagner et pour aller ensuite applaudir un gouvernement qui a totalement tourné le dos aux souffrances du peuple congolais. Tout a été observé au cours de ces élections, sans doute les plus calamiteuses de toute l’histoire du Congo : les achats des consciences, la tricherie à ciel ouvert, le bourrage des urnes, les votes multiples, les menaces musclées pour obliger des candidats à se retirer au profit d’autres candidats bénéficiant de la préférence du pouvoir, les violences, avec parfois mort d’hommes.

A la lumière de tout cela, la position prise par le Collectif des partis de l’opposition congolaise de ne pas participer à cette farce électorale et d’appeler les congolais à ne pas s’y mêler a constitué et constitue la seule position juste et patriotique.

Le Collectif des partis de l’opposition congolaise, épris de justice, de démocratie, de paix, interpelle l’opinion nationale et internationale afin que des mesures appropriées soient prises pour sortir le Congo du chaos politique actuel, chaos qui se répercute aussi bien au niveau économique et financier, qu’au niveau social et moral. Parmi ces mesures, les plus urgentes sont :

  1. 1.      Annuler les élections des 16 et 30 juillet 2017

L’annulation des élections des 16 et 30 juillet 2017 est nécessaire pour redonner à notre pays toute sa crédibilité mise à mal par un système électoral mafieux mis en place non pas pour organiser des élections libres et transparentes en vue de constituer une assemblée nationale et un sénat qui soient l’expression de la volonté populaire, mais simplement pour nommer des hommes et des femmes totalement soumis à un pouvoir qui n’a pour unique préoccupation que de se maintenir en place et ceci au mépris des intérêts du peuple, en toute illégitimité.

  1. 2.      Sortir le Congo du chaos politique actuel à travers un dialogue national inclusif

La solution pour sortir le Congo de sa situation actuelle, réclamée par le Collectif des partis de l’opposition actuelle depuis 5 ans et par un nombre de plus en plus important de congolais et d’amis du Congo, est l’organisation d’un véritable dialogue politique national inclusif, placé de préférence sous l’égide de la communauté internationale.

Pour être productif, ce dialogue doit réunir sans exclusive toute la classe politique congolaise et la société civile et se donner les cinq objectifs suivants :

1)      Apaiser les climats de tension permanente et de guerre larvée qui prévalent dans le pays depuis 20 ans, les conséquences politiques, matérielles et psychologiques de la guerre de 1997 n’ayant jamais été examinées de façon profonde pour trouver des solutions réelles et durables ;

2)      Apporter une solution politique et psychologique durable à la crise du Pool, avec toutes ses répercussions dans les régions environnantes ;

3)      Revoir fondamentalement la gouvernance électorale mise en place depuis 2002 afin d’aller vers des élections justes, transparentes et véritablement démocratiques et restaurer la démocratie profondément mise à mal au cours des 20 dernières années ;

4)      Rétablir la République détruite par une gestion clanique de l’Etat et minée par le favoritisme, le clientélisme, la corruption généralisée, etc. ;

5)      Réparer les injustices et les frustrations qui divisent les congolais depuis plusieurs décennies et réconcilier les Congolais entre eux.

 Ce dialogue doit aboutir à l’établissement d’un compromis politique entre le pouvoir et l’opposition, compromis permettant d’aboutir à :

 1)      L’ouverture d’une période de transition ;

2)      La formation d’un gouvernement et d’un parlement de transition ;

3)      La construction des conditions permissives d’élections libres, transparentes et équitables ;

4)      Le rétablissement de la paix civile sur toute l’étendue du territoire national  et la libération sans conditions de tous les prisonniers politiques.  

 Ce dialogue serait une occasion pour les congolais de se parler enfin et de taire les rancœurs accumulées pendant de trop longues décennies. Il serait une occasion pour les congolais de réaliser enfin qu’ils ont un même destin sur cette terre que leur ont léguée leurs ancêtres. Il serait une occasion d’ouverture d’une nouvelle ère de paix et de concorde et de développement durable de ce pays qui n’a jamais su profiter de ses richesses à cause des querelles intestines liées à la veulerie d’un pouvoir politique totalement incompétent, irresponsable et sans idéal.

 Comme nous l’avons déjà dit à maintes reprises, nous en appelons au Chef de l’Etat, afin qu’il fasse preuve d’un sens élevé de patriotisme et qu’il convoque sans délai, ce nouveau rendez-vous du Congo avec son histoire. Nous devons pour cela tourner le dos aux manipulations habituelles lorsqu’on parle de dialogue et créer un véritable espace d’échanges, d’écoute et de responsabilité.

Le peuple congolais a droit au respect, nous le félicitons pour le comportement qu’il a affiché face à la mascarade électorale organisée juste pour assurer la succession familiale. Mais il doit savoir que toutes les institutions qui sortiront de ces élections ne participeront que de cette vision manichéenne ; aussi nous l’appelons une fois de plus à demeurer vigilant et à rester mobilisé parce que la victoire finale pour l’instauration d’une réelle démocratie l’exige.

Le Collectif des partis de l’opposition congolaise se félicite de l’attention portée par la Communauté internationale à la situation du Congo et qui se refuse d’être complice d’un régime politique d’un autre âge. Nous l’invitons à mobiliser toutes ses énergies afin d’aider à trouver à travers un compromis politique la solution à la grave crise qui plombe le Congo.

  Fait à Brazzaville, le 5 août  2017

Pour le Collectif des partis de l’opposition congolaise

 Le Collège des présidents

Dans : Politique
Par congobrazzaville2016
Le 6 août 2017
A 9 h 12 min
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Congo-Brazzaville: Tout pour la famille Nguesso, Rien que pour la famille Nguesso

Désormais,

 au Congo-Brazzaville

tout est  pour la famille Nguesso 

Rien que pour la famille Nguesso

famille sassou

Vous qui avez toujours douté;

vous qui n’avez pas voulu écouter;

nous-y voilà avec un héritier, avec une dynastie !

Au sortir de cette grande comédie électorale de Juillet 2017

sans véritablement de 2ème tour annoncé (!) faute d’argent dans les caisses,

 Sassou Nguesso, a désormais ici en image,

un héritier, un  intérimaire tout désigné.

Ainsi désormais, Sassou nguesso  peut et pourra tranquillement voyager vers des Nouvelles Frontières, s’absenter pour longtemps, six mois, un an,  loin du Congo et loin des problèmes du Congo sans rendre compte et surtout sans le moindre souci puisque la maison Congo est transformée en une propriété  familiale. Aussi, avec l’agitation de la CPI, s’il venait à fuir précipitamment, Qui sait s’il n ‘est déjà  pas devenu au prix de l’argent du pétrole, un Citoyen protégé et intouchable dans ces grandes Cités du monde. …

Après avoir mis au silence par la corruption un certain nombre de Renégats Acteurs politiques Faux Opposants qui ont trahi le Dialogue et l’Esprit de DIATA, après avoir endormi et écarté des camarades membres du PCT aujourd’hui sans voix, il ne reste enfin, à la dynastie Nguesso qu’à réduire et à balayer ce qui s’apparente à l’armée. C’est pourquoi, tous ceux-là de l’armée qui profitent de leur Rang social pour semer la désolation ici et là contre des frères et sœurs fils d’un même pays, devraient commencer  sérieusement  à réfléchir car la Roue tourne et vite.

la dynastie a tout calculé et nous voilà bien servis !

L’expansionnisme des Nguesso va couvrir ainsi tous les pans de pouvoir politique et administratif au Congo. Avec son héritier intérimaire  à la tête du Congo, on va voir ensuite et sans surprise aucune, d’autres Enfants Nguesso  arriver aux responsabilités par exemple à la mairie de Brazzaville. Dans les prochains jours, pour asseoir la dynastie, il sera procédé à la modification de certains articles de la constitution par l’Assemblée familiale.

   En 2020 Sassou Nguesso  va annoncer qu’il n’est pas candidat à la présidentielle

- cela signifierait pour lui que l’affaire est dans le sac, royalement bouclée ;

- qu’il a déjà et formellement passé le témoin à son héritier, aujourd’hui intérimaire ;

- Qu’il est rassuré de jouir, de dormir tranquille et surtout de mourir aimé.

Voilà le Congo de demain, celui de la dynastie des Nguesso

que la complicité de tous ces inconscients donneurs de leçons et éternels nguirisés a aidé à mettre en place et à installer.

Quant à Moi, depuis quelques années déjà,  

je vous aurai prévenus, sensibilisés à retrouver l’Axe, et tout dit.

Certes, je ne suis pas parvenu à vous convaincre malgré toute ma volonté

Mais comme le disait ma chère Mère,

« quand on ne peut pas arrêter la pluie, on ne peut pas aller au ciel »

Cependant, tout n’est peut être pas perdu. Qui connait les secrets des DIEUX ?

car, c’est surtout au moment où l’on n’y croit plus, qu’il y a solution à un problème, rayon de Lumière qui éveille …

Cependant, je vous le rappelle :

 Quand on n’écoute pas,

on va droit dans le mur et aujourd’hui, c’est aussi face à l’histoire.

Enfin, une fois de plus 

Personne ne peut et ne pourra dire qu’il ne savait rien.

 

  Jean-sylvestre ITOUA

Juillet 2017

Dans : Politique
Par congobrazzaville2016
Le 20 juillet 2017
A 23 h 14 min
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Congo-Brazzaville: A la farce électorale, le peuple Congolais a dit NON

 

 

Congo: la farce électorale est un échec cuisant

 le mot d’ordre de boycott lancé par le Collectif des partis de l’opposition Congolaise

est largement suivi sur toute l’étendue du territoire national

DZON MEETING

Dans la Constance, la Cohérence et la Détermination,

 le mot d’ordre de boycott lancé par le Collectif des partis de l’opposition Congolaise

est largement suivi sur toute l’étendue du territoire national

bravo !

nos vives félicitations à toutes et à tous

============

à très bientôt

publication Congobrazza 2016

Dans : Politique
Par congobrazzaville2016
Le 18 juillet 2017
A 21 h 13 min
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Mathias DZON et le Collectif proposent des sanctions contre les autorités Congolaises

 

 CongoBrazzaville 17 Juin 2017:

Mathias DZON et le Collectif : 

(2è partie: échanges avec la presse)

 les Congolais  doivent dire  NON

aux élections opaques de Juillet 2017

« (…)Cette situation, caractéristique d’une époque révolue, doit cesser. Le peuple congolais doit refuser que sa souveraineté lui soit confisquée en permanence et que des dirigeants qu’il n’a nullement choisis lui soient imposés ad vitam aeternam. (…) »

Regardez !

Image de prévisualisation YouTube

Sur les sanctions:

« le Collectif interpelle la communauté internationale et l’exhorte à renforcer la pression sur les autorités congolaises par la prise de mesures appropriées comme en RDC où les USA et L’Union Européen ont décidé d’appliquer contre les hautes autorités de l’Etat, les sanctions ciblées ci-après :

-          l’interdiction de voyager aux USA, au Canada, dans l’espace Schengen, en Grande-Bretagne, etc. ;

-          le blocage des comptes bancaires domiciliés à l’étranger ;

-          la réalisation des enquêtes approfondies sur les violations répétées des droits de l’homme et les crimes contre l’humanité auxquels ces autorités se livrent quotidiennement.

Ces sanctions politiques jointes à la crise financière gravissime que traverse le Congo contribueront à n’en point douter, à faire plier le pouvoir congolais et à le contraindre à accepter le dialogue national inclusif, seule vraie solution de sortie de crise ».

MD2

 

Dans : Politique
Par congobrazzaville2016
Le 19 juin 2017
A 23 h 11 min
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Brazzaville: Mathias DZON et le Collectif appellent le Peuple Congolais à refuser de participer à la farce électorale de Juillet 2017

 

 COLLECTIF DES PARTIS DE L’OPPOSITION CONGOLAISE

« Nous le redisons haut et fort. Les élections législatives et locales du 16 Juillet 2017 sont une farce. Elles n’ont d’élections que de nom. Comme toutes les élections antérieures organisées par le pouvoir sous l’empire du système électoral de 2002, il s’agira non pas d’élections, mais bien plutôt de nominations de membres de la mouvance présidentielle et des partis satellites en qualité de député et de conseiller. Le Collectif des partis de l’opposition congolaise refuse d’aller faire de la figuration dans un scrutin où tout est joué d’avance. Le match est plié. Les candidats choisis par le pouvoir seront comme d’habitude nommés députés au grand dam des candidats réellement élus. Les partis se réclamant de l’opposition et qui ont accepté d’accompagner le pouvoir dans sa mascarade électorale seront récompensés ».

Brazzaville, 17 Juin 2017

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Mathias DZON et le Collectif des partis de l’opposition Congolaise

appellent le Peuple Congolais à refuser de participer à la farce électorale de JUILLET 2017

« Par ces motifs, le Collectif proclame solennellement qu’il ne participera pas à la parodie d’élections législatives et locales du 16 juillet 2017. Il invite instamment l’ensemble du peuple congolais à faire autant. Dans la même optique, le Collectif interpelle la communauté internationale et l’exhorte à renforcer la pression sur les autorités congolaises par la prise de mesures appropriées comme en RDC où les USA et L’Union Européen ont décidé d’appliquer contre les hautes autorités de l’Etat, les sanctions ciblées ci-après :

-          l’interdiction de voyager aux USA, au Canada, dans l’espace Schengen, en Grande-Bretagne, etc. ;

-          le blocage des comptes bancaires domiciliés à l’étranger ;

-          la réalisation des enquêtes approfondies sur les violations répétées des droits de l’homme et les crimes contre l’humanité auxquels ces autorités se livrent quotidiennement.

Ces sanctions politiques jointes à la crise financière gravissime que traverse le Congo contribueront à n’en point douter, à faire plier le pouvoir congolais et à le contraindre à accepter le dialogue national inclusif, seule vraie solution de sortie de crise ».

 

 MD2

COLLECTIF DES PARTIS DE L’OPPOSITION CONGOLAISE

Déclaration 

 Mesdames et messieurs les journalistes,

Distingués invités,

Cadres, militants et sympathisants du Collectif.

Notre rencontre de ce jour se tient dans un contexte national dominé par la préparation, par le pouvoir, des élections législatives et locales prévues pour le 16 juillet 2017, c’est-à-dire dans tout juste un mois.

Jamais de mémoire de Congolais, l’on a vu un gouvernement de la République manifester autant d’indifférence hautaine aux souffrances atroces des populations, comme le fait le gouvernement actuel qui s’obstine à vouloir engloutir 80 milliards de Fcfa dans des élections législatives et locales aussi inopportunes que factices, alors que plusieurs corps professionnels émargeant au budget de l’Etat (les travailleurs de l’Université, du CHU, du Conseil national de lutte contre le Sida, du chantier naval, les fonctionnaires des municipalités et des autres collectivités locales), les retraités de la CRF, les étudiants accusent selon les cas, 2 à 26 mois (voire plus) d’arriérés de salaire, de pension et de bourse et vivent une situation sociale tragique.

Jamais de mémoire de Congolais, l’on a vu un gouvernement de la République donner la priorité à l’organisation des élections postiches, à un moment où une partie du territoire national (le département du Pool) est soumise à une guerre meurtrière, et sa population à un véritable enfer terrestre.

La présente conférence de presse va s’articuler autour de deux principaux points :

a)      le rappel du contexte politique, économique et social dans lequel les élections doivent se tenir ;

b)      la position du collectif vis-à-vis de ces élections.

 1.    Du contexte d’organisation des élections du 16 juillet 2017

Après sa déconfiture électorale de 1992, à l’issue des seules élections véritablement démocratiques jamais organisées dans notre pays, Denis Sassou Nguesso est revenu aux affaires en 1997 par la seule voie dont il a le secret, celle du coup d’Etat. Voici donc 20 ans que Mr. Sassou Nguesso a repris les rênes de l’Etat congolais, au terme d’un coup d’Etat sanglant qui, selon maintes estimations, a coûté la vie à plus de 40.000 de nos compatriotes.

Depuis cette époque de braise et de plomb, l’homme reste agrippé au pouvoir au moyen de sa méthode favorite. Mais la crainte de la communauté internationale, de plus en plus opposée aux coups d’Etat classiques comme mode d’accès au pouvoir, a amené Mr. Sassou Nguesso à affiner sa méthode, l’essentiel pour lui étant de donner au monde un semblant de démocratie. Il a ainsi mis en place un système électoral mafieux visant à se maintenir contre vents et marées au pouvoir. Ce système, qui tend à s’imposer dans toute la sous-région de l’Afrique centrale et même au-delà, est fondé sur des fraudes massives et une tricherie savamment organisée sur fond de corruption, de terreur policière et de privation de toute liberté d’expression et de contestation. Ce système conduit non plus à des élections démocratiques, mais à des nominations de fait, aussi bien pour l’élection du président de la république, que pour l’élection des députés, des conseillers et des sénateurs.

Il s’agit là d’un système de coups d’Etat électoraux qui parachèvent les coups d’Etat militaires et constitutionnels.

Mr. Denis Sassou Nguesso s’octroie ainsi, depuis 20 ans, une Assemblée nationale et un Sénat godillots, entièrement à sa dévotion, incapables en conséquence de soulever les problèmes de fond qui minent notre pays. Il s’agit des problèmes récurrents de mauvaise gouvernance, de détournement des fonds publics, de tribalisme et de népotisme abjects érigés en mode de gouvernement, de confinement du peuple dans une misère inacceptable, de militarisation outrancière du pays, de massacres à huis clos des populations du Pool encore aujourd’hui et celles du Pool et des pays du Niari hier, etc.

Les conséquences d’une telle politique sont très nombreuses. On peut ici en citer quelques-unes, juste à titre indicatif :

1)      Absence depuis 20 ans de vrais débats démocratiques au parlement et encore moins dans les médias publics et privés.

2)      Absence de tout contrôle parlementaire de l’action gouvernementale, les propositions de mise en place des commissions d’enquêtes parlementaires étant systématiquement rejetées depuis le retour de Denis Sassou Nguesso au pouvoir par l’écrasante majorité des députés et sénateurs aux ordres du prince, c’est-à-dire par une chambre introuvable.

3)      Le président de la République dispose d’un pouvoir quasi absolu qui, à certains égards, nous rappelle les despotes et tyrans relégués dans les poubelles de l’histoire. Un tel pouvoir, qui dépasse nécessairement la force morale et les capacités éthiques et managériales d’un seul individu, tend à amener son détenteur à assimiler le pays avec sa propre personne et à gérer la Nation selon son bon vouloir (« l’Etat c’est moi », disait Louis XIV au 17ème siècle). Il tend de ce fait à disposer, en dernière instance, du droit de vie ou de mort sur son propre peuple.

4)      Le programme de municipalisation accélérée, qui a englouti des centaines de milliards (4.000 milliards au bas mot), a été réalisé dans la plus grande opacité et qui constitue en réalité un moyen déguisé de détournement à grande échelle des ressources de l’Etat. Ce programme, qui fait penser au mythe des Danaïdes condamnées à remplir un tonneau sans fond, a plus que jamais besoin d’un audit.

5)      La corruption a atteint aujourd’hui des niveaux jamais atteints dans toute l’histoire de notre pays. Il s’agit d’une corruption rampante, omniprésente, étouffante, qui s’observe dans toutes les sphères de la vie du pays et qui suinte de partout.

6)      L’enrichissement illicite des dirigeants les plus en vue dépasse tout entendement ; il s’agit d’un enrichissement si abject qu’il ravale notre pays au rang des nations les plus corrompues de la planète. De nombreux parvenus, hommes et femmes, généralement issus du clan au pouvoir, se trouvent de ce fait à la tête des fortunes colossales qui se comptent en milliards, alors que certains d’entre eux n’ont jamais exercé le moindre emploi rémunéré, la moindre profession libérale ou la moindre activité privée pouvant justifier, tant soit peu, la possession de telles ressources.

7)      Tout le secteur économique et financier du pays est totalement contrôlé par les parents et les amis des tenants du pouvoir. Ces derniers sont aujourd’hui propriétaires d’entreprises, surtout dans le domaine de l’hôtellerie de luxe, créées ex nihilo et généralement confiées en gestion aux étrangers. Ils sont également propriétaires d’immenses biens immobiliers aussi bien dans le pays qu’à l’étranger. Certains sont quotidiennement cités parmi les dépositaires des fortunes colossales maladroitement dissimulées dans des paradis fiscaux ;

8)      Tout le patrimoine immobilier de l’Etat, à Brazzaville comme à Pointe-Noire et dans les autres localités du pays, a été totalement spolié.

9)      Les secteurs pétrolier, minier et forestier sont le quasi-monopole du clan au pouvoir, propriétaire avec ses complices de gisements entiers, de circuits de distribution, de cargaisons frauduleuses qui s’ajoutent aux bonus et au trafic sur les ristournes.

Jamais notre pays n’a atteint un tel niveau de décadence morale, de perte de toute éthique politique, d’absence de repères et de valeurs centrées sur l’homme, d’absence de justice sociale, d’exaltation de l’impunité, du tribalisme et du népotisme !

Pendant que toutes ces contre-valeurs prospèrent,

Pendant que la spoliation des biens de l’Etat et l’enrichissement illicite gagnent du terrain,

Qu’observe-t-on de l’autre côté du tableau ?

1)      Le peuple vit, dans son écrasante majorité, dans une profonde misère que l’on ne peut ni comprendre ni justifier, au vu de l’immensité des richesses du pays et de la faiblesse relative de la population.

2)      L’école congolaise, qui fut longtemps la fierté des congolais et la référence dans le domaine de l’éducation pour toute l’Afrique sub-saharienne, se meurt chaque jour un peu plus. Avec des écoles publiques de plus en plus délabrées et surpeuplées (de 100 à 150 élèves en moyenne par classe au niveau primaire) et des enseignants acculés à la mendicité du fait de la modicité de leurs salaires, l’école congolaise n’est plus aujourd’hui qu’une immense fabrique d’analphabètes modernes, en rupture totale avec les exigences et les défis du développement et de la mondialisation. Un nombre de plus en plus important d’élèves arrivent aujourd’hui – miracle suprême –  jusqu’à l’université sans savoir ni lire, ni écrire.

3)      L’écrasante majorité de la population est totalement exclue du système de santé. Les consultations et les traitements médicaux, effectués dans des centres de santé sous-équipés, sont devenus des moyens d’extorsion de sous aux malades désespérés, par des personnels soignants de plus en plus corrompus, irresponsables et incompétents. Les congolais n’ont plus, de ce fait, accès aux soins de santé primaires, avec pour conséquence une surmortalité sans précédent qui touche la population à tous les âges.

4)      Le chômage, particulièrement des jeunes, a atteint des niveaux records, jamais égalés dans notre pays. L’emploi au Congo, aussi bien dans le secteur privé qu’à la fonction publique, n’est désormais réservé qu’aux enfants des dignitaires du pouvoir et de leurs alliés. Le recrutement à la fonction publique étant désormais conditionné par le versement d’une somme d’argent, on rencontre dans plusieurs services des agents totalement analphabètes qui bayent aux corneilles à longueur de journée, alors que dans le même temps de nombreux jeunes diplômés dont a tant besoin le pays, sont acculés au chômage et laissés dans les bras de leurs parents.

5)      Le pouvoir d’achat des congolais ne cesse de dégringoler, face au coût de la vie qui augmente chaque jour à un rythme effréné. Le peuple congolais est de ce fait acculé à manger des cuisses de poulet et des croupions de dindes de diverses origines, conservés dans des conditions inappropriées tout au long de la chaîne de distribution, avec des conséquences extrêmement graves sur la santé de la population.

6)      La crise financière actuelle, aggravée par la baisse du prix du baril du pétrole, plombe toute l’économie du pays. En effet, du fait de l’absence de vision économique claire et de l’abandon des secteurs qui, dans le passé, ont fait la prospérité du Congo, le secteur pétrolier est aujourd’hui largement dominant dans notre pays. Il contribue pour plus de 70% à la formation du PIB et participe pour plus de 90% aux exportations du pays et pour plus de 80% aux recettes budgétaires de l’Etat. La moindre crise, dans un secteur aussi vital, entraine immédiatement une crise financière et économique généralisée. C’est ce qui se passe aujourd’hui au Congo.

7)      La grave crise actuelle du Pool que le pouvoir s’acharne à nier avec un cynisme difficile à saisir, conduit quotidiennement de dizaines de congolais à la mort pendant que de milliers d’autres sont contraints de se cacher, comme des vraies bêtes sauvages, au fond des forêts pour échapper à des massacres aussi inutiles qu’inexplicables.

C’est pour tout cela que la conscience collective en appelle aujourd’hui à un dialogue inclusif pour construire une paix réelle et durable dans notre pays et pour jeter les bases d’un développement durable en faveur des générations actuelles et futures.    

 

  • 2.    De la position du Collectif vis-à-vis des élections du 16 juillet 2017 

 

Nous le redisons haut et fort. Les élections législatives et locales du 16 Juillet 2017 sont une farce. Elles n’ont d’élections que de nom. Comme toutes les élections antérieures organisées par le pouvoir sous l’empire du système électoral de 2002, il s’agira non pas d’élections, mais bien plutôt de nominations de membres de la mouvance présidentielle et des partis satellites en qualité de député et de conseiller. Le Collectif des partis de l’opposition congolaise refuse d’aller faire de la figuration dans un scrutin où tout est joué d’avance. Le match est plié. Les candidats choisis par le pouvoir seront comme d’habitude nommés députés au grand dam des candidats réellement élus. Les partis se réclamant de l’opposition et qui ont accepté d’accompagner le pouvoir dans sa mascarade électorale seront récompensés.

Le pouvoir leur accordera en échange de leurs bons et loyaux services, et selon l’ordre qu’il aura choisi, quelques députés, réservant bien sûr le gros lot pour la mouvance présidentielle qui obtiendra un score digne de la Corée du Nord. Le chef du parti ou de la coalition des partis qui a été choisi par le pouvoir pour être le futur chef de l’opposition, aura un peu plus de députés que les autres obligés du pouvoir.

Répétons-le : les jeux sont faits.

Pour rappel, depuis 2002, le pouvoir a mis en place un système électoral frauduleux qui lui a permis et lui permettra toujours de gagner toute élection organisée sur la base de ce système dont les principales caractéristiques sont :

-          une loi électorale inique qui confie l’organisation de toutes les opérations pré-électorales, électorales et post-électorales au ministère de l’intérieur et à une administration électorale tout entière acquise au pouvoir ;

-          un corps électoral manipulé et non fiable ;

-          des listes d’électeurs trafiquées et truffées de nombreux électeurs fictifs ;

-          une commission électorale composée uniquement de cadres et militants de la mouvance présidentielle et des représentants des partis satellites ;

-          un découpage électoral injuste et taillé sur mesure au profit du pouvoir ;

-          l’exclusion des partis de l’opposition réelle de toutes les étapes du processus électoral ;

-          un financement injuste et partisan de la vie politique et des campagnes électorales ;

-          l’interdiction stricte de l’accès aux médias publics et privés des partis de l’opposition réelle ;

-          l’élimination par l’argent des candidats qui ne font pas allégeance au pouvoir et qui ne piochent pas dans les caisses de l’Etat, ce, à travers l’imposition de taux exorbitants de la caution électorale, etc.

C’est dire qu’aussi longtemps que ce système électoral mafieux, taillé sur mesure par le pouvoir et pour le pouvoir ne sera pas refondé totalement, il n’y aura jamais d’élections libres et transparentes au Congo. Les cadres, militants et sympathisants du Collectif doivent le savoir et doivent ne nourrir aucune illusion comme le font certains d’entre eux aujourd’hui.

L’objectif principal poursuivi par le pouvoir à travers les prochaines élections législatives et locales du 16 juillet 2017 est de garantir au dauphin une majorité mécanique. A défaut de créer le nouveau parti dont il caresse le rêve depuis belle lurette, le pouvoir va maintenir, la mort dans l’âme, le PCT. Mais il placera bientôt à sa tête, le dauphin, pour le préparer à être le candidat naturel de ce parti à la prochaine élection présidentielle. L’éviction de Pierre NGOLO de la liste des candidats du PCT aux élections législatives et la promesse d’en faire le prochain président du Sénat s’inscrivent dans le cadre de cette stratégie et visent à préparer la nomination prochaine du dauphin à la tête du PCT. Déjà, l’intéressé se plait à raconter à ses visiteurs qu’après le 16 juillet 2017, beaucoup de choses relèveront désormais de sa compétence.

Le Collectif des partis de l’opposition congolaise refuse de faire le jeu du pouvoir en lui servant de faire-valoir. Par plusieurs fois, il a appelé le président de la République à convoquer un dialogue politique national inclusif, pour construire un compromis politique intelligeant entre le pouvoir et l’opposition, aux fins de rechercher ensemble les pistes de solutions de sortie de la crise sécuritaire, électorale, politique, économique, financière et sociale qui mine le Congo aujourd’hui. Jusqu’à ce jour, le président de la République reste sourd à ces appels de bon sens et proclame à qui veut l’entendre, qu’il ne cédera à aucune pression, fut-elle celle de l’OTAN et qu’il organisera contre vents et marrées, les élections législatives et locales, le 16 juillet 2017.

Dans la même veine, le chef de l’Etat congolais refuse obstinément d’écouter les très sages conseils du Pape, de l’ONU, des USA et de l’UE, l’invitant à mettre fin à la guerre destructrice du Pool et à réunir, dans un vrai dialogue inclusif, toutes les sensibilités politiques du Congo, pour définir de façon consensuelle, les conditions permissives d’un retour à la paix sur l’ensemble du territoire national et d’une sortie de la crise globale qui plombe le Congo. Ici aussi, le président congolais a éconduit la communauté internationale et lui a indiqué très sèchement « qu’il a été élu pour un mandat de cinq ans et qu’il entend  accomplir ce mandat jusqu’à son terme en 2020 », infligeant ainsi une fin de non-recevoir aux appels de la communauté internationale en faveur d’un dialogue politique national inclusif.

Toute cette situation n’est en fait que la conséquence du refus obstiné du pouvoir congolais d’accepter toute alternance démocratique dans le pays. Ce refus se concrétise par la mise en place, voici 20 ans, d’une gouvernance électorale non crédible.

Cette situation, caractéristique d’une époque révolue, doit cesser. Le peuple congolais doit refuser que sa souveraineté lui soit confisquée en permanence et que des dirigeants qu’il n’a nullement choisis lui soient imposés ad vitam aeternam.

Après un référendum qui lui a été imposé en vue du maintien de Denis Sassou Nguesso au pouvoir alors que son deuxième et dernier mandat constitutionnel arrivait à son terme, après une élection présidentielle calamiteuse et fortement controversée, le pouvoir veut désormais poursuivre son coup d’Etat permanent par l’organisation des élections législatives et locales le 16 juillet prochain.

Le collectif des partis de l’opposition congolaise tient à rappeler ce qui suit :

  1. Les élections du 16 juillet restent, comme toutes celles qui sont organisées dans notre pays depuis 20 ans, non transparentes et non démocratiques. Organisées dans le cadre d’une gouvernance électorale mafieuse, ces élections s’apparentent plus à de simples nominations qu’à une véritable compétition démocratique dans laquelle les suffrages exprimés sont réellement pris en compte et ne sont déclarés comme élus que les vrais vainqueurs.
  2. Les élections du 16 juillet sont organisées par un pouvoir illégitime, issu comme chacun le sait de trois événements historiques, à savoir :

-       le coup d’Etat constitutionnel du 25 octobre 2015 à travers un référendum anticonstitutionnel rejeté massivement par le peuple congolais ;

-       la promulgation le 6 novembre 2015 d’une nouvelle Constitution non adoptée par le peuple congolais, le référendum du 25 octobre 2015 ayant eu pour objet la nécessité ou non de faire évoluer les institutions et non l’adoption d’une nouvelle constitution que personne ne connaissait encore à ce moment-là ;

-       le coup de force électoral du 20 mars 2016 à travers une élection présidentielle illégale et non démocratique.

Ces trois événements ont abouti à une situation politique de fait, avec des institutions illégales et illégitimes issues d’un vrai coup d’Etat constitutionnel. Ces institutions n’ont, en conséquence, aucune légitimité pour organiser une quelconque élection au Congo.

  1. Les élections du 16 juillet vont être organisées dans un contexte caractérisé par l’occupation d’une partie de notre pays, en l’occurrence le département du Pool, par les forces de sécurité. Il est nécessaire pour envisager une quelconque élection au Congo, que les hostilités dans le Pool puissent cesser définitivement, que les militaires, les policiers et leurs supplétifs engagés dans cette région soient retirés entièrement et qu’un climat de paix propice à la reprise d’une vie normale dans le Pool et même dans les régions voisines soit créé.
  2. Les élections du 16 juillet vont s’organiser dans un contexte où plusieurs congolais sont privés de liberté et croupissent au risque de leur vie dans les geôles du pouvoir pour des raisons strictement politiques. Comment organiser une élection qui se veut démocratique lorsque de nombreux prisonniers politiques peuplent encore les prisons et les diverses cellules d’une police qui oublie souvent son service public ?

Le Collectif des partis de l’opposition congolaise tient à rappeler au peuple congolais de ne point tomber dans le piège qui lui est sans cesse tendu, consistant à le convaincre que la « politique de la chaise vide n’est pas bonne », alors que chacun sait qu’aucune « chaise » ne lui est donnée autour d’une « table » que seuls les gestionnaires de la gouvernance électorale mafieuse actuelle sont autorisés à s’installer. De quelle chaise vide parle-t-on quand les résultats des élections sont tripatouillés dans les officines obscures du pouvoir pour donner, comme toujours, une large victoire au président de la république ?

En conséquence, devant l’entêtement du pouvoir à vouloir, coûte que coûte, passer en force comme il l’avait fait lors du pseudo-référendum constitutionnel du 25 octobre 2015, le Collectif des partis de l’opposition congolaise ne participera pas à la farce électorale du 16 juillet 2017 dont les résultats sont connus d’avance.

Solidaire des populations congolaises en général, des populations du Pool en particulier et de tous les oubliés du pouvoir qui vivent actuellement une situation sociale dramatique, le Collectif des partis de l’opposition congolaise appelle ses cadres, ses militants, ses sympathisants, et plus largement, le peuple congolais, à ne pas participer sous quelque forme que ce soit, aux différentes étapes de la farce électorale du 16 juillet 2017 et leur demande de rester chez eux le jour du scrutin. Porté par les idéaux de paix véritable, de non-violence, d’unité et de concorde nationales, le Collectif les invite à faire preuve d’une grande lucidité politique et à éviter de se laisser piéger par le pouvoir. Le Collectif les exhorte par ailleurs à ne jamais se compromettre dans des actes de violence, nuisibles au combat citoyen pour une alternance démocratique et pacifique.

Pour tenter de justifier leur ralliement au pouvoir pour des raisons bassement alimentaires et leur participation prochaine à la farce électorale du 16 juillet 2017, certains militants de l’opposition allèguent que « la politique de la chaise vide est contre-productive ». Est-ce que refuser de servir de marchepied du pouvoir dans une élection jouée d’avance, c’est pratiquer la politique de la chaise vide ? Avoir l’intelligence de flairer un piège et de le déjouer, est-ce pratiquer une politique de la chaise vide ? Refuser de cautionner une parodie d’élection dont le but est de donner une majorité écrasante à la mouvance présidentielle, au moyen d’une fraude électorale massive et de nominations de députés par le pouvoir, est-ce pratiquer une politique de la chaise vide ? Nous ne le croyons nullement. Nous pensons au contraire que pour une vraie opposition, participer aux élections lorsque les conditions de transparence et d’équité ne sont pas remplies, lorsqu’une partie du territoire national est en guerre et lorsque les populations vivent un calvaire social, c’est non seulement commettre une faute politique, mais c’est surtout, faire le jeu du pouvoir et crédibiliser des élections frauduleuses et contestables.

Les partis de l’opposition réelle sont des partis de conviction et non pas des partis alimentaires. Ils sont constants dans leur position sur les élections. Pour mémoire, en 2007, ils ont refusé de prendre part aux élections législatives parce que les conditions de transparence de ces élections n’étaient pas remplies. En 2008, pour les mêmes raisons, ils ont boycotté les élections locales. En 2009, leurs candidats se sont retirés au dernier moment de l’élection présidentielle, car le pouvoir avait refusé de refonder le système électoral frauduleux mis en place en 2002. Déçus par les élections de 2012 et pour les mêmes raisons, ils n’ont pas participé aux élections locales de 2014.

Ainsi, les partis de l’opposition réelle n’ont cessé de proclamer haut et fort qu’ils ne participeront à une élection, quelle qu’elle soit, que si et seulement si, les conditions d’une organisation libre, transparente et équitable de cette élection sont effectivement réalisées. Ce qui est très loin d’être le cas aujourd’hui.

Par ces motifs, le Collectif proclame solennellement qu’il ne participera pas à la parodie d’élections législatives et locales du 16 juillet 2017. Il invite instamment l’ensemble du peuple congolais à faire autant. Dans la même optique, le Collectif interpelle la communauté internationale et l’exhorte à renforcer la pression sur les autorités congolaises par la prise de mesures appropriées comme en RDC où les USA et L’Union Européen ont décidé d’appliquer contre les hautes autorités de l’Etat, les sanctions ciblées ci-après :

-          l’interdiction de voyager aux USA, au Canada, dans l’espace Schengen, en Grande-Bretagne, etc. ;

-          le blocage des comptes bancaires domiciliés à l’étranger ;

-          la réalisation des enquêtes approfondies sur les violations répétées des droits de l’homme et les crimes contre l’humanité auxquels ces autorités se livrent quotidiennement.

Ces sanctions politiques jointes à la crise financière gravissime que traverse le Congo contribueront à n’en point douter, à faire plier le pouvoir congolais et à le contraindre à accepter le dialogue national inclusif, seule vraie solution de sortie de crise.

 

 Fait à Brazzaville, le 17 juin 2017

Pour le Collectif des partis de l’opposition congolaise

 Le Collège des présidents

Dans : Politique
Par congobrazzaville2016
Le 17 juin 2017
A 21 h 33 min
Commentaires : 0
 
 

Mathias DZON et le Collectif des partis disent Non à la fausse journée de Concorde et réconciliation

 

 CongoBrazzaville:

Mathias DZON et le Collectif des partis de l’opposition

ont dit NON à la fausse journée de Concorde et de réconciliation

qu’organise le pouvoir de Brazzaville ce samedi 10 Juin au Palais des Congrès

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 Mathias DZON

« l’heure n’est plus à la fête, une fête trompeuse, mais à l’œuvre de réconciliation et à l’oubli des égoïsmes pour privilégier le Congo en organisant dans les meilleurs délais un vrai dialogue national inclusif avec la participation de toutes les forces vives de la nation ».

 

Voici la réponse du Collectif à l’invitation du ministre d’Etat 

A

Monsieur le Ministre d’Etat

Directeur de Cabinet du président de la République

Brazzaville

Objet : Festivités du 10 juin 2017

Monsieur le Ministre d’Etat,

Le Collectif des partis de l’opposition congolaise accuse bonne réception de la note par laquelle vous invitez le Premier Secrétaire de l’UPRN et le Président du CAP à prendre part aux festivités marquant le 26e anniversaire de la Journée de la Concorde Nationale et de la Réconciliation sous le thème flatteur de « Nous rassembler et nous réconcilier pour relever les défis présents et à venir ».

En vous remerciant pour cette invitation, nous vous rappelons, monsieur le Ministre d’Etat, que cette Journée qui résulte des nobles résolutions de la Conférence Nationale Souveraine, ne requiert plus aujourd’hui le sens originel et sa célébration en ces temps particulièrement douloureux pour les congolaises et les congolais appellent de notre part les observations ci-après :

  • les déchirements graves et inacceptables du tissu national défraient actuellement la chronique avec la guerre ravageuse du Pool ;

  • l’intolérance, l’inquisition et l’arbitraire restaurant avec force, non seulement les pratiques monopartites, mais surtout le délit politique banni par la Conférence Nationale Souveraine avec la présence de nombreux prisonniers politiques dans les prisons, sans oublier la gouvernance électorale injuste et inacceptable à l’œuvre depuis 2002 qui constitue aujourd’hui une pomme de graves discordes dans le pays sont de retour et fondent la gouvernance générale du pays aujourd’hui  ;

  • les propositions pourtant judicieuses faites par le Collectif des partis de l’opposition congolaise sur la nécessité de construire ensemble un compromis politique qui permette de sortir de la grave crise qui plombe le Congo à travers un dialogue national inclusif, sont restées lettre morte.

Tout ce qui précède indique clairement que l’heure n’est plus à la fête, une fête trompeuse, mais à l’œuvre de réconciliation et à l’oubli des égoïsmes pour privilégier le Congo en organisant dans les meilleurs délais un vrai dialogue national inclusif avec la participation de toutes les forces vives de la nation.

Aussi, sommes-nous au regret de vous informer que le Premier Secrétaire de l’UPRN et le Président du CAP ne peuvent pas prendre part aux festivités qui ne seront qu’une injure et une insulte au peuple congolais, au moment où la crise économique, financière, sociale et sécuritaire s’élargit, où de nombreux compatriotes du département du Pool arpentent les montagnes, errent dans les forêts ne sachant à quel sein se vouer face aux bombardements quotidiens, aux destructions humaines et matérielles massives, et où d’autres compatriotes croupissent dans les prisons pour délit d’opinion politique.

Veuillez agréer, monsieur le Ministre d’Etat, l’expression de notre considération distinguée.

Brazzaville, le 08 juin 2017

Les membres du Comité restreint

Henri BOUKOULOU Christophe MOUKOUEKE

Jean ITADI Raymond Serge MVIRI

Mathias DZON

Ampliations : 

-Premier Ministre ; -Commissaire du Comité Pour le Collège des Présidents du Collectif de suivi pour la paix.

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Voici l’invitation :

Affichage de 001.jpg en cours...

Dans : Politique
Par congobrazzaville2016
Le 10 juin 2017
A 13 h 15 min
Commentaires : 0
 
 

Congo Brazzaville: Quelle absurdité !

Congo Brazzaville 

S’ il n’y a pas de crise au Congo, à quoi répond cette journée 

== de la concorde nationale et de la réconciliation  === avec ce thème

« nous rassembler et nous réconcilier pour relever les défis présents et à venir »

Ce samedi 10 Juin 2017, en salle de palais des Congrès de Brazzaville sous le haut patronage du Président Congolais !!!!

 

PHOTO MOUAMBA

TOUT ET SON CONTRAIRE

Pendant que dans une confusion sans nom et chaque jour davantage, des Enfants du Congo tombent sous des balles ;

Pendant que  le département du Pool est transformé en champ d’expériences ;

Pendant que  le pouvoir de Brazzaville refuse de pacifier le Congo par l’organisation d’un Dialogue inclusif ;

Pendant que  ce même pouvoir de Brazzaville persiste et reste froid tel un frigo,  sourd aux appels de bon sens afin de sauver le Congo des violences fratricides inutiles et la Crise qui le bloquent ;

Pendant que  les Congolais peinent à manger, à payer leur loyer et à se soigner avec déjà plusieurs mois d’arriérés de salaires , pensions et bourses ;

Pendant que dans Brazzaville, la tension est bien vive entre les Ecuries jusqu’au-boutistes qui se narguent et affûtent déjà leurs lances et sagaies  pour le contrôle du pouvoir familial ;

Pendant que de nombreux compatriotes croupissent en prison pour des positions politiques ;

Enfin, pendant que ce même  pouvoir de Brazzaville faisant toujours l’Autruche entend organiser des élections en juillet 2017 dans des conditions d’opacité et de climat de guerre fratricide inacceptable dans un département du Congo, le Pool ;

C’est d’une absurdité inqualifiable dans des conditions ici décrites, de voir ce même pouvoir de Brazzaville, en souvenir de la grande et historique conférence nationale de 1991 dont il foule aux pieds l’Esprit et les Actes, appeler et inviter des Politiques Congolais à participer le 10 Juin 2017 en salle des palais des Congrès de Brazzaville, aux Festivités du 26è anniversaire de la journée de la concorde nationale et de la réconciliation, …. Célébrée sous le thème de « nous rassembler et nous réconcilier pour relever les défis présents et à venir » !!!!

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« On peut tromper une partie du Peuple tout le temps et tout le Peuple une partie du temps,

mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps »

 

DSC06768

par Jean-sylvestre ITOUA

Publication Congobrazzaville2016 

9 Juin 2017

Dans : Politique
Par congobrazzaville2016
Le
A 2 h 00 min
Commentaires : 0
 
 

Mathias DZON: il est absolument ridicule d’aller aux élections pendant que le pays est en guerre !

 

 

Vous l’avez écouté hier, le 30 mai sur RFI  
Constant, Cohérent, Déterminé
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« il est absolument ridicule d’aller aux élections
pendant que le pays est en guerre »
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RFI Publié le 30-05-2017 Modifié le 30-05-2017 à 13:16 

 

                       Congo-Brazzaville:l’opposant Mathias Dzon demande le report des élections

Mathias DZON: il est absolument ridicule d'aller aux élections pendant que le pays est en guerre ! dans Politique Mathias-Dzon_0
                                Mathias DZON
 , président de l’Alliance pour la République et la démocratie (ARD).
Au Congo-Brazzaville, l’opposant Mathias Dzon, président de l’une des plateformes de l’opposition, le collectif des partis de l’opposition, vient grossir les rangs de ceux qui s’opposent à la tenue des législatives et sénatoriales le 16 juillet prochain.

Au Congo-Brazzaville, Mathias DZON demande le report sine die de ces scrutins. Selon le président de l’Alliance pour la République et la démocratie, y participer relèverait de la « comédie ».

En préalable à toute élection, l’opposant congolais réclame la cessation des hostilités dans la région du Pool, un dialogue inclusif, une remise à plat de la gouvernance électorale, et propose en attendant que le budget prévu pour ces élections soit affecté à des dépenses sociales.

« Le premier préalable est la refondation de la gouvernance électorale, estime Mathias DZON au micro de RFI. Il n’y a jamais eu de recensement sérieux dans ce pays depuis 2002. Le deuxième préalable est de dissoudre la commission électorale actuelle, totalement acquise au pouvoir. Nous voulons qu’on reprenne le découpage électoral parce qu’il a été très mal fait à l’origine depuis 2002. Il a été fait seulement pour favoriser les candidats du pouvoir. »

Elections en temps de guerre

« Ensuite, nous demandons la réduction des députés, poursuit l’opposant. Pour un petit pays de 4 millions d’habitants, pourquoi 151 députés ? Ce sont des dépenses inutiles. L’Etat est quasiment en situation de défaut de paiement. Pourquoi dépenser 80 milliards seulement pour aller nommer les députés et les enfants du président comme députés ? »

Enfin, « il est absolument ridicule d’aller aux élections pendant que le pays est en guerre. La guerre du Pool en ce moment est en train de déborder dans les régions avoisinantes. Chaque jour, c’est des morts ! Comment aller aux élections dans des conditions-là ? C’est une comédie ! On n’a pas le souci de nos compatriotes qui meurent », conclut Mathias DZON.

 

l’Equipe de CongoBrazzaville2016

31 mai 2017

 

 

Dans : Politique
Par congobrazzaville2016
Le 31 mai 2017
A 22 h 32 min
Commentaires : 0
 
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