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U.P.R.N: Sur la crise multidimensionnelle qui paralyse le Congo

 

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Brazzaville, 18 Août 2018

Union Patriotique pour le Renouveau National

U.P.R.N

Rencontre citoyenne tenue au siège du parti

1333, Rue Mouléké bis/ Ouenzé-Brazzaville

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Extrait de la communication du comité Directeur

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La crise multidimensionnelle

qui mine le Congo aujourd’hui

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Du fait d’une gouvernance chaotique et des détournements massifs des énormes revenus générés par le pétrole, le Congo connaît aujourd’hui une crise financière gravissime, caractérisée entre autres par :

- une baisse drastique des ressources de l’Etat ;

- la fermeture de nombreuses entreprises et l’effondrement économique du pays ;

- l’assèchement quasi-total des réserves de change internationales ;

- une dette publique écrasante (120% du PIB) ;

- l’incapacité de l’Etat à faire face aux charges courantes (salaires, pensions, bourses, dettes sociales) ;

- le non-respect des engagements pris ;

- des échéances de paiements non honorées de la dette extérieure ;

- le non-paiement de la dette intérieure depuis 2012 ;

- la monté de la pauvreté et de la précarité, etc.

Au total, le Congo connaît véritablement une banqueroute. Cette crise financière d’une profondeur sans précédent a des conséquences sociales tragiques sur le vécu quotidien des populations. L’aggravation du chômage consécutive à la fermeture de nombreuses entreprises, à Pointe-Noire particulièrement et le non-paiement des salaires des fonctionnaires émargeant aux budgets de transfert (Conseil national de lutte contre le sida, plus de 30 mois ; hôpital général de Loandjili, 20 mois ; Université, 6 mois ; Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville, 6 mois ; Collectivités locales, de 8 à 10 mois), des pensions des retraités de la CRF (15 mois), des bourses des étudiants (2 ans) et de la dette intérieure sociale (6 ans), tous ces faits ont plongé les populations dans une pauvreté extrême et engendré une augmentation vertigineuse de la morbidité et de la mortalité dans les rangs des couches populaires. La situation sociale des populations est épouvantable.

Dans ce contexte extrêmement difficile, le gouvernement de la République fait montre d’une insensibilité inhumaine qui frise le cynisme. Il ne fait absolument rien pour prendre des mesures urgentes susceptibles de soulager la pauvreté écrasante des citoyens ordinaires. Il attend passivement que le FMI vole à son secours, oubliant comme le disait très justement, monsieur Jean-Luc Delvert, Consul général de France à Pointe-Noire, à l’occasion de la fête du 14 juillet 2018 : « Aucun soutien, d’où qu’il vienne, ne suffira, s’il n’y a pas une prise de conscience du contexte et un changement radical de comportement ». Attendre tout du FMI c’est faire preuve d’une cécité navrante, car le FMI ne se substitue pas aux Etats ; il accompagne les Etats qui engagent des actions porteuses pour leurs pays et pour leurs peuples.

Il y’a donc des mesures immédiates à prendre sans attendre le FMI. Cela, le pouvoir congolais n’en a cure. Le sort des populations n’est pas son premier souci. Par exemple, dans son discours à la nation du 14 août 2018, le président de la République n’a pas soufflé un seul mot sur la mort tragique de 13 jeunes dans les locaux du Commissariat de police de Chacona à Brazzaville, dans la nuit du 22 au 23 juillet 2018. Il n’a exprimé aucune compassion pour les familles éplorées. De même, il a fait une impasse totale sur la situation dramatique des populations en général, des retraités de la CRF, des étudiants congolais au Congo et à l’étranger et des fonctionnaires des structures à budgets de transfert en particulier, qui vivent un véritable enfer.

Dans le même esprit, il n’a rien dit sur le sort des responsables et militants de l’opposition, arrêtés et emprisonnés arbitrairement et qui croupissent injustement dans les geôles du pouvoir. Au nom de la réconciliation nationale, il aurait dû accomplir un geste de mansuétude en accordant une amnistie générale en faveur des prisonniers politiques. De tout cela rien. Ce qui le préoccupe, c’est la conservation coûte que coûte du pouvoir et le passage du témoin à son fils, pourtant comptable de la gestion scabreuse et scandaleuse de la SNPC et ses filiales.

Dans le cadre de cette vision égocentrique, pendant que les populations broient du noir, les dignitaires du pouvoir passent le plus clair de leur temps dans des intrigues et des calculs politiques tortueux, en vue de la succession de l’actuel président de la République. Comble de l’ironie, alors qu’ils sont les principaux responsables de l’effondrement actuel du Congo et qu’ils devraient répondre de la mauvaise gestion des secteurs dont ils ont la charge, ces intouchables se projettent déjà dans la perspective de l’élection présidentielle de 2021 et promettent monts et merveilles aux Congolais pour demain. Mais cette lune qu’ils promettent, pourquoi ne l’ont-ils pas offerte aux populations avec les importantes ressources financières engrangées de 2003 à 2014, ressources qu’ils ont allègrement détournées et placées dans des paradis fiscaux ?

Le meilleur service que ces nouveaux riches pourraient rendre aux populations congolaises et ainsi réparer leurs crimes, c’est de rapatrier au Congo et restituer au Trésor public, les sommes colossales qu’ils ont placées dans leurs comptes privés à Panama, en Chine, au Brésil, à l’ïle Maurice, à Singapour, à Dubaï, aux îles-caïmans, aux Antilles hollandaises, en Espagne, au Canada, en Suisse, à Monaco, en Uruguay, en Guinée-Conakry, en Côte d’Ivoire, au Niger, en RDC, au Maroc, au Cap-Vert. Un adage populaire ne dit-il pas : « C’est dans le malheur que l’on reconnait les vrais amis ? ».

Ce que les Congolais attendent du pouvoir, ce ne sont pas des promesses électoralistes et démagogiques de bonheur pour demain, mais bien plutôt des mesures concrètes, immédiates, efficaces et de nature à contribuer à l’amélioration de leur vécu quotidien. Cela exige de la part des dirigeants, un sursaut et un changement radical de mentalités, des pratiques politiques et sociales en matière de gouvernance, de transparence et de rapport à l’éthique républicaine. Les pères fondateurs de la République voulaient d’une République exemplaire, fondée sur le devoir de vertu.

Dans les discours, le pouvoir congolais fait beaucoup de battage médiatique sur la lutte contre les antivaleurs, mais dans les faits, il n’entreprend absolument rien pour sévir contre les auteurs présumés des crimes économiques et financiers qui sont à l’origine de la grave crise dans laquelle le Congo est empêtré aujourd’hui. Certes, de temps en temps il pêche çà et là et jette en pâture quelques menus fretins, mais les gros poissons continuent de nager crânement dans les eaux nauséabondes du pouvoir, assurés qu’ils sont d’une totale impunité. Ils jouissent de l’immunité familiale.

Le Congo que les populations veulent pour demain n’est pas celui que leur proposent aujourd’hui les principaux responsables du chaos actuel. Que personne ne s’y trompe : sans une bonne gouvernance, le Congo ne sortira pas de la crise actuelle. Tant que les autorités congolaises n’auront pas réalisé, comme le réclame avec insistance le FMI « des réformes audacieuses et immédiates dans le domaine de la gouvernance et de la lutte contre la corruption » toute sortie du chaos actuel est impossible. Pour l’U.P.R.N, la seule solution à la crise multidimensionnelle qui plombe le Congo, c’est un vrai dialogue politique national, sous médiation internationale et rassemblant sans exclusive, toutes les forces vives de la nation.

Ce dialogue inclusif qui a pour objectif général d’élaborer des pistes de solutions efficaces pour chacune des dimensions de la grave crise qui traverse notre pays est totalement différent du simulacre de dialogue que le pouvoir propose dans le cadre du Conseil national du dialogue, car, dans sa composition actuelle, ce Conseil comprend 120 membres désignés dont 100 appartiennent à la mouvance présidentielle et apparentés et 20 à l’opposition choisie. Un dialogue organisé dans de telles conditions et surtout sans la présence de l’opposition réelle, n’est rien d’autre qu’un nouveau monologue du pouvoir. Il est rigoureusement identique aux monologues organisés par le pouvoir à Brazzaville en avril 2009, à Ewo en septembre 2011, à Dolisie en 2013, à Sibiti en 2015 et à Ouesso en 2016. Ces différents monologues n’ont pas répondu aux attentes du peuple congolais. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, nous n’avons pas le droit de reproduire à l’identique les fautes du passé. Il faut en finir avec l’éternel recommencement et les fausses solutions à des vrais problèmes.

Le dialogue politique inclusif que nous appelons de nos vœux est la seule bonne solution de sortie de crise. Cependant, pour être porteur, ce dialogue devra déboucher sur l’ouverture d’une période de transition dont la durée sera décidée d’accord-parties, la formation d’un gouvernement de transition, chargé d’appliquer les décisions du dialogue et de préparer les conditions permissives d’une élection présidentielle libre, transparente et équitable en 2021, la mise en place d’un parlement de transition à une seule chambre, composé de façon paritaire de représentants de la classe politique dans sa diversité, des associations de la société civile et de la diaspora. Ce parlement sera chargé de voter les lois nécessitées par la mise en œuvre des décisions du dialogue, de contrôler l’exécution de ces décisions et d’évaluer les politiques publiques mises en œuvre par le gouvernement de transition.

A la condition de ne pas être un nouveau monologue du pouvoir et de se fonder sur les principes de la participation équitable et de l’égalité de traitement de tous les acteurs politiques et sociaux, le dialogue national et inclusif est une grande chance pour le Congo de sortir du chaos actuel. Hors de cette voie, il n’y a point de salut pour le Congo.

Fait à Brazzaville, le 18 août 2018

Le Comité Directeur

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Dans : Politique
Par congobrazzaville2016
Le 27 août 2018
A 17 h 42 min
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U.P.R.N : Sur l’aggravation de la dérive autoritaire et partisane du pouvoir

 

 

Brazzaville, 18 Août 2018

Union Patriotique pour le Renouveau National

U.P.R.N

Rencontre citoyenne tenue au siège du parti

1333, Rue Mouléké bis/ Ouenzé-Brazzaville

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Extrait de la communication du comité Directeur

 

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 Sur l’aggravation de la dérive autoritaire

et partisane du pouvoir

A l’occasion des assises du Forum national, tenu à Brazzaville, le 05 janvier 1998,

le président Denis Sassou Nguesso déclarait :

(…) Je prends l’engagement ferme de ne jamais accepter un quelconque retour en arrière. L’histoire a un sens. Il faut aller résolument de l’avant, à la rencontre d’une nouvelle historicité de liberté, de fraternité, de paix et de progrès continu. Le Congo doit vibrer désormais au rythme universel, accéder définitivement à l’éthique de la démocratie et de la bonne gouvernance dont les corollaires sont notamment : un pluralisme politique débarrassé de toute mystification intellectuelle; une séparation équilibrée et complémentaire des pouvoirs ; des institutions démocratiques et stables ; une pratique électorale qui aliène tout fétichisme ethnocentriste ; une décentralisation qui stimule un épanouissement de toutes les régions du pays (…). Tout cela, dans le cadre d’un Etat de droit qui ne ruine pas le droit de l’Etat à réguler l’espace public (…).

Aujourd’hui, force est de constater que cette profession de foi hautement démocratique et patriotique n’était qu’une ruse destinée à séduire l’opinion nationale et l’opinion internationale. Le processus démocratique, réhabilité par la Conférence nationale souveraine en 1991 est jeté dans les poubelles de l’histoire. Pour rappel, à la veille du coup d’Etat constitutionnel du 25 octobre 2015 et dans le dessein de prévenir toute contestation, le pouvoir avait mis en place un état d’urgence, caractérisé entre autres par :

- un déploiement impressionnant sur toute l’étendue du territoire national d’importants contingents militaires et policiers, destinés à réprimer toute velléité d’opposition au changement de Constitution ;

- le quadrillage de toutes les zones d’habitation par des cordons de sécurité, prêts à tirer à balles réelles sur tout ce qui bouge ;

- l’organisation de jour comme de nuit, de patrouilles policières dans les rues des grandes villes (Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Nkayi) ;

- l’intensification des activités des milices privées du pouvoir, à Brazzaville, à Kintélé et à Lifoula (banlieue de Brazzaville), à Tsokia (banlieue d’Ollombo), à Abala (dans le département des Plateaux), à Tsambitso (à proximité d’Oyo), à Obouya (entre Oyo et Owando), à 30 km de Ngoko (dans le département de la Cuvette) ;

- la réactivation de certaines milices censées avoir été dissoutes (anciens guerriers Cobras de 1997, anciens Ninjas de la mouvance Willy Mantsanga, anciens Cocoyes de la mouvance Pierre Mabiala);

- l’activation des activités de nombreux mercenaires étrangers (les restes de la DSP et des FAZ du défunt maréchal Mubutu, les résidus des milices du MLC de Jean Pierre BEMBA, les éléments du général Munéné, les Enyelés de l’Equateur (RDC), les anciens miliciens de Jonas Savimbi, les Hutus interhamwés, les Tchadiens, les Centrafricains, les Ukrainiens, les Hezbollahs Libanais, les Syriens, les Turcs, etc ;

-l’achat massif d’armes et de munitions de guerre, stockées non pas dans les casernes militaires officielles, mais dans des sites clandestins, connus du seul président de la République et de ses proches.

S’appuyant sur ce dispositif guerrier, le pouvoir s’est livré quotidiennement à des violations massives des droits de l’homme et des libertés fondamentales, marquées entre autres, par :

- la répression sanglante des participants aux meetings pacifiques de l’opposition à Pointe-Noire les 17 et 20 octobre 2015 et à Brazzaville, le 20 octobre 2015, particulièrement dans les quartiers sud. A ces occasions, on a dénombré 20 morts, des dizaines de blessés graves et de nombreux disparus ;

- le blocage à Pointe-Noire des dirigeants de l’opposition qui devaient se rendre à Dolisie, le 18 octobre, pour y tenir un meeting populaire ;

- les arrestations et emprisonnements arbitraires des responsables et militants de l’opposition et des défenseurs des droits de l’homme ;

- l’interdiction de sortie du territoire national de plusieurs leaders de l’opposition ;

- l’obstruction et/ou l’interdiction des réunions publiques et pacifiques des partis de l’opposition ;

- le montage de complots imaginaires et l’organisation de procès politiques fabriqués contre des leaders, des cadres et militants de l’opposition ;

- les rafles policières, les arrestations sans motif, les détentions arbitraires et prolongées des citoyens, notamment les jeunes, dans les geôles du pouvoir ;

- la caporalisation des medias publics par le gouvernement, le PCT, les partis et associations de la mouvance présidentielle ;

- la suspension et/ou l’interdiction de parution des organes de presse indépendants (Talassa, la Voix du peuple, le Nouveau Regard, la Griffe) ;

- la coupure de la fréquence de RFI et la suspension de l’Internet et des messages électroniques lors de l’élection présidentielle du 20 mars 2016 ;

- l’attaque, le 04 avril 2016, des quartiers sud de Brazzaville, prélude à la guerre du Pool ;

- la mise en œuvre depuis le mois de mai 2018, d’un plan de succession au pouvoir du père par le fils, en violation flagrante des valeurs de la République et de la démocratie ;

- le recours, les 11 et 12 juin 2018 à des manœuvres politiciennes visant à exclure du jeu politique congolais, les principaux partis de l’opposition réelle ;

- le meurtre collectif de 13 jeunes, dans la nuit du 22 au 23 juillet, dans les locaux du commissariat de police de Chacona, au quartier Mpila, à Brazzaville ;

- l’impunité totale accordée aux auteurs des crimes économiques et financiers.

Tous ces faits montrent que la démocratie congolaise est en panne et qu’un Etat policier s’est substitué à l’Etat de droit restauré par la Conférence nationale souveraine. Cependant, la machine de guerre mise en place et toutes les atteintes aux droits humains auxquels le pouvoir s’est livré, n’ont pas réussi à lui garantir le règne tranquille et la vie fastueuse et joyeuse dont il avait rêvé. Trois ans après le coup d’Etat constitutionnel du 25 octobre 2015 et deux ans après la farce électorale du 20 mars 2016, la crise ouverte par le changement illégal de Constitution s’est considérablement aggravée. A la crise politique et électorale de 2015 et 2016, s’est agrégée une crise financière, économique et sociale d’une gravité extrême.

Financièrement ruiné, sommé par le FMI de justifier l’utilisation des énormes revenus générés par le pétrole de 2003 à 2014 et sa dette écrasante malgré l’accès du pays à l’initiative PPTE en 2010, totalement isolé sur le plan diplomatique, le pouvoir congolais ne sait plus où donner de la tête. Incapable de proposer au pays des mesures efficaces de redressement, il se réfugie désormais dans des fuites en avant et multiplie des opérations de diversion. Dans ce cadre, il a entrepris de liquider la vraie opposition pour ne garder dans le paysage politique congolais que des partis à sa solde.

En effet, le mardi 12 juin 2018, sur instructions du ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, le directeur général de l’administration du territoire a publié une liste de 55 partis qui seraient selon lui, les seuls reconnus sur l’échiquier politique congolais. Les partis de l’opposition réelle, dont notre parti, l’UPRN, ne figurent pas sur cette liste. Les partis retenus appartiennent, soit à la mouvance présidentielle et ses alliés, soit à l’opposition ralliée au pouvoir. Beaucoup de ces partis sont du reste, des groupuscules qui n’ont aucun siège départemental dans les 12 départements du Congo comme il est exigé par la loi n°20-2017 du 12 mai 2017, portant loi organique relative aux conditions de création, d’existence et aux modalités de financement des partis politiques. Ils ne figurent sur la liste établie par le ministère de l’Intérieur que parce qu’ils sont des appendices du PCT (parti au pouvoir) ou parce qu’ils font allégeance au pouvoir.

La prétendue non-conformité des partis de l’opposition réelle aux dispositions de la nouvelle loi sur les partis politiques n’est qu’un paravent derrière lequel, la réalité est la volonté du pouvoir d’en finir avec la vraie opposition, aux fins d’ouvrir la voie à une succession de l’actuel président de la République pour l’un de ses fils. Le dauphin désigné est déjà entré illégalement en campagne électorale et occupe en permanence les écrans de la télévision nationale, au nez et à la barbe du Conseil supérieur de la liberté de communication qui n’ose pas lever le petit doigt désapprobateur, pour violation de la loi sur les campagnes électorales.

Nous l’avons dit et écrit, mais nous ne le répéterons jamais assez : les dispositions de la nouvelle loi sur les partis, loi promulguée le 12 mai 2017 ne sont pas opposables à notre parti, l’UPRN, créé le 21 septembre 1990, sous l’empire de la loi du 1er juillet 1901, pour trois raisons fondamentales :

1) L’article 2 du Code Civil en vigueur au Congo stipule : « La loi ne dispose que pour l’avenir ; elle n’a point d’effet rétroactif ». Le Code Civil indique par ailleurs que : « Toute loi nouvelle s’applique immédiatement aux effets à venir des situations juridiques non contractuelles en cours au moment où elle entre en vigueur. Par contre, elle ne peut remettre en cause la validité d’une situation régulièrement constituée à cette date ».

En effet, en droit, « une loi qui a consacré un principe nouveau n’est applicable aux situations et aux rapports juridiques établis ou formés avant sa promulgation, qu’autant qu’il n’en doit pas résulter la lésion des droits acquis ». De même, « la disposition d’une loi qui exprime la vocation de ce texte à régir les effets à venir des situations juridiques préexistantes ne permet pas de méconnaître des droits antérieurement acquis ».

2) L’article 11, alinéa 2 de la Déclaration universelle des Droits de l’homme (à laquelle la Constitution congolaise fait référence) dispose : « Nul ne sera condamné pour des actions ou omissions qui au moment où elles ont été commises, ne constituaient pas un acte délictueux d’après le droit national ou international ».

3) L’article 4 du Code Pénal en vigueur au Congo dispose : « Nulle contravention, nul délit, nul crime ne peuvent être punis de peines qui n’étaient pas prononcées par la loi avant qu’ils fussent commis ».

Ces principes intangibles du droit international qui ont une valeur universelle sont clairs comme l’eau de roche. Aucun argument sérieux ne peut leur être opposé. Le Congo se donne à voir comme une République. Or, la République est avant tout un Etat de droit, c’est-à-dire un régime politique où les rapports humains sont régis non par la force, mais par la loi. Les partis politiques sont les rouages de la démocratie. Le signe d’une démocratie, c’est le pluralisme des partis. Vouloir comme le fait actuellement le ministère de l’Intérieur supprimer des partis qui selon la loi se forment et exercent librement leurs activités, est une violation grave des libertés et des droits fondamentaux consacrés par la déclaration universelle des droits de l’homme.

La démocratie rime mal avec l’arbitraire et l’anomie. En démocratie, la loi vaut pour tout le monde et de la même manière. C’est le principe de l’isonomie, c’est-à-dire de l’égalité de tous devant la loi. Les règles du jeu doivent être les mêmes pour tout le monde. La loi ne doit pas être appliquée de façon sélective en fonction de la couleur politique des partis. Comme dit un adage populaire : « A quelque chose, parfois malheur est bon ». Le débat ouvert par le pouvoir sur les critères de reconnaissance des partis politiques au Congo, nous donne l’opportunité d’initier un débat de fond sur la nature et la qualité des partis politiques congolais.

Sous d’autres cieux, un parti politique se crée sur la base d’une doctrine économique et sociale et rassemble des citoyens qui adhèrent à une même idéologie ou qui ont en partage un même idéal. Un parti rassemble donc non pas des membres d’une même famille, d’une même ethnie ou d’une même région, mais des femmes et des hommes ayant les mêmes convictions politiques, la même vision du monde et de la société, le même idéal éthique et social, par-delà leur appartenance familiale, clanique, ethnique, régionale. Ce qui n’est pas toujours le cas au Congo où la plupart des partis ont tendance à ne privilégier leur implantation que dans leur terroir ethnique et/ou régional. Cela pose la question fondamentale de la nature et de la qualité des partis politiques congolais.

Fait à Brazzaville, le 18 août 2018

Le Comité Directeur

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Dans : Politique
Par congobrazzaville2016
Le 26 août 2018
A 12 h 59 min
Commentaires : 0
 
 

Brazzaville: Communication de l’U.P.R.N

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 Brazzaville, 18 Août 2018

Union Patriotique pour le Renouveau National

U.P.R.N

Rencontre citoyenne tenue au siège du parti

1333, Rue Mouléké bis/ Ouenzé-Brazzaville

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Communication du Comité Directeur

….. Sur l’aggravation de la dérive autoritaire et partisane du pouvoir,d’une part,

l’effondrement économique et financier du pays 

et les conséquences dramatiques qui en résultent pour les populations, d’autre part. …

 Mesdames et messieurs les journalistes,

Mesdames et messieurs les cadres, militants et sympathisants de la Fédération UPRN de Brazzaville,

Chers camarades, chers amis,

Le Comité Directeur de l’UPRN vous sait gré d’avoir répondu à l’invitation qui vous était faite de participer à la présente rencontre citoyenne qui s’articulera autour de deux thèmes structurants majeurs : la problématique des partis politiques au Congo et la crise financière, économique, sociale, morale, politique, électorale et sécuritaire très profonde qui plombe notre pays. En effet, cette rencontre se tient à un moment où la situation générale du Congo-Brazzaville est dominée par deux tendances principales : l’aggravation de la dérive autoritaire et partisane du pouvoir, d’une part, l’effondrement économique et financier du pays et les conséquences dramatiques qui en résultent pour les populations, d’autre part.

I. L’aggravation de la dérive autoritaire et partisane du pouvoir

A l’occasion des assises du Forum national, tenu à Brazzaville, le 05 janvier 1998, le président Denis Sassou Nguesso déclarait :

(…) Je prends l’engagement ferme de ne jamais accepter un quelconque retour en arrière. L’histoire a un sens. Il faut aller résolument de l’avant, à la rencontre d’une nouvelle historicité de liberté, de fraternité, de paix et de progrès continu. Le Congo doit vibrer désormais au rythme universel, accéder définitivement à l’éthique de la démocratie et de la bonne gouvernance dont les corollaires sont notamment : un pluralisme politique débarrassé de toute mystification intellectuelle; une séparation équilibrée et complémentaire des pouvoirs ; des institutions démocratiques et stables ; une pratique électorale qui aliène tout fétichisme ethnocentriste ; une décentralisation qui stimule un épanouissement de toutes les régions du pays (…). Tout cela, dans le cadre d’un Etat de droit qui ne ruine pas le droit de l’Etat à réguler l’espace public (…).

Aujourd’hui, force est de constater que cette profession de foi hautement démocratique et patriotique n’était qu’une ruse destinée à séduire l’opinion nationale et l’opinion internationale. Le processus démocratique, réhabilité par la Conférence nationale souveraine en 1991 est jeté dans les poubelles de l’histoire. Pour rappel, à la veille du coup d’Etat constitutionnel du 25 octobre 2015 et dans le dessein de prévenir toute contestation, le pouvoir avait mis en place un état d’urgence, caractérisé entre autres par :

- un déploiement impressionnant sur toute l’étendue du territoire national d’importants contingents militaires et policiers, destinés à réprimer toute velléité d’opposition au changement de Constitution ;

- le quadrillage de toutes les zones d’habitation par des cordons de sécurité, prêts à tirer à balles réelles sur tout ce qui bouge ;

- l’organisation de jour comme de nuit, de patrouilles policières dans les rues des grandes villes (Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Nkayi) ;

- l’intensification des activités des milices privées du pouvoir, à Brazzaville, à Kintélé et à Lifoula (banlieue de Brazzaville), à Tsokia (banlieue d’Ollombo), à Abala (dans le département des Plateaux), à Tsambitso (à proximité d’Oyo), à Obouya (entre Oyo et Owando), à 30 km de Ngoko (dans le département de la Cuvette) ;

- la réactivation de certaines milices censées avoir été dissoutes (anciens guerriers Cobras de 1997, anciens Ninjas de la mouvance Willy Mantsanga, anciens Cocoyes de la mouvance Pierre Mabiala);

- l’activation des activités de nombreux mercenaires étrangers (les restes de la DSP et des FAZ du défunt maréchal Mubutu, les résidus des milices du MLC de Jean Pierre BEMBA, les éléments du général Munéné, les Enyelés de l’Equateur (RDC), les anciens miliciens de Jonas Savimbi, les Hutus interhamwés, les Tchadiens, les Centrafricains, les Ukrainiens, les Hezbollahs Libanais, les Syriens, les Turcs, etc ;

-l’achat massif d’armes et de munitions de guerre, stockées non pas dans les casernes militaires officielles, mais dans des sites clandestins, connus du seul président de la République et de ses proches.

S’appuyant sur ce dispositif guerrier, le pouvoir s’est livré quotidiennement à des violations massives des droits de l’homme et des libertés fondamentales, marquées entre autres, par :

- la répression sanglante des participants aux meetings pacifiques de l’opposition à Pointe-Noire les 17 et 20 octobre 2015 et à Brazzaville, le 20 octobre 2015, particulièrement dans les quartiers sud. A ces occasions, on a dénombré 20 morts, des dizaines de blessés graves et de nombreux disparus ;

- le blocage à Pointe-Noire des dirigeants de l’opposition qui devaient se rendre à Dolisie, le 18 octobre, pour y tenir un meeting populaire ;

- les arrestations et emprisonnements arbitraires des responsables et militants de l’opposition et des défenseurs des droits de l’homme ;

- l’interdiction de sortie du territoire national de plusieurs leaders de l’opposition ;

- l’obstruction et/ou l’interdiction des réunions publiques et pacifiques des partis de l’opposition ;

- le montage de complots imaginaires et l’organisation de procès politiques fabriqués contre des leaders, des cadres et militants de l’opposition ;

- les rafles policières, les arrestations sans motif, les détentions arbitraires et prolongées des citoyens, notamment les jeunes, dans les geôles du pouvoir ;

- la caporalisation des medias publics par le gouvernement, le PCT, les partis et associations de la mouvance présidentielle ;

- la suspension et/ou l’interdiction de parution des organes de presse indépendants (Talassa, la Voix du peuple, le Nouveau Regard, la Griffe) ;

- la coupure de la fréquence de RFI et la suspension de l’Internet et des messages électroniques lors de l’élection présidentielle du 20 mars 2016 ;

- l’attaque, le 04 avril 2016, des quartiers sud de Brazzaville, prélude à la guerre du Pool ;

- la mise en œuvre depuis le mois de mai 2018, d’un plan de succession au pouvoir du père par le fils, en violation flagrante des valeurs de la République et de la démocratie ;

- le recours, les 11 et 12 juin 2018 à des manœuvres politiciennes visant à exclure du jeu politique congolais, les principaux partis de l’opposition réelle ;

- le meurtre collectif de 13 jeunes, dans la nuit du 22 au 23 juillet, dans les locaux du commissariat de police de Chacona, au quartier Mpila, à Brazzaville ;

- l’impunité totale accordée aux auteurs des crimes économiques et financiers.

Tous ces faits montrent que la démocratie congolaise est en panne et qu’un Etat policier s’est substitué à l’Etat de droit restauré par la Conférence nationale souveraine. Cependant, la machine de guerre mise en place et toutes les atteintes aux droits humains auxquels le pouvoir s’est livré, n’ont pas réussi à lui garantir le règne tranquille et la vie fastueuse et joyeuse dont il avait rêvé. Trois ans après le coup d’Etat constitutionnel du 25 octobre 2015 et deux ans après la farce électorale du 20 mars 2016, la crise ouverte par le changement illégal de Constitution s’est considérablement aggravée. A la crise politique et électorale de 2015 et 2016, s’est agrégée une crise financière, économique et sociale d’une gravité extrême.

Financièrement ruiné, sommé par le FMI de justifier l’utilisation des énormes revenus générés par le pétrole de 2003 à 2014 et sa dette écrasante malgré l’accès du pays à l’initiative PPTE en 2010, totalement isolé sur le plan diplomatique, le pouvoir congolais ne sait plus où donner de la tête. Incapable de proposer au pays des mesures efficaces de redressement, il se réfugie désormais dans des fuites en avant et multiplie des opérations de diversion. Dans ce cadre, il a entrepris de liquider la vraie opposition pour ne garder dans le paysage politique congolais que des partis à sa solde.

En effet, le mardi 12 juin 2018, sur instructions du ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, le directeur général de l’administration du territoire a publié une liste de 55 partis qui seraient selon lui, les seuls reconnus sur l’échiquier politique congolais. Les partis de l’opposition réelle, dont notre parti, l’UPRN, ne figurent pas sur cette liste. Les partis retenus appartiennent, soit à la mouvance présidentielle et ses alliés, soit à l’opposition ralliée au pouvoir. Beaucoup de ces partis sont du reste, des groupuscules qui n’ont aucun siège départemental dans les 12 départements du Congo comme il est exigé par la loi n°20-2017 du 12 mai 2017, portant loi organique relative aux conditions de création, d’existence et aux modalités de financement des partis politiques. Ils ne figurent sur la liste établie par le ministère de l’Intérieur que parce qu’ils sont des appendices du PCT (parti au pouvoir) ou parce qu’ils font allégeance au pouvoir.

La prétendue non-conformité des partis de l’opposition réelle aux dispositions de la nouvelle loi sur les partis politiques n’est qu’un paravent derrière lequel, la réalité est la volonté du pouvoir d’en finir avec la vraie opposition, aux fins d’ouvrir la voie à une succession de l’actuel président de la République pour l’un de ses fils. Le dauphin désigné est déjà entré illégalement en campagne électorale et occupe en permanence les écrans de la télévision nationale, au nez et à la barbe du Conseil supérieur de la liberté de communication qui n’ose pas lever le petit doigt désapprobateur, pour violation de la loi sur les campagnes électorales.

Nous l’avons dit et écrit, mais nous ne le répéterons jamais assez : les dispositions de la nouvelle loi sur les partis, loi promulguée le 12 mai 2017 ne sont pas opposables à notre parti, l’UPRN, créé le 21 septembre 1990, sous l’empire de la loi du 1er juillet 1901, pour trois raisons fondamentales :

1) L’article 2 du Code Civil en vigueur au Congo stipule : « La loi ne dispose que pour l’avenir ; elle n’a point d’effet rétroactif ». Le Code Civil indique par ailleurs que : « Toute loi nouvelle s’applique immédiatement aux effets à venir des situations juridiques non contractuelles en cours au moment où elle entre en vigueur. Par contre, elle ne peut remettre en cause la validité d’une situation régulièrement constituée à cette date ».

En effet, en droit, « une loi qui a consacré un principe nouveau n’est applicable aux situations et aux rapports juridiques établis ou formés avant sa promulgation, qu’autant qu’il n’en doit pas résulter la lésion des droits acquis ». De même, « la disposition d’une loi qui exprime la vocation de ce texte à régir les effets à venir des situations juridiques préexistantes ne permet pas de méconnaître des droits antérieurement acquis ».

2) L’article 11, alinéa 2 de la Déclaration universelle des Droits de l’homme (à laquelle la Constitution congolaise fait référence) dispose : « Nul ne sera condamné pour des actions ou omissions qui au moment où elles ont été commises, ne constituaient pas un acte délictueux d’après le droit national ou international ».

3) L’article 4 du Code Pénal en vigueur au Congo dispose : « Nulle contravention, nul délit, nul crime ne peuvent être punis de peines qui n’étaient pas prononcées par la loi avant qu’ils fussent commis ».

Ces principes intangibles du droit international qui ont une valeur universelle sont clairs comme l’eau de roche. Aucun argument sérieux ne peut leur être opposé. Le Congo se donne à voir comme une République. Or, la République est avant tout un Etat de droit, c’est-à-dire un régime politique où les rapports humains sont régis non par la force, mais par la loi. Les partis politiques sont les rouages de la démocratie. Le signe d’une démocratie, c’est le pluralisme des partis. Vouloir comme le fait actuellement le ministère de l’Intérieur supprimer des partis qui selon la loi se forment et exercent librement leurs activités, est une violation grave des libertés et des droits fondamentaux consacrés par la déclaration universelle des droits de l’homme.

La démocratie rime mal avec l’arbitraire et l’anomie. En démocratie, la loi vaut pour tout le monde et de la même manière. C’est le principe de l’isonomie, c’est-à-dire de l’égalité de tous devant la loi. Les règles du jeu doivent être les mêmes pour tout le monde. La loi ne doit pas être appliquée de façon sélective en fonction de la couleur politique des partis. Comme dit un adage populaire : « A quelque chose, parfois malheur est bon ». Le débat ouvert par le pouvoir sur les critères de reconnaissance des partis politiques au Congo, nous donne l’opportunité d’initier un débat de fond sur la nature et la qualité des partis politiques congolais.

Sous d’autres cieux, un parti politique se crée sur la base d’une doctrine économique et sociale et rassemble des citoyens qui adhèrent à une même idéologie ou qui ont en partage un même idéal. Un parti rassemble donc non pas des membres d’une même famille, d’une même ethnie ou d’une même région, mais des femmes et des hommes ayant les mêmes convictions politiques, la même vision du monde et de la société, le même idéal éthique et social, par-delà leur appartenance familiale, clanique, ethnique, régionale. Ce qui n’est pas toujours le cas au Congo où la plupart des partis ont tendance à ne privilégier leur implantation que dans leur terroir ethnique et/ou régional. Cela pose la question fondamentale de la nature et de la qualité des partis politiques congolais.

II. La crise multidimensionnelle qui mine le Congo aujourd’hui

Du fait d’une gouvernance chaotique et des détournements massifs des énormes revenus générés par le pétrole, le Congo connaît aujourd’hui une crise financière gravissime, caractérisée entre autres par :

- une baisse drastique des ressources de l’Etat ;

- la fermeture de nombreuses entreprises et l’effondrement économique du pays ;

- l’assèchement quasi-total des réserves de change internationales ;

- une dette publique écrasante (120% du PIB) ;

- l’incapacité de l’Etat à faire face aux charges courantes (salaires, pensions, bourses, dettes sociales) ;

- le non-respect des engagements pris ;

- des échéances de paiements non honorées de la dette extérieure ;

- le non-paiement de la dette intérieure depuis 2012 ;

- la monté de la pauvreté et de la précarité, etc.

Au total, le Congo connaît véritablement une banqueroute. Cette crise financière d’une profondeur sans précédent a des conséquences sociales tragiques sur le vécu quotidien des populations. L’aggravation du chômage consécutive à la fermeture de nombreuses entreprises, à Pointe-Noire particulièrement et le non-paiement des salaires des fonctionnaires émargeant aux budgets de transfert (Conseil national de lutte contre le sida, plus de 30 mois ; hôpital général de Loandjili, 20 mois ; Université, 6 mois ; Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville, 6 mois ; Collectivités locales, de 8 à 10 mois), des pensions des retraités de la CRF (15 mois), des bourses des étudiants (2 ans) et de la dette intérieure sociale (6 ans), tous ces faits ont plongé les populations dans une pauvreté extrême et engendré une augmentation vertigineuse de la morbidité et de la mortalité dans les rangs des couches populaires. La situation sociale des populations est épouvantable.

Dans ce contexte extrêmement difficile, le gouvernement de la République fait montre d’une insensibilité inhumaine qui frise le cynisme. Il ne fait absolument rien pour prendre des mesures urgentes susceptibles de soulager la pauvreté écrasante des citoyens ordinaires. Il attend passivement que le FMI vole à son secours, oubliant comme le disait très justement, monsieur Jean-Luc Delvert, Consul général de France à Pointe-Noire, à l’occasion de la fête du 14 juillet 2018 : « Aucun soutien, d’où qu’il vienne, ne suffira, s’il n’y a pas une prise de conscience du contexte et un changement radical de comportement ». Attendre tout du FMI c’est faire preuve d’une cécité navrante, car le FMI ne se substitue pas aux Etats ; il accompagne les Etats qui engagent des actions porteuses pour leurs pays et pour leurs peuples.

Il y’a donc des mesures immédiates à prendre sans attendre le FMI. Cela, le pouvoir congolais n’en a cure. Le sort des populations n’est pas son premier souci. Par exemple, dans son discours à la nation du 14 août 2018, le président de la République n’a pas soufflé un seul mot sur la mort tragique de 13 jeunes dans les locaux du Commissariat de police de Chacona à Brazzaville, dans la nuit du 22 au 23 juillet 2018. Il n’a exprimé aucune compassion pour les familles éplorées. De même, il a fait une impasse totale sur la situation dramatique des populations en général, des retraités de la CRF, des étudiants congolais au Congo et à l’étranger et des fonctionnaires des structures à budgets de transfert en particulier, qui vivent un véritable enfer.

Dans le même esprit, il n’a rien dit sur le sort des responsables et militants de l’opposition, arrêtés et emprisonnés arbitrairement et qui croupissent injustement dans les geôles du pouvoir. Au nom de la réconciliation nationale, il aurait dû accomplir un geste de mansuétude en accordant une amnistie générale en faveur des prisonniers politiques. De tout cela rien. Ce qui le préoccupe, c’est la conservation coûte que coûte du pouvoir et le passage du témoin à son fils, pourtant comptable de la gestion scabreuse et scandaleuse de la SNPC et ses filiales.

Dans le cadre de cette vision égocentrique, pendant que les populations broient du noir, les dignitaires du pouvoir passent le plus clair de leur temps dans des intrigues et des calculs politiques tortueux, en vue de la succession de l’actuel président de la République. Comble de l’ironie, alors qu’ils sont les principaux responsables de l’effondrement actuel du Congo et qu’ils devraient répondre de la mauvaise gestion des secteurs dont ils ont la charge, ces intouchables se projettent déjà dans la perspective de l’élection présidentielle de 2021 et promettent monts et merveilles aux Congolais pour demain. Mais cette lune qu’ils promettent, pourquoi ne l’ont-ils pas offerte aux populations avec les importantes ressources financières engrangées de 2003 à 2014, ressources qu’ils ont allègrement détournées et placées dans des paradis fiscaux ?

Le meilleur service que ces nouveaux riches pourraient rendre aux populations congolaises et ainsi réparer leurs crimes, c’est de rapatrier au Congo et restituer au Trésor public, les sommes colossales qu’ils ont placées dans leurs comptes privés à Panama, en Chine, au Brésil, à l’ïle Maurice, à Singapour, à Dubaï, aux îles-caïmans, aux Antilles hollandaises, en Espagne, au Canada, en Suisse, à Monaco, en Uruguay, en Guinée-Conakry, en Côte d’Ivoire, au Niger, en RDC, au Maroc, au Cap-Vert. Un adage populaire ne dit-il pas : « C’est dans le malheur que l’on reconnait les vrais amis ? ».

Ce que les Congolais attendent du pouvoir, ce ne sont pas des promesses électoralistes et démagogiques de bonheur pour demain, mais bien plutôt des mesures concrètes, immédiates, efficaces et de nature à contribuer à l’amélioration de leur vécu quotidien. Cela exige de la part des dirigeants, un sursaut et un changement radical de mentalités, des pratiques politiques et sociales en matière de gouvernance, de transparence et de rapport à l’éthique républicaine. Les pères fondateurs de la République voulaient d’une République exemplaire, fondée sur le devoir de vertu.

Dans les discours, le pouvoir congolais fait beaucoup de battage médiatique sur la lutte contre les antivaleurs, mais dans les faits, il n’entreprend absolument rien pour sévir contre les auteurs présumés des crimes économiques et financiers qui sont à l’origine de la grave crise dans laquelle le Congo est empêtré aujourd’hui. Certes, de temps en temps il pêche çà et là et jette en pâture quelques menus fretins, mais les gros poissons continuent de nager crânement dans les eaux nauséabondes du pouvoir, assurés qu’ils sont d’une totale impunité. Ils jouissent de l’immunité familiale.

Le Congo que les populations veulent pour demain n’est pas celui que leur proposent aujourd’hui les principaux responsables du chaos actuel. Que personne ne s’y trompe : sans une bonne gouvernance, le Congo ne sortira pas de la crise actuelle. Tant que les autorités congolaises n’auront pas réalisé, comme le réclame avec insistance le FMI « des réformes audacieuses et immédiates dans le domaine de la gouvernance et de la lutte contre la corruption » toute sortie du chaos actuel est impossible. Pour l’UPRN, la seule solution à la crise multidimensionnelle qui plombe le Congo, c’est un vrai dialogue politique national, sous médiation internationale et rassemblant sans exclusive, toutes les forces vives de la nation.

Ce dialogue inclusif qui a pour objectif général d’élaborer des pistes de solutions efficaces pour chacune des dimensions de la grave crise qui traverse notre pays est totalement différent du simulacre de dialogue que le pouvoir propose dans le cadre du Conseil national du dialogue, car, dans sa composition actuelle, ce Conseil comprend 120 membres désignés dont 100 appartiennent à la mouvance présidentielle et apparentés et 20 à l’opposition choisie. Un dialogue organisé dans de telles conditions et surtout sans la présence de l’opposition réelle, n’est rien d’autre qu’un nouveau monologue du pouvoir. Il est rigoureusement identique aux monologues organisés par le pouvoir à Brazzaville en avril 2009, à Ewo en septembre 2011, à Dolisie en 2013, à Sibiti en 2015 et à Ouesso en 2016. Ces différents monologues n’ont pas répondu aux attentes du peuple congolais. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, nous n’avons pas le droit de reproduire à l’identique les fautes du passé. Il faut en finir avec l’éternel recommencement et les fausses solutions à des vrais problèmes.

Le dialogue politique inclusif que nous appelons de nos vœux est la seule bonne solution de sortie de crise. Cependant, pour être porteur, ce dialogue devra déboucher sur l’ouverture d’une période de transition dont la durée sera décidée d’accord-parties, la formation d’un gouvernement de transition, chargé d’appliquer les décisions du dialogue et de préparer les conditions permissives d’une élection présidentielle libre, transparente et équitable en 2021, la mise en place d’un parlement de transition à une seule chambre, composé de façon paritaire de représentants de la classe politique dans sa diversité, des associations de la société civile et de la diaspora. Ce parlement sera chargé de voter les lois nécessitées par la mise en œuvre des décisions du dialogue, de contrôler l’exécution de ces décisions et d’évaluer les politiques publiques mises en œuvre par le gouvernement de transition.

A la condition de ne pas être un nouveau monologue du pouvoir et de se fonder sur les principes de la participation équitable et de l’égalité de traitement de tous les acteurs politiques et sociaux, le dialogue national et inclusif est une grande chance pour le Congo de sortir du chaos actuel. Hors de cette voie, il n’y a point de salut pour le Congo.

Fait à Brazzaville, le 18 août 2018

Le Comité Directeur

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8

Dans : Politique
Par congobrazzaville2016
Le 25 août 2018
A 12 h 22 min
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Brazzaville: l’opposition Congolaise se réveille enfin …

 

Brazzaville 17 août 2018

( ici, à la résidence de Mathias DZON )

 l’opposition Congolaise vers l’Unité ?

pourvu que cela soit sincère, que cela dure

et que cela mène  à la victoire …

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Dans : Politique
Par congobrazzaville2016
Le 19 août 2018
A 10 h 18 min
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Congo-Brazza: Un rendez-vous manqué !

 

Congo-Brazzaville:

 == Un rendez-vous manqué avec l’histoire ==

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(par Jean-sylvestre ITOUA)

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Voici, près de trente (30) ans que le Congo est tiré vers le bas. Sur tous les plans, la vie s’est arrêtée et, la pauvreté, la misère, la mort, le chaos sont désormais notre quotidien. Malgré toutes ses richesses et ses atouts, pendant que d’autres pays se construisent, le Congo recule sous la loi du règne absolu avec une gouvernance faite de guerres fratricides en cascades, d’arrestation arbitraires, de détournements et d’appropriation privée de l’état et de ses ressources. Plus grave, malgré leur intellect et certainement leur degré de conscience, dans leur majorité, les élites ont malheureusement succombé devant l’argent facile et trahi ainsi  l’espoir de tout un  peuple. Ces élites se sont reniées, repliées sur elles-mêmes dans des projets politiques en réalité  du ventre, de la préférence familiale, ethnique, clientéliste. C’est une honte ! 

Aujourd’hui, la société Congolaise est complètement déréglée. Elle a perdu ses repères sous le règne du pouvoir de l’argent facile au point où, l’avenir de tout un pays et le rêve de toute une jeunesse se trouvent brisés. Mais malheureusement, aujourd’hui encore, empêtré dans ses propres contradictions, au lieu de s’ouvrir, le pouvoir de Brazzaville s’enferme et sombre davantage  dans le jusqu’au-boutisme en érigeant la provocation, l’inquisition, l’intimidation, la violence, l’intolérance, l’arbitraire en méthode de gouvernement. Comme un chien enragé, il s’abandonne déjà à des solutions fausses, par exemple celle de pousser les populations à l’alcoolisme, à boire, à l’inconscience à travers diverses promotions du type 3 à 4 bières « Mopiko » selon la rue, pour mille francs CFA dans l’espoir de leur faire oublier le chaos  qui les frappe de plein fouet au moment où les paiements de salaires et pensions ne sont plus assurés !

Comme on le voit, à trop vouloir passer en force, le pouvoir familial de Brazzaville marche déjà sur la tête et pire, il fait tout pour que le chaos actuel demeure. Pour preuve, la conférence nationale souveraine de 1991 avait décidé de faire du 10 juin, journée de la réconciliation et de la concorde nationale. Curieusement, c’est à un jour près de cette date du 10 Juin 2018 dans la salle de la préfecture à Brazzaville que le pouvoir ethnique et familial par la voix de son ministre  de l’intérieur, a proclamé sans rire, l’exclusion de la vraie opposition du débat politique.

Alors, comment peut-on à travers ces méthodes rétrogrades, arrêter la vie d’un pays, bâillonner tout un peuple, réduire des familles sœurs comme à l’esclavage, des dignes citoyens habituellement ouverts au monde à la médiocrité et à l’ignorance ! A cette allure, les enfants Congolais n’auront plus droit à l’instruction et plus personne ne sera à mesure d’écrire même son nom !!

 Où allons – nous ? C’est indigne !

Par cette tentative d’exclusion de la vraie opposition de l’échiquier politique Congolais, le pouvoir familial confirme son image d’ancien monde et avoue son échec qui révèle au grand jour sa peur du débat politique et son incapacité à contenir un débat politique contradictoire auquel tout le pays l’invite sans trop attendre dans un dialogue inclusif.

Comme on le voit aussi, arrivant  à la suite d’une série d’élections truquées et volées depuis des années, cette décision du pouvoir de Brazzaville est un complot de longue date contre les organisations véritablement  patriotiques. Cette dérive autocratique et Ces méthodes de gouvernement ont essentiellement pour but de vouloir perpétuer la violence et les affrontements fratricides au Congo par le biais d’une prétendue illégalité des forces patriotiques dans le cadre de leurs activités. C’est le retour à la pensée et au parti uniques de sorte que, le Congo manque ainsi son rendez-vous avec l’histoire et s’éloigne davantage d’une communauté qui partage les mêmes idéaux de paix, et tourne désormais le dos à l’avenir, à une nation protectrice des valeurs humaines. 

Chers (ères) compatriotes, réanimons et ne perdons pas la flamme du cœur en nous. C’est seulement par l’Amour et son pouvoir rédempteur que nous parviendrons à sauver le Congo du chaos actuel car l’Amour n’est pas égoïste, l’Amour n’est pas centré sur soi-même, l’Amour c’est le Partage, l’Harmonie, le Don de soi, un Tout donc, la  seule voix qui rassure, la seule voie qui rassemble.

Dans cet esprit, par opposition au règne par la force des armes, la puissance de l’argent facile, la corruption, l’impunité, la jouissance, la manipulation, l’intimidation, l’intolérance, l’opulence, l’égo et des appétits physiques à la mode et véhiculés par l’expression du  pouvoir pour le pouvoir à vie, il est urgent que la société Congolaise débatte dans la paix de son avenir et retrouve ses vraies valeurs, de conscience nationale, de paix, de justice, de probité morale, de tolérance, d’éthique, du goût de l’effort, de patience, du compromis, du dialogue, du sens de la mesure, de solidarité.

C’est pour quoi: quel que soit ce que nous sommes sur ce plan, faisons l’effort de comprendre et de montrer autour de nous qu’il n’est nullement question pour nous sur ce plan physique, pour paraître plus que d’autres, pour nous couper des autres, pour nous replier sur nous-mêmes, mais pour communier avec les autres, avec ceux que nous aimons ou ceux que nous aimons moins ou croyons moins aimer, avec ceux qui nous aiment, nous aiment moins ou croient ne pas nous aimer, car dans l’amour est réuni l’Absolu c’est-à-dire que l’Amour inclut tous les contraires possibles.

Chers (ères) compatriotes, le Congo est notre bien commun, indivisible. Demeurons unis, attentifs et ouverts car,  avec ces violentes méthodes de gouvernement sans commune mesure, le Congo pourrait entrer désormais dans une période plus incertaine encore. Heureusement que la vie nous enseigne qu’il nous faut aimer ce qui est bien et ignorer ce qui est mal. Laissons donc les choses sales mourir de leur propre poison. Comme l ‘Espérance est une petite voix qui nous assure que rien n’est jamais perdu et, une manière de regarder la vie et ses difficultés non comme un mal, mais comme une promesse de vie, communions,  et comme un roseau, résistons sans jamais rompre pour enfin, reconstruire ensemble.

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Publication Congobrazza2016

2 Juillet 2018

 

Dans : Politique
Par congobrazzaville2016
Le 6 juillet 2018
A 23 h 29 min
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Congo: le pouvoir ne veut plus reconnaître la principale opposition

 Collectif des partis de l’opposition

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COMMUNIQUE DE PRESSE

Coup de force politique au Congo Brazzaville: 

le pouvoir décide de ne plus reconnaître

les principaux partis de l’opposition réelle

Après s’être fabriqué, une opposition aux ordres, le pouvoir congolais vient de décider de ne plus reconnaître les principaux partis de l’opposition réelle : l’UPRN de Mathias DZON, le CAP de Jean ITADI et Christophe MOUKOUEKE, l’UP de Jean Martin MBEMBA, l’UPC de Paulin MAKAYA, la CADD de André SALISSA OKOMBI, le MUST de Claudine MUNARI, le RDR de feu, le Général Raymond Damasse NGOLO, l’UDR-MWINDA de Guy Romain KIFOUSSIA, le PSDC de Clément MIERASSA, le MVC du professeur Henri BOUKOULOU, le PSRD de Georges NTSIBA, la Convergence Citoyenne de Bonaventure MBAYA, le PSVR de Michel MAMPOUYA, etc. Tous ces partis, moteurs du dialogue alternatif de Diata, appartiennent à telle ou telle tendance de ce que le pouvoir désigne par l’expression « l’opposition radicale ».

Pour tenter de justifier cette mesure insolite et inique, le pouvoir prétend que les partis concernés ne se seraient pas conformés aux dispositions de la loi N°20 – 2017 du 12 mai 2017, portant loi organique relative aux conditions de création, d’existence et aux modalités de financement des partis politiques qui, en son article 49, dispose : « les partis politiques déjà créés disposent d’un délai de 6 mois à compter de la promulgation de cette loi organique pour s’y conformer ».

Ce motif ne tient pas la route, car, ces partis ont été créés longtemps avant la promulgation de la loi N°20 – 2017 du 12 mai 2017 en référence. En vertu des dispositions de l’article 2 du code civil congolais qui stipule « la loi ne dispose que pour l’avenir. Elle n’a pas d’effets rétroactifs », ainsi que des dispositions de l’article 4 du code pénal congolais qui stipule « nulle contravention, nul délit, nul crime ne peuvent être punis de peines qui n’étaient pas prononcées par la loi avant qu’ils fussent commis », la décision de ne plus reconnaître les principaux partis de l’opposition réelle, cités supra, est illégale et arbitraire.

Venant après les procès politiques, intentés contre plusieurs responsables de l’opposition et de la société civile, cette décision constitue une atteinte très grave aux libertés de pensée, d’expression et d’association garanties par les lois et règlements de la République et vise à ramener le Congo – Brazzaville à l’ère sombre du monopartisme, de la pensée unique, de l’unanimisme social et de l’intolérance politique que nous croyions à jamais révolus. Elle a pour objectif principal d’éliminer la vraie opposition, car, sur les 55 partis maintenus, la plupart appartiennent, soit à la mouvance présidentielle et à ses alliés, soit à l’opposition ralliée au pouvoir. Plus grave, beaucoup de partis reconnus sont des groupuscules sans assise nationale, mais affiliés au pouvoir.

Cette décision cache mal le désir du pouvoir de verrouiller l’alternance démocratique et pacifique au profit d’une succession dynastique. Par ailleurs, la mise en cause du caractère non rétroactif de la loi met en danger les fondements de l’Etat de droit et ouvre une brèche béante à l’arbitraire. Le Congo n’a pas besoin de cela.

Le monde est entré dans la civilisation de la démocratie et du pluralisme d’opinions. Nous dénonçons avec la dernière énergie, la décision du pouvoir de ne plus reconnaître nos partis dont la plupart existent depuis près de 27 ans et occupent une place non négligeable dans le paysage politique congolais. Nous interjetons appel auprès de la Cour suprême et sommes convaincus qu’elle dira le droit et remettra à l’endroit ce que le pouvoir exécutif a délibérément mis à l’envers.

Nous appelons nos militants, nos cadres et nos sympathisants à la sérénité, à la retenue et à la responsabilité et les invitons à ne pas tomber dans le piège du pouvoir et à ne pas céder à la provocation.

Fait à Brazzaville, le 13 juin 2018

Pour

L’UPRN Le CAP Le RDR Le MVC

ELO Dacy Jean ITADI Serge MVIRI Henri BOUKOULOU

 

Dans : Politique
Par congobrazzaville2016
Le 14 juin 2018
A 8 h 16 min
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Congo: le Chaos actuel, les responsabilités

 

 

 Congo, le Chaos actuel:

les responsabilités

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Pour nous,

il n’y a pas de responsabilité collective de la classe politique congolaise

dans la situation chaotique actuelle du Congo,

mais, à des degrés divers, des responsabilités individuelles..

Tous les Congolais ne sont pas responsables de la crise actuelle.

La responsabilité principale du chaos actuel incombe au pouvoir en général, au PCT et à la mouvance présidentielle en particulier, eux qui depuis près de 20 ans détiennent tous les leviers du pouvoir et qui, malgré les énormes revenus financiers engrangés de 2003 à 2014, n’ont pas su ou pu jeter les bases d’une économie nationale forte et diversifiée. Le pouvoir actuel n’a su, ni définir, ni promouvoir, ni mettre en œuvre une véritable politique économique et sociale.

Il s’est tristement illustré par une mal-gouvernance sans précédent, caractérisée par un endettement excessif, des prêts gagés sur le pétrole à des taux exorbitants, des surfacturations, une corruption dantesque, des détournements massifs des deniers publics, l’enrichissement illicite, l’appropriation personnelle des biens publics, les placements des fonds publics dans des comptes privés ouverts dans des paradis fiscaux, la gabegie, le goût immodéré de la fête, la vie de cocagne, la « familiarisation » du pouvoir, le noyautage clanique des postes de responsabilité au sommet de l’Etat, etc.

La seconde responsabilité de l’effondrement actuel du Congo incombe à la marginalisation des populations dans les stratégies politiques des partis se réclamant de l’opposition. En effet, la plupart de ces partis, mus avant tout par la recherche du confort matériel, se sont détournés de leurs devoirs de mobilisation, de conscientisation et d’organisation des populations sur la base de leurs propres intérêts.

Ils se sont repliés sur les identités du village, du district, de l’ethnie ou de la région, aux fins de se construire un petit fief à partir duquel, leurs leaders vont à la conquête d’un poste juteux de député ou de sénateur, quand ils ne choisissent pas tout simplement, de vendre leur âme au pouvoir. Négligeant la mobilisation populaire, ces partis se réfugient bien souvent dans la seule communication, au détriment du travail de terrain à la base.

La troisième responsabilité du chaos actuel est à rechercher assurément dans la défection des partis se réclamant de l’opposition qui ont tourné le dos aux résolutions pertinentes du dialogue alternatif de DATA et qui ont choisi d’accompagner le pouvoir dans le processus de la mascarade électorale du 20 mars 2016, cassant par cette défection, la dynamique unitaire enclenchée par l’alliance FROCAD–IDC.

La défaite de la pensée et la trahison des intellectuels constituent une autre cause importante du chaos actuel. En effet, sous d’autres cieux, les intellectuels sont des producteurs de la pensée, des agitateurs des idées, des guides et des formateurs de la conscience. Ils éclairent par leurs analyses pointues et actualisées des phénomènes humains et sociaux, les actions des décideurs. Ils sont par nature iconoclastes. A contre-courant de cette tendance générale, au Congo, les intellectuels dont les journalistes, se sont mués en griots des pouvoirs politiques et des puissances d’argent.

Cette défaite de la pensée et cette trahison des clercs abandonnent les consciences insuffisamment affranchies, les jeunes en particulier, à la merci des marchands d’illusions et des prédateurs et ouvrent un large boulevard à la corruption et aux comportements déviants.

Une autre responsabilité du chaos actuel réside dans la faiblesse des organisations congolaises de la société civile. On le sait, dans plusieurs pays d’Afrique : Sénégal (Y’en a marre), Burkina Faso (Balai Citoyen), RDC (La Lucha), les organisations de la société civile sont devenues des fers de lance des luttes pour la défense des droits humains et pour la démocratie, notamment les élections libres, transparentes et équitables. Elles mobilisent des foules immenses. Dans notre pays, à l’image des partis politiques, la plupart des organisations de la société civile n’existent qu’au sommet. De ce fait, elles ne participent pas à la construction d’un nouveau rapport de force politique, favorable aux forces du changement.

Au total, à des degrés divers, les différentes tendances de la classe politique congolaise et les ONG portent une certaine responsabilité dans l’effondrement actuel du Congo. Mais cela ne signifie pas que tous les acteurs politiques et sociaux du Congo sont pourris. Encore une fois, la responsabilité principale du chaos actuel est celle du pouvoir dans ses multiples tendances. Cependant, l’opposition congolaise, parce qu’elle n’a pas pu ou su créer un rapport de force politique favorable aux forces politiques et sociales œuvrant pour l’alternance démocratique et pacifique, porte elle aussi, une certaine responsabilité dans le chaos actuel.

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Extrait du communiqué final de

la 12è Coordination nationale de l’Alliance A.R.D

Brazzaville, 12 mai 2018

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Dans : Politique
Par congobrazzaville2016
Le 16 mai 2018
A 11 h 45 min
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Congo: Que faire pour sortir le Congo de ce Chaos ?

 

 Congo: Que faire pour sortir de ce Chaos ?

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Notre Devoir à Tous est d’ œuvrer Ensemble

autour des propositions suivantes

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En premier lieu, le PCT, la mouvance présidentielle et le gouvernement, principaux responsables du chaos actuel, doivent faire leur autocritique, demander pardon au peuple Congolais, reconnaître publiquement que le dialogue politique national inclusif est la seule bonne solution de sortie, comme l’ont souligné très justement, après nous, les Évêques du Congo, réunis à Brazzaville en session extraordinaire du 08 au 09 mai 2018.

En second lieu, le gouvernement, en tant que pouvoir qui gouverne l’Etat, a l’impérieux devoir de prendre dès maintenant des mesures de réduction drastique du train de vie de l’Etat, et ce, sans attendre la signature d’un accord avec le FMI. Pour l’aider dans cette tâche,  la XIIe Coordination nationale de l’Alliance A.R.D renouvelle à son intention, les mesures de redressement formulées dans le communiqué final de la XIe(11è) Coordination nationale de l’Alliance A.R.D, tenue à Brazzaville le 11 novembre 2017. Ces mesures se déclinent ainsi qu’il suit :

1-      La suspension momentanée des nombreux centres de dépenses faramineuses que sont : le Sénat, l’Assemblée nationale, la Cour constitutionnelle, le Conseil économique et social, le Conseil supérieur de la liberté de communication, la Commission nationale des Droits de l’homme, le Médiateur de la République ;

2-      La mise en place d’un parlement de transition à une seule chambre et composé de façon paritaire de représentants de la mouvance présidentielle et de l’opposition plurielle ;

3-      La suspension de la mise en place des nouvelles institutions budgétivores créées par le Conseil des ministres du 2 mai 2018 (Conseil national du dialogue, Conseil consultatif des sages et notabilités traditionnelles, Conseil consultatif des organisations de la société civile et des ONG) ;

4-      La réduction du nombre des ministres et la suppression des postes de ministres d’Etat ;

5-    Le retraitement des Fonds politiques du président de la République dans le sens de leur réduction à un niveau qui n’excédera pas les 25 milliards de FCFA par an et leur inscription chaque année dans les rubriques budgétaires ;

6-    la révision à la baisse des rémunérations faramineuses allouées aux ministres, aux parlementaires, aux membres des bureaux des conseils départementaux et communaux, aux préfets, sous-préfets, administrateurs-maires, aux PDG et directeurs généraux des entreprises publiques. Par exemple, les ministres qui aujourd’hui sont rémunérés à hauteur de 15 millions de FCFA par mois, seront plutôt payés à 7 millions et ceci par  virements bancaires ;

7-      La suppression des salaires fonctionnels payés indûment aux responsables des organes dirigeants du PCT ;

8-      la suppression et l’interdiction absolue des paiements par anticipation et des dépenses non prévues au budget, pour éradiquer les coulages financiers et les tripatouillages, surtout au niveau des menues-recettes ;

9-      la suppression des exonérations fiscales exceptionnelles ou discrétionnaires ;

10-  la suppression des emprunts gagés sur le pétrole sous la forme de pré-paiements ou d’avances à court terme obtenues auprès des négociants en pétrole ;

11-  le rapatriement de tout l’argent de l’Etat logé dans des comptes à l’étranger (Singapour, Brésil, Chine, Panama, Ile-Maurice, Koweït, Espagne, Côte-d’Ivoire, Guinée-Conakry, Niger, RDC, Angola, Maroc, Iles caïmans, Antilles Hollandaises, Monaco, Uruguay, Cap-Vert, etc.

12-  La réalisation par des cabinets indépendants de réputation internationale, des audits de la SNPC, du Trésor, de la Douane, des Impôts, des Grands travaux, du Port autonome de Pointe-Noire, de la Coraf, de la SNE, de la SNDE, de Congo télécom, des opérations de la municipalisation accélérée, des revenus générés par le bois, du Parc automobile et du Parc immobilier de l’Etat, des effectifs de la Fonction publique, de l’Armée et de la Police ;

13-  la refondation de la gouvernance de la SNPC et sa restructuration ;

14-  la nationalisation des sociétés écran : l’Africa Oil Gas Corpration (AOGC) ; Likouala SA, Sphynx Bermuda, Energy Congo, Orion-oil, sociétés qui dès à présent, doivent rendre publique la composition de leur actionnariat ;

15-  la réduction au strict nécessaire  des missions extérieures et de certaines manifestations publiques ;

16-  la réduction du parc automobile de l’Etat ;

17-  le renforcement des mécanismes de  lutte contre la corruption, la concussion, l’enrichissement illicite, l’appropriation personnelle des biens publics, le favoritisme familial, l’impunité, en vue d’améliorer la transparence financière ;

18-  la création d’une brigade économique et financière, chargée d’effectuer des enquêtes financières et de suivre et contrôler la manière  dont l’argent public est utilisé ;

19-  le retraitement de l’énorme dette publique dans le cadre d’un accord avec la communauté financière internationale, pour la ramener à au moins 25% du PIB, voire à 20% comme en 2010 ;

20-   le paiement concomitant et régulier des salaires de tous les fonctionnaires et de tous les agents de l’Etat émargeant aux budgets de transfert, des pensions de tous les retraités, des bourses de tous les étudiants congolais au Congo et à l’étranger ;

21-  la réalisation d’un recensement rigoureux de tous les agents de l’Etat pour débusquer définitivement les nombreux fictifs et l’instauration d’un fichier unique Fonction publique/Solde/Force publique.

Dans le dessein de ne pas aggraver les souffrances déjà épouvantables des populations, il ne sera procédé à aucune réduction des salaires des fonctionnaires, des pensions des retraités, des bourses des étudiants et des budgets de  l’alimentation des populations en eau potable, de la santé publique et de l’hygiène,  de l’éducation et de la formation qualifiante, des transports en commun et de l’emploi.

Quant aux partis politiques qui se réclament de l’opposition, ils ont le devoir de ne pas laisser faire ; ils n’ont pas le droit d’accompagner le pouvoir comme beaucoup l’ont fait en 2016 et continuent de le faire aujourd’hui. Ils doivent tirer les leçons des fautes du passé, en finir avec la politique du ventre et choisir résolument le camp du peuple. Ensemble, nous devons tout mettre en œuvre pour proposer des pistes lumineuses qui permettent à notre pays de briser les chaines du chaos actuel, de cesser d’être une terre de misère, de souffrances et de la mort, pour devenir réellement une terre de prospérité et de bien-être pour son peuple.

Depuis près de 5 ans, nous n’avons cessé d’appeler au dialogue national inclusif, opportunité unique devant permettre de construire un compromis politique dynamique entre le pouvoir et l’opposition. Malheureusement, le pouvoir autiste qui est en face de nous et la cohorte d’opportunistes qui le soutiennent et l’accompagnent pour des raisons bassement matérielles, font la sourde oreille et feignent de ne pas entendre.

La classe politique congolaise dans son ensemble doit se ressaisir et méditer cet appel de Ghezo, le roi d’Abomey : « Si tous les fils du royaume venaient par leurs mains assemblées, boucher les trous de la jarre percée, le pays serait sauvé ». Sauvons le Congo pendant qu’il est encore temps. L’année 2018 est une année de chance pour le Congo. Au-delà, le chaos ira en s’approfondissant et le peuple en s’appauvrissant chaque jour davantage. Nous devons plus que jamais faire preuve d’un esprit élevé de patriotisme, d’abnégation, de sens de l’intérêt général et épouser résolument la cause de notre peuple. Cela est possible, à condition que chacun de nous manifeste dans les faits, une volonté politique de servir le peuple et non pas de se servir soi-même, ou de servir les membres de sa famille, de son clan, de son village, de  son ethnie ou de sa région d’origine (…).

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Extrait du communiqué final de 

la 12è Coordination nationale de l’Alliance A.R.D

Brazzaville, le 12 mai 2018

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Rassemblons-nous, Ressaisissons-nous 

Notre Devoir à Tous est de sortir le Congo de ce Chaos

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Dans : Politique
Par congobrazzaville2016
Le
A 11 h 39 min
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Sur l’effondrement du Congo Brazzaville

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 Sur l‘effondrement du Congo Brazzaville

(…) Dans son livre « Le sens des choses », Jacques ATTALI écrit : « Ne pas comprendre, c’est ne pas pouvoir prévoir et en particulier, ne pas pouvoir prévoir les menaces ». En effet, gouverner, c’est prévoir et anticiper les risques ou les menaces qui peuvent survenir dans un Etat, une institution ou une organisation publique ou privée. Depuis plusieurs années, l’opposition congolaise n’a eu de cesse de tirer la sonnette d’alarme et de proclamer urbi et orbi que notre pays traversait une crise multidimensionnelle grave. Faisant la politique de l’autruche, le pouvoir a toujours clamé de façon péremptoire qu’il n’y a pas de crise au Congo et que notre pays se portait bien et même très bien. Malheureusement, les faits sont têtus. Aujourd’hui, il est établi de façon irréfutable que le Congo-Brazzaville traverse une crise économique, financière, sociale, politique et sécuritaire gravissime. Il est dans un état comateux.

Selon les ministres des Finances des pays membres de la zone franc (CEMAC, UEMOA, COMORES) et de la France, réunis à Brazzaville, le 13 avril 2018, « la grave crise congolaise menace de pousser à l’effondrement l’ensemble de la zone CEMAC, si des réformes nécessaires ne sont pas entreprises par les autorités congolaises pour redresser les comptes et les équilibres indispensables, après un audit sérieux de la gouvernance et de la corruption. C’est la condition qui permettra la conclusion d’un accord avec le FMI, préalable à une éventuelle aide de la France de 135 millions d’euros ».

Pour sa part, décrivant la situation actuelle du Congo, monsieur Abdoul Aziz Wane, chef de la mission du FMI qui a séjourné au Congo du 3 au 18 avril 2018, a déclaré dans le communiqué de presse publié en fin de mission :

(…) L’économie congolaise souffre des effets des bas prix du pétrole, une dette insoutenable et des défis importants liés à la gouvernance. Une récession prolongée de l’économie non pétrolière affecte négativement les populations vulnérables. Le niveau élevé de la dette et l’accumulation d’arriérés qui en a résulté nuisent à la confiance des investisseurs, la stabilité du système financier, ainsi qu’aux services sociaux. Les faiblesses dans la gouvernance et la lutte contre la corruption ont exacerbé les lacunes dans la mise en œuvre des lois et règlements et les vulnérabilités économiques. Les autorités doivent entreprendre des réformes audacieuses et immédiates dans le domaine de la gouvernance pour traduire en action la rupture avec les politiques et pratiques du passé, proclamée par le gouvernement (..).

Comme il est aisé de le constater à travers ces différentes déclarations des ministres des finances des pays membres de la zone franc, ainsi que du FMI, la XIIe Coordination nationale de l’ARD se tient à un moment où la situation générale de notre pays est cadavérique. Si le Congo était une entreprise, il aurait déjà déposé le bilan et mis la clé sous le paillasson. L’Etat est en banqueroute. Il n’honore plus, ni les échéances de paiement de la dette extérieure et de la dette intérieure, ni les charges courantes. Cette situation catastrophique engendre des drames dans les foyers.

Face au chaos actuel, le gouvernement congolais ne fait absolument rien et place tous ses espoirs dans la signature d’un hypothétique accord avec le FMI. Malheureusement pour lui, cet accord providentiel a été renvoyé aux calendes grecques, jusqu’à ce que les autorités congolaises consentent à satisfaire aux exigences du FMI en matière des audits sur la gouvernance et la corruption. Dans ce sens, madame Christine Lagarde, directrice générale du FMI, a déclaré au cours d’une conférence de presse prononcée le vendredi 20 avril 2018, à l’occasion des réunions de printemps du FMI :

(…) Le projet de programme sera soumis au conseil d’administration et c’est à l’issue du conseil d’administration que l’on saura exactement quels sont les financements et quelles les conditions associées à ce programme. Nous avons des exigences en matière de gouvernance qui devront être mises en place très vite après l’approbation du conseil d’administration qui nous paraissent de nature à garantir une bonne utilisation des finances publiques et la bonne réalisation des objectifs du programme (…). Rien n’est donc acquis comme tente de le faire croire le gouvernement congolais. Tout est encore conditionné par la mise en œuvre par les autorités congolaises des exigences du FMI en matière des audits sur la gouvernance et la corruption.

Dans ce contexte extrêmement difficile, alors que l’Etat est en cessation de paiement et que chaque jour des milliers de Congolaises et de Congolais meurent pour cause d’extrême pauvreté, le gouvernement, au lieu de s’atteler à promouvoir des mesures sérieuses de redressement, pour sortir le pays de la crise multidimensionnelle qui le plombe, le gouvernement, disons-nous, a aggravé la situation, en créant au cours du conseil des ministres du mercredi 2 mai 2018, trois nouvelles institutions (Conseil national du dialogue, Conseil consultatif des sages et notabilités traditionnelles, Conseil consultatif de la société civile et des ONG), institutions qui sont de nouvelles sources de dépenses faramineuses, sans toutefois dire comment il entendait financer ces nouvelles dépenses exorbitantes et inutiles, quand on sait qu’aujourd’hui, l’Etat congolais est en banqueroute. C’est tout simplement effarant, voire irresponsable.

Il faut souligner avec force que la mise en œuvre d’un conseil national du dialogue par le conseil des ministres du 2 mai 2018, vise un seul et même objectif : contourner le vrai dialogue politique national inclusif que le peuple congolais et la communauté internationale exigent instamment, pour lui substituer un simulacre de dialogue du type de ceux que le pouvoir a organisés à Ewo en 2011, à Dolisie en 2013, à Sibiti en 2015 et à Ouesso en 2016, parodies de dialogues qui ont montré leur limite et qui n’ont jamais réglé un seul des maux qui minent aujourd’hui le Congo. Loin s’en faut.

Le but poursuivi à travers cette manœuvre dilatoire est de permettre au président de la République de se construire une majorité mécanique au sein du conseil national du dialogue, dans le dessein de créer les conditions permissives de sa succession par son fils,  qui s’est du reste déjà porté candidat à la prochaine élection présidentielle anticipée que son président de père s’apprête à convoquer à son profit. La manœuvre consiste pour le président de la République, à convoquer après sa mise en place, la session inaugurale du conseil national du dialogue, pour faire passer comme une lettre à la poste, son plan de succession dynastique.

Pour revenir à la crise multidimensionnelle qui frappe de plein fouet le Congo, le plonge dans un chaos inédit et indescriptible et place les Congolaises et les Congolais de toutes les conditions et de tous les âges dans une situation de détresse absolue, pendant que le gouvernement se complaît dans une attitude de démission nationale, le président de la République quant à lui, n’entreprend rien pour contraindre les dignitaires du pouvoir qui ont planqué l’argent public dans des comptes privés à l’extérieur, à rapatrier au Congo, l’argent public détourné.

Pourtant tous ces responsables indélicats sont bien connus de lui. Ils sont 60 qui, selon les Panama Papers ont des comptes privés à Panama. En Chine, 4 dignitaires du pouvoir congolais totalisent à eux seuls, près de 6 mille milliards de F cfa dans leurs comptes privés. Des sources dignes de foi signalent l’existence d’autres comptes privés où l’argent public congolais a été logé, au Brésil, à Singapour, à l’Ile-Maurice, au Koweit, aux Emirats Arabes Unis, en Espagne, en Côte-d’Ivoire, en Guinée-Conakry, au Niger, en RDC, en Angola, au Maroc, etc.

C’est ici le lieu et l’occasion solennelle d’interpeller une fois de plus, le président de la République, afin qu’il prescrive à tous les tenants du pouvoir qui ont placé l’argent public à l’étranger, d’engager immédiatement, des démarches techniques appropriées, pour faire revenir cet argent au Congo, sous peine de dénonciation publique, car, leurs noms, les pays où ils ont placé l’argent et les comptes dans lesquels ils ont logé cet argent sont connus ; leurs listes sont disponibles. Par exemple, à Andor et Gibraltar, aux Iles Caïmans, à Dubaï, à Singapour, à Hong-Kong, à l’Île-Maurice, à Panama, à Monaco, en Uruguay, au Cap-Vert, aux Îles Bermudes et aux Antilles Hollandaises, ces fonds atteignent un montant de 9 milliards 147 millions de dollars, soit, 5 488 milliards 200 millions de Fcfa.

C’est également le lieu et l’occasion solennelle de se demander, comment le Congo qui, de 2003 à 2014 a engrangé d’énormes revenus générés par le pétrole, dont près de 14 mille milliards d’excédents budgétaires et qui a bénéficié en 2010, d’une réduction de 90% de sa dette au titre de l’initiative des pays pauvres très endettés (PPTE), soit totalement ruiné et si endetté aujourd’hui ? Tous les acteurs politiques et tous ceux de la société civile sont interpellés devant le désastre que vivent les Congolais au quotidien.

Quelles sont les responsabilités et quels sont les devoirs de chacun face au chaos actuel ? Qui est l’auteur principal de l’effondrement actuel du Congo, marqué par la dérive autoritaire du pouvoir, le bâillonnement des libertés individuelles et collectives, les arrestations et emprisonnements arbitraires, les complots imaginaires, les procès fabriqués, l’endettement explosif du pays, le grave déséquilibre des comptes, l’illiquidité de l’économie et celle de l’Etat qui n’arrive plus à faire face aux principaux paiements.

Quels sont ceux qui ont accompagné un pouvoir qui, par une gouvernance irresponsable et désastreuse a plongé le Congo dans l’abîme ? L’opposition congolaise et les associations de la société civile ont-elles œuvré suffisamment, pour arrêter la main porteuse des malheurs des Congolais, en conscientisant et en mobilisant le peuple, dans le dessein de lui faire prendre conscience de la faillite  qui se profilait à l’horizon et de l’inciter à se dresser contre les fossoyeurs ?

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Extrait du communiqué final de

la 12 è coordination nationale de l’Alliance A.R.D

Brazzaville 12 mai 2018

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Dans : Politique
Par congobrazzaville2016
Le
A 11 h 31 min
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Brazzaville: la Justice et la preuve par l’arbitraire

 

 Congo: le procès J.M.M.MOKOKO

le  pouvoir de Brazzaville, Encore et toujours dans l’arbitraire

comme principe de gouvernement !

JMMM

Même une pièce de théâtre

est plus cohérente que ce procès.

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 la preuve par l’arbitraire

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 Quelle honte !

 

JMMM2JMMM3

Dans : Politique
Par congobrazzaville2016
Le 14 mai 2018
A 15 h 32 min
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