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Congo: Mathias DZON lance un appel au rassemblement des forces politiques et sociales

 

 

 

Congo Brazzaville: 

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Mathias DZON

appelle les Forces politiques et sociales

à se ressaisir et au rassemblement

 Pour clore les travaux de la 11ème Convention nationale de l’Alliance A.R.D, du 11 novembre 2017 à Brazzaville,

le président de l’Alliance A.R.D, MATHIAS DZON, a lancé un appel solennel à tous les patriotes, démocrates et républicains congolais,  à se rassembler par-delà leurs différences, mais sur des bases politiques claires, en vue de la création d’une Union des Forces Patriotiques et démocratiques du Congo, rassemblant  l’ensemble des forces politiques et sociales qui œuvrent réellement pour la résolution pacifique de la crise du Pool, le retour d’une paix véritable et durable sur toute l’étendue du territoire national, la libération de tous les prisonniers politiques et le bannissement à jamais au Congo du délit d’opinion, la restauration des valeurs de la démocratie et de la République, la refondation de  la gouvernance électorale, la réparation des injustices, la réconciliation nationale, la promotion du désir conscient et partagé de tous les citoyens congolais de vivre ensemble par-delà leurs différences …

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publication congobrazzaville2016

Dans : Politique
Par congobrazzaville2016
Le 19 novembre 2017
A 8 h 09 min
Commentaires :1
 
 

Congo: la Crise financière et sociale//les 18 mesures de Mathias DZON et l’A.R.D

 

 

Congo: la Crise financière et sociale

les 18 mesures de Mathias DZON et l’A.R.D pour sortir de la Crise

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Pour sortir le Congo de la Crise, Mathias DZON et l’Alliance A.R.D

proposent les 18 mesures prioritaires suivantes:

1-      La définition et la mise en œuvre d’un nouveau cadre institutionnel. Dans cette optique et à titre temporaire, les nombreux centres de dépenses faramineuses comme le Sénat, l’Assemblée nationale, la Cour constitutionnelle, le Conseil économique et social, le Conseil supérieur de la liberté de communication, le Médiateur de la République, peuvent être suspendus pour laisser la place à une seule Assemblée provisoire, dénommée « Conseil de la nation », ce dernier, faisant office de parlement de transition ;

2-      La réduction du nombre des ministres, des conseillers départementaux et communaux ;

3-      La suppression des postes de ministres d’Etat ;

4-      Le retraitement des Fonds politiques du président de la République dans le sens de leur réduction à un niveau qui n’excédera pas les 25 milliards de FCFA par an et leur inscription chaque année dans les rubriques budgétaires ;

5-   la révision à la baisse des rémunérations des ministres, des parlementaires, des membres des bureaux des conseils départementaux et communaux, des préfets, sous-préfets, administrateurs-maires, des PDG et des directeurs généraux des entreprises publiques. Par exemple, les ministres qui aujourd’hui sont rémunérés à hauteur de 15 millions de FCFA par mois, seront plutôt payés à 7 millions et ceci par  virements bancaires ;

6-      la suppression et l’interdiction absolue des paiements par anticipation et des dépenses non prévues au budget, pour éradiquer les coulages financiers et les tripatouillages, surtout au niveau des menues-recettes ;

7-      la suppression des exonérations fiscales exceptionnelles ou discrétionnaires ;

8-      la suppression des emprunts gagés sur le pétrole sous la forme de prépaiements ou d’avances à court terme obtenues auprès des négociants en pétrole ;

9-      le rapatriement de tout l’argent de l’Etat logé dans des comptes à l’étranger (Singapour, Brésil, Chine, Panama, Ile-Maurice, Koweït, Côte-d’Ivoire, Guinée-Conakry, Niger, RDC, Maroc, etc.). ;

10la refondation de la gouvernance de la SNPC et sa restructuration ;

11la nationalisation des sociétés écran : l’Africa Oil Gas Corpration (AOGC) ; Likouala SA, Sphynx Bermuda, Energy Congo, Orion-oil, etc.

12 la réduction au strict nécessaire  des missions extérieures et de certaines manifestations publiques ;

13 la réduction du parc automobile de l’Etat ;

14la réalisation par des cabinets indépendants de réputation internationale, des audits de la SNPC, du Trésor, des Impôts, de la Douane, des Grands Travaux, du port autonome de Pointe-Noire, de la Coraf, de la SNE, de la SNDE, de Congo Telecom, des opérations de la municipalisation accélérée, des revenus générés par le bois, des menues-recettes ;

15le renforcement des mécanismes de  lutte contre la corruption, la concussion, l’enrichissement illicite, l’appropriation personnelle des biens publics, le favoritisme familial, en vue d’améliorer la transparence financière ;

16la création au niveau de la police nationale, d’une brigade économique et financière, chargée d’effectuer des enquêtes financières et de suivre et contrôler la manière  dont l’argent public est utilisé ;

17la restauration de la transparence totale dans la gestion  budgétaire ;

18- le paiement concomitant et régulier des salaires de tous les fonctionnaires et de tous les agents de l’Etat émargeant aux budgets de transfert, des pensions de tous les retraités, des bourses de tous les étudiants congolais au Congo et à l’étranger.

Dans le dessein de ne pas aggraver les souffrances déjà épouvantables des populations, il ne sera procédé à aucune réduction des salaires des fonctionnaires, des pensions des retraités, des bourses des étudiants et des budgets de  l’alimentation des populations en eau potable, de la santé publique et de l’hygiène,  de l’éducation et de la formation qualifiante, des transports en commun et de l’emploi.

Ces mesures courageuses et efficaces contribueront à n’en pas douter, à permettre à notre pays de sortir progressivement de la crise actuelle et à soulager les souffrances des couches populaires meurtries. Encore une fois, pour être productives, ces mesures doivent impérativement être prises sans délai, dans le cadre d’un véritable dialogue politique national inclusif.

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la 11 ème Coordination nationale de l’Alliance A.R.D

tenue à Brazzaville le 11 novembre 2017

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Dans : Politique
Par congobrazzaville2016
Le 18 novembre 2017
A 13 h 46 min
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Congo: la Crise du Pool / les pistes de solution de Mathias DZON et l’A.R.D

 

Congo: La Crise du Pool

les pistes de solution de Mathias DZON et l’A.R.D

Mathias DZON

  

l’Alliance A.R.D l’a dit mille et une fois: la solution à la crise du Pool n’est ni militaire, ni judiciaire. Elle est politique. Toutes les gesticulations auxquelles se livre actuellement le pouvoir constituent de fausses solutions. Ni l’instrumentalisation des soi-disant sages du Pool reçus récemment par le président de la République, ni les prétentions présomptueuses de l’Assemblée nationale et du Sénat, ni les couloirs humanitaires, ouverts pour permettre aux hommes du Pasteur Ntumi de sortir des forêts, n’apporteront une paix véritable dans le département du Pool. A  de vrais problèmes, il faut éviter d’apporter de fausses solutions. Le Pool est une partie intégrante du Congo. Or, tout le corps social congolais traverse une crise globale de caractère politique, économique, financier, social, électoral et sécuritaire.

Pour sortir le Congo de cette crise multidimensionnelle, il faut apporter des solutions appropriées pour chacune de ses dimensions. Cela n’est possible que dans le cadre d’un véritable dialogue politique national et inclusif, rassemblant sans exclusive, toutes les forces vives de la nation, pour construire ensemble, des solutions novatrices et consensuelles, en vue de relever les défis politiques, économiques, financiers, sociaux, électoraux et sécuritaires auxquels le Congo est confronté aujourd’hui.

S’agissant plus spécifiquement de la crise du Pool,

sa résolution passe par :

-          l’implication de toutes les forces vives de la nation dans la recherche d’une solution pacifique et le rejet de toute pseudo-solution impliquant les seuls ressortissants du Pool ;

-          l’implication du pasteur Ntumi dans la recherche des solutions de sortie de crise ;

-          la cessation immédiate des hostilités et le retrait du département du Pool, de tous les éléments de l’armée, de la gendarmerie, de la police et des milices privées du pouvoir, engagés dans le conflit du Pool ;

-          la création d’une commission vérité et réconciliation et le pardon pour tous ceux qui se repentissent ;

-          la promulgation d’une amnistie pour tous les repentis qui s’engagent à rompre définitivement avec la violence comme méthode de conquête du pouvoir d’Etat ;

-          le désarmement des  milices ninja et l’insertion sociale de leurs éléments ;

-      le dédommagement de toutes les victimes de la guerre du Pool par la mise en œuvre d’une sorte de plan Marshall pour reconstruire les villages détruits, réparer les dommages causés à leurs habitants et relancer l’agriculture et l’élevage dévastés.

Ce règlement politique est la seule bonne solution pour ramener une paix véritable et durable dans le département du Pool. Dans le même esprit, les participants à la 11ème Coordination nationale de l’Alliance A.R.D lancent un appel pressant en faveur des prisonniers politiques dont ils exigent la libération immédiate et sans condition.

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la 11 ème Coordination nationale de l’Alliance A.R.D

tenue à Brazzaville le 11 novembre 2017

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Publication congobrazzaville2016

 

 

 

Dans : Politique
Par congobrazzaville2016
Le 16 novembre 2017
A 18 h 46 min
Commentaires : 0
 
 

Congo: les 18 mesures de sortie de crise de Mathias DZON et l’Alliance A.R.D

Mathias DZON et l’A.R.D

 Autopsie d’une crise qui déchire le Congo

les 18 mesures de sortie de crise

 

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 l’Alliance pour la République et la Démocratie (A.R.D)

11ème Coordination  nationale

 …..  Pour clore les travaux, le président de l’ARD, MATHIAS DZON, a lancé un appel solennel à tous les patriotes, démocrates et républicains congolais,  à se rassembler par-delà leurs différences, mais sur des bases politiques claires, en vue de la création d’une Union des Forces Patriotiques et démocratiques du Congo, rassemblant  l’ensemble des forces politiques et sociales qui œuvrent réellement pour la résolution pacifique de la crise du Pool, le retour d’une paix véritable et durable sur toute l’étendue du territoire national, la libération de tous les prisonniers politiques et le bannissement à jamais au Congo du délit d’opinion, la restauration des valeurs de la démocratie et de la République, la refondation de  la gouvernance électorale, la réparation des injustices, la réconciliation nationale, la promotion du désir conscient et partagé de tous les citoyens congolais de vivre ensemble par-delà leurs différences. ….

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Communiqué final 

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Le samedi 11 novembre 2017, il s’est tenu à Brazzaville, la 11ème Coordination nationale de l’ARD. Cette assise s’est articulée autour de trois thèmes :

1-      la crise financière et sociale qui plombe le Congo-Brazzaville : les pistes de solutions de l’ARD ;

2-      la crise du Pool : le point de vue de l’ARD ;

3-      quelles stratégies pour booster le fonctionnement interne de l’ARD ?

Ont pris part aux travaux :

-          Le Mouvement des verts du Congo (MVC) ;

-          Le Rassemblement pour la Démocratie et la République (RDR) ;

-          Le Parti social pour le Renouveau Démocratique (PSRD) ;

-          La Dynamique pour la nouvelle éthique républicaine et la Démocratie (DNERD) ;

-          L’Union patriotique pour le Renouveau national (UPRN) ;

 Est excusé :

-          Le Rassemblement pour le Congo (RAPCO).

La délégation de chaque parti comprenait tous les membres de sa direction nationale et 10 cadres de ce parti. Les travaux ont été présidés par Mathias Dzon, président de l’ARD. Ils ont donné lieu à des débats libres, contradictoires et fructueux et se sont déroulés dans un climat serein et convivial.

I-                   De la crise financière et sociale

Traitant du premier thème, les participants à la 11ème coordination nationale ont développé une analyse approfondie de la crise financière gravissime qui traverse le Congo et de ses effets négatifs sur le vécu quotidien des populations congolaises. Ils ont noté que cette crise qui frappe durement notre pays, a plongé l’Etat dans une situation de cessation des paiements et se caractérise entre autres par :

-          une contraction drastique des ressources de l’Etat ;

-        une explosion exponentielle de la dette publique, évaluée désormais à plus de 137% du PIB, alors que le seuil autorisé au niveau de la zone CEMAC est de 70% ;

-       un assèchement total des réserves de change internationales, tirant dangereusement vers le bas, la position extérieure globale de la zone CEMAC ;

-        une crise aiguë de la liquidité générale de l’économie qui impacte négativement sur la liquidité bancaire, ce qui est une menace même pour la vie de ces banques dont le portefeuille défaisant gonfle dangereusement ;

-          une amplification des déficits publics ;

-          des paiements manqués des échéances de la dette extérieure ;

-          le non-paiement de la dette intérieure ;

-          la paupérisation accrue des couches populaires ;

-          la mauvaise gouvernance publique.

Au lieu de prendre des mesures de redressement nécessaires pour juguler la crise, le gouvernement s’emploie plutôt à cacher au peuple et aux institutions de Bretton Woods l’ampleur de cette crise financière qu’il tente d’expliquer uniquement par la baisse du prix du baril de pétrole. Certes, la dépendance du pays au pétrole et la baisse des cours du pétrole ont eu un impact négatif sur les recettes de l’Etat, mais la cause fondamentale de la crise financière actuelle est à rechercher dans la mauvaise gestion des revenus pétroliers, l’endettement excessif du pays, les emprunts dispendieux gagés sur le pétrole à des taux d’intérêt exorbitants, les surfacturations, la corruption, l’enrichissement illicite, la gabegie, le placement de l’argent public dans des comptes privés à l’étranger et dans les paradis fiscaux, l’impunité, la non diversification de l’économie congolaise, etc.

Ces faits ont obligé les participants à la 11ème Coordination nationale à s’interroger sur la capacité du Congo à conclure un programme avec le FMI, vu que le gouvernement congolais ne manifeste aucune volonté politique de rompre radicalement avec ses pratiques politiques et sociales d’hier et d’aujourd’hui.

En matière de transparence, le gouvernement congolais a été pris en fragrant délit de mensonge par l’ONG Suisse « Public Eye » qui, dans un document de 67 pages, intitulé « Gunvor à la conquête du Congo », a révélé l’existence de plusieurs contrats gagés sur le pétrole, conclus avec la société suisse de négoce pétrolier « Gunvor » par la société nationale des pétroles du Congo (SNPC), contrats que le gouvernement congolais avait jusqu’ici cachés aux institutions de Bretton Woods, pour masquer le niveau insoutenable actuel de la dette publique (5.329 milliards de FCFA, soit 9,14 milliards de dollars US en fin juillet 2017, selon le FMI). Ce chiffre n’inclut ni les dettes litigieuses, ni les arriérés intérieurs accumulés depuis 2014. Il  rappelle celui de la dette de 2004, dont le stock en valeur nominale avait été estimé par les services du FMI et de la Banque Mondiale à 9,2 milliards de dollars US. Ce niveau avait conduit le Congo à recourir à l’initiative de réduction de la dette des  pays pauvres très endettés (PPTE) en 2004.

Dans le document susmentionné, l’ONG suisse indique qu’en violation flagrante des engagements internationaux pris par le Congo en 2010,  à la suite de l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE, engagements  selon lesquels, « les nouveaux préfinancements gagés sur le pétrole, contractés par l’Etat ou pour son compte, sont strictement interdits dans le cadre du programme d’allègement de la dette signé en mars 2010 », la SNPC, a, selon « Public Eye »  conclu avec la société Gunvor, pour le compte de l’Etat, six contrats de préfinancement gagés sur le pétrole, pour des tranches de 125 millions de dollars chacun, soit au total, 750 millions de dollars, à un taux de 3%.

L’accord de préfinancement autorise Gunvor à se rembourser immédiatement et intégralement sur une cargaison. Selon « Public Eye », les fonds prêtés par Gunvor ont été alloués à des travaux publics exécutés par la société brésilienne Asperbras (construction de la zone industrielle de Maloukou : 250 millions de dollars ; construction de 4 000 forages hydrauliques : 300 millions d’Euros ; confection de la cartographie géologique, prospection minière et géologique : 200 millions de dollars ; construction de 12 hôpitaux généraux : 500 millions d’Euros), et par la société française NTA (réhabilitation du transport sur le fleuve Congo : 150 millions de dollars). La réalisation effective et l’opérabilité réelle de ces projets d’investissement sont difficiles à apprécier aujourd’hui.

Le manque de transparence a encore été épinglé par la délégation du FMI qui, au terme  de sa dernière revue à Brazzaville, du 27 septembre au 4 octobre 2017, a constaté une fois de plus que le gouvernement congolais ne jouait pas franc jeu et n’a pas mis à sa disposition toutes les informations requises, notamment celles relatives aux prêts gagés sur le pétrole (Gunvor, Glencore, Trafigura, UBA, Turquie, Afreximbank), celles relatives aux dépenses non déclarées, celles relatives au niveau réel de la dette publique et celles relatives aux pays et aux comptes bancaires où sont logés les Fonds de l’Etat congolais placés à l’étranger.

Les données disponibles continuent de manquer de clarté. La Caisse congolaise d’amortissement (CCA), organisme d’Etat chargé de la gestion de la dette n’a pas été en mesure de rendre compte avec précision de l’endettement du pays. Cette constatation a conduit la délégation du FMI à remettre en mains propres au président de la République, des documents secrets indiquant les noms des sociétés, des pays et des banques impliqués dans les prêts gagés, les placements bancaires à l’étranger, les titulaires des comptes.

Les pays étrangers où l’Etat congolais a ouvert des comptes bancaires sont notamment : Singapour, le Brésil, la Chine, Panama, l’Ile Maurice, le Koweït, la Côte-d’Ivoire, la Guinée-Conakry, le Niger, la RDC, le Maroc, etc. Vingt-trois Congolais titulaires de ces comptes ont été identifiés. On comprend dès lors pourquoi, après quatre missions successives au Congo, le FMI ne soit pas encore arrivé à proposer un cadre macroéconomique permettant d’envisager le redressement de la situation et le retraitement de l’énorme dette publique du Congo.

Comme on peut le constater, les récentes révélations du FMI sur l’argent public placé à l’étranger montrent que le Congo dispose de sommes colossales à l’extérieur pendant que son peuple ploie sous le poids d’une misère sans nom. En effet, aujourd’hui, les retraités de la CREF, accusent 10 mois d’arriérés de pension, les travailleurs de l’Université Marien Ngouabi (UMNG), 4 mois, ceux du CHU, 4 mois, ceux du centre national de transfusion sanguine (CNTS), 4 mois, ceux du Conseil national de lutte contre le sida (CNLS) plus de 26 mois, ceux des mairies, 5 à 6 mois selon les cas. Quant aux étudiants de l’UMNG, ils n’ont pas touché un seul mois de bourse sur les 12 mois de l’année académique 2016-2017.

Pendant que ces couches sociales vivent une situation dramatique, le pouvoir affiche une indifférence inqualifiable à leurs souffrances et continue comme si de rien n’était, à engloutir des sommes astronomiques dans des dépenses somptuaires (organisation des élections législatives, locales et sénatoriales : plus de 100 milliards de FCFA ; célébration avec pompe du 57ème anniversaire de l’indépendance : plus de 50 milliards de FCFA ; inauguration à grands frais du port autonome d’Oyo : 14 milliards de FCFA ; organisation fastueuse des réunions sur la Lybie et sur la région des Grands Lacs, etc.). La misère des populations n’est pas le cadet des soucis du gouvernement congolais.

Comment sortir de la crise financière et sociale actuelle ?

Face à la situation financière désastreuse décrite supra et qui commande que des mesures de redressement nécessaires soient prises dans l’immédiat, le gouvernement congolais fait montre d’une impuissance surprenante et semble tout attendre du FMI.  Pourtant, il est urgentissime pour éviter l’effondrement, de s’attacher dès maintenant, à élaborer et mettre en œuvre des mesures efficaces de réduction drastique du train de vie de l’Etat, à travers des retraitements appropriés et décidés de façon consensuelle, dans le cadre d’un dialogue national inclusif, rassemblant toutes les forces vives de la nation, ce, pour que ces retraitements soient acceptés par toutes les filles et tous les fils du Congo et qu’ils contribuent à apaiser le climat d’extrême tension sociale qui prévaut actuellement dans le pays.

Dans cette perspective et  à titre indicatif,

la Coordination nationale de l’A.R.D  propose les 18 mesures prioritaires ci-après :

1-      La définition et la mise en œuvre d’un nouveau cadre institutionnel. Dans cette optique et à titre temporaire, les nombreux centres de dépenses faramineuses comme le Sénat, l’Assemblée nationale, la Cour constitutionnelle, le Conseil économique et social, le Conseil supérieur de la liberté de communication, le Médiateur de la République, peuvent être suspendus pour laisser la place à une seule Assemblée provisoire, dénommée « Conseil de la nation », ce dernier, faisant office de parlement de transition ;

2-      La réduction du nombre des ministres, des conseillers départementaux et communaux ;

3-      La suppression des postes de ministres d’Etat ;

4-      Le retraitement des Fonds politiques du président de la République dans le sens de leur réduction à un niveau qui n’excédera pas les 25 milliards de FCFA par an et leur inscription chaque année dans les rubriques budgétaires ;

5-   la révision à la baisse des rémunérations des ministres, des parlementaires, des membres des bureaux des conseils départementaux et communaux, des préfets, sous-préfets, administrateurs-maires, des PDG et des directeurs généraux des entreprises publiques. Par exemple, les ministres qui aujourd’hui sont rémunérés à hauteur de 15 millions de FCFA par mois, seront plutôt payés à 7 millions et ceci par  virements bancaires ;

6-      la suppression et l’interdiction absolue des paiements par anticipation et des dépenses non prévues au budget, pour éradiquer les coulages financiers et les tripatouillages, surtout au niveau des menues-recettes ;

7-      la suppression des exonérations fiscales exceptionnelles ou discrétionnaires ;

8-      la suppression des emprunts gagés sur le pétrole sous la forme de prépaiements ou d’avances à court terme obtenues auprès des négociants en pétrole ;

9-      le rapatriement de tout l’argent de l’Etat logé dans des comptes à l’étranger (Singapour, Brésil, Chine, Panama, Ile-Maurice, Koweït, Côte-d’Ivoire, Guinée-Conakry, Niger, RDC, Maroc, etc.). ;

10-  la refondation de la gouvernance de la SNPC et sa restructuration ;

11-  la nationalisation des sociétés écran : l’Africa Oil Gas Corpration (AOGC) ; Likouala SA, Sphynx Bermuda, Energy Congo, Orion-oil, etc.

12-  la réduction au strict nécessaire  des missions extérieures et de certaines manifestations publiques ;

13-  la réduction du parc automobile de l’Etat ;

14-  la réalisation par des cabinets indépendants de réputation internationale, des audits de la SNPC, du Trésor, des Impôts, de la Douane, des Grands Travaux, du port autonome de Pointe-Noire, de la Coraf, de la SNE, de la SNDE, de Congo Telecom, des opérations de la municipalisation accélérée, des revenus générés par le bois, des menues-recettes ;

15-  le renforcement des mécanismes de  lutte contre la corruption, la concussion, l’enrichissement illicite, l’appropriation personnelle des biens publics, le favoritisme familial, en vue d’améliorer la transparence financière ;

16-  la création au niveau de la police nationale, d’une brigade économique et financière, chargée d’effectuer des enquêtes financières et de suivre et contrôler la manière  dont l’argent public est utilisé ;

17-  la restauration de la transparence totale dans la gestion  budgétaire ;

18- le paiement concomitant et régulier des salaires de tous les fonctionnaires et de tous les agents de l’Etat émargeant aux budgets de transfert, des pensions de tous les retraités, des bourses de tous les étudiants congolais au Congo et à l’étranger.

Dans le dessein de ne pas aggraver les souffrances déjà épouvantables des populations, il ne sera procédé à aucune réduction des salaires des fonctionnaires, des pensions des retraités, des bourses des étudiants et des budgets de  l’alimentation des populations en eau potable, de la santé publique et de l’hygiène,  de l’éducation et de la formation qualifiante, des transports en commun et de l’emploi.

Ces mesures courageuses et efficaces contribueront à n’en pas douter, à permettre à notre pays de sortir progressivement de la crise actuelle et à soulager les souffrances des couches populaires meurtries. Encore une fois, pour être productives, ces mesures doivent impérativement être prises sans délai, dans le cadre d’un véritable dialogue politique national inclusif.

II-                De la crise du Pool

L’ARD  l’a dit mille et une fois : la solution à la crise du Pool n’est ni militaire, ni judiciaire. Elle est politique. Toutes les gesticulations auxquelles se livre actuellement le pouvoir constituent de fausses solutions. Ni l’instrumentalisation des soi-disant sages du Pool reçus récemment par le président de la République, ni les prétentions présomptueuses de l’Assemblée nationale et du Sénat, ni les couloirs humanitaires, ouverts pour permettre aux hommes du Pasteur Ntumi de sortir des forêts, n’apporteront une paix véritable dans le département du Pool. A  de vrais problèmes, il faut éviter d’apporter de fausses solutions. Le Pool est une partie intégrante du Congo. Or, tout le corps social congolais traverse une crise globale de caractère politique, économique, financier, social, électoral et sécuritaire.

Pour sortir le Congo de cette crise multidimensionnelle, il faut apporter des solutions appropriées pour chacune de ses dimensions. Cela n’est possible que dans le cadre d’un véritable dialogue politique national et inclusif, rassemblant sans exclusive, toutes les forces vives de la nation, pour construire ensemble, des solutions novatrices et consensuelles, en vue de relever les défis politiques, économiques, financiers, sociaux, électoraux et sécuritaires auxquels le Congo est confronté aujourd’hui.

S’agissant plus spécifiquement de la crise du Pool, sa résolution passe par :

-          l’implication de toutes les forces vives de la nation dans la recherche d’une solution pacifique et le rejet de toute pseudo-solution impliquant les seuls ressortissants du Pool ;

-          l’implication du pasteur Ntumi dans la recherche des solutions de sortie de crise ;

-          la cessation immédiate des hostilités et le retrait du département du Pool, de tous les éléments de l’armée, de la gendarmerie, de la police et des milices privées du pouvoir, engagés dans le conflit du Pool ;

-          la création d’une commission vérité et réconciliation et le pardon pour tous ceux qui se repentissent ;

-          la promulgation d’une amnistie pour tous les repentis qui s’engagent à rompre définitivement avec la violence comme méthode de conquête du pouvoir d’Etat ;

-          le désarmement des  milices ninja et l’insertion sociale de leurs éléments ;

-      le dédommagement de toutes les victimes de la guerre du Pool par la mise en œuvre d’une sorte de plan Marshall pour reconstruire les villages détruits, réparer les dommages causés à leurs habitants et relancer l’agriculture et l’élevage dévastés.

Ce règlement politique est la seule bonne solution pour ramener une paix véritable et durable dans le département du Pool. Dans le même esprit, les participants à la 11ème Coordination nationale de l’ARD lancent un appel pressant en faveur des prisonniers politiques dont ils exigent la libération immédiate et sans condition.

III-             Le fonctionnement interne de l’ARD

S’appuyant sur un diagnostic sans complaisance de l’état de l’ARD sur l’ensemble du territoire national, les participants  à la 11ème Coordination nationale ont formulé des propositions novatrices de stratégies en matière d’animation politique des partis membres, de mobilisation horizontale des militants et des populations, de  formation politique et éthique des militants, de communication, de mobilisation des ressources financières, de création de relais des partis membres dans la société civile et dans le monde du travail, etc. Ces nouvelles stratégies visent à refonder l’ensemble des partis membres, à leur garantir un fonctionnement efficace, à améliorer leur gouvernance, en vue de contribuer, de concert avec les autres forces politiques et sociales œuvrant pour une alternance démocratique et pacifique au Congo, à la construction des conditions permissives d’un nouvel ordre politique démocratique et républicain dans notre pays.

Pour clore les travaux, le président de l’ARD a lancé un appel solennel à tous les patriotes, démocrates et républicains congolais,  à se rassembler par-delà leurs différences, mais sur des bases politiques claires, en vue de la création d’une Union des Forces Patriotiques et démocratiques du Congo, rassemblant  l’ensemble des forces politiques et sociales qui œuvrent réellement pour la résolution pacifique de la crise du Pool, le retour d’une paix véritable et durable sur toute l’étendue du territoire national, la libération de tous les prisonniers politiques et le bannissement à jamais au Congo du délit d’opinion, la restauration des valeurs de la démocratie et de la République, la refondation de  la gouvernance électorale, la réparation des injustices, la réconciliation nationale, la promotion du désir conscient et partagé de tous les citoyens congolais de vivre ensemble par-delà leurs différences.

 

Commencés à 10h, les travaux de la 11ème Coordination nationale de l’ARD ont été clos à

18 heures.

Fait à Brazzaville, le 11 novembre 2017

 

La Coordination nationale

Dans : Politique
Par congobrazzaville2016
Le 13 novembre 2017
A 13 h 04 min
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Congo: André GANFINA n’est plus de ce monde

 

Congo// DEUIL

 André GANFINA n’est plus de ce monde

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Une des grandes voix de l’A.E.C, de la F.E.A.N.F  et de l’U.P.R.N

== à la première conférence nationale de 1972 sous Ngouabi à la maison commune de Poto Poto ==

==  à la Conférence nationale souveraine de 1991 ==

notre frère, notre Camarade et Ami André GANFINA

membre fondateur et Secrétaire permanent de l’Union Patriotique pour le Renouveau National (U.P.R.N),

 3e vice-Président du conseil Supérieur de la République (parlement de Transition issu de la Conférence Nationale souveraine de 1991),

 Représentant de l’ U.P.R.N aux accords de Libreville,

nous a quittés dans la nuit du lundi 6 novembre 2017 vers 22h30 à Brazzaville.

Ce grand Combattant et Militant pour une Afrique libre et pour le Renouveau du Congo, en retrait des activités militantes depuis quelques années pour des raisons de santé, est maintenant passé de l’autre côté du miroir …. 

 == l’inhumation est prévue cette semaine, finalement le vendredi 17 novembre à Brazzaville  ==

== notons que André aurait fêté ses 81 ans le 22 novembre ==

Grand débatteur, André GANFINA est une des grandes Voix de l’U.P.R.N qui nous ont fait vibrer à la Conférence nationale souveraine de 1991.

Au moment où il quitte ce Plan, le milieu politique Congolais retiendra de André GANFINA :  l’Ethique, la Tolérance, la Tempérance, la Culture d’Ecoute et du Dialogue, l’expression du Service et d’Amour du Pays qui sont les Valeurs  à l’ U.P.R.N.

Avec sa disparition, le Congo perd encore un de ses Dignes fils.

pour son Combat pour la liberté, son sens de l’analyse;

pour sa Détermination, son Courage, sa Constance;

pour sa  Cohérence et l’ouverture aux autres;

Toutes les instances, les militants et sympathisants de l’ U.P.R.N et plus largement,

Tous ceux qui œuvrent pour  le Renouveau  du Congo,  ne l’oublieront jamais.

 

Paris le 10 novembre 2017

 

pour la Fédération U.P.R.N de France;

Jean-Sylvestre ITOUA

 

 

 

 

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Par congobrazzaville2016
Le
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Congo: Sassou Nguesso n’a pas de solution à la crise

 Brazzaville 17 août 2017

 Pour le Collectif des partis de l’opposition Congolaise

sassou nguesso

n’a pas de solution à la situation de faillite

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regardez !

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Par congobrazzaville2016
Le 19 août 2017
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le Congo en cessation de paiement: Comment s’en sortir !

 

 

le CongoBrazzaville en cessation de paiement  !

Comment s’en sortir !

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Mathias DZON

et le Collectif des partis de l’opposition Congolaise

indiquent ici la voie de sortie de crise

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Collectif des Partis

de l’Opposition Congolaise

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COMMUNIQUE DE PRESSE

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Le Congo-Brazzaville

en cessation de paiement

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Aujourd’hui, le Congo-Brazzaville traverse une crise économique et financière très profonde. L’économie congolaise plonge avec un taux de croissance négatif de -2,9% et un assèchement complet des réserves de change. La dette du pays a explosé et atteint 117% du PIB selon le FMI et non pas 77% comme le prétendent les autorités congolaises qui, en énonçant ce taux minoré, camouflent les chiffres des énormes contrats sur le pétrole, des contrats avec la Chine, ainsi que ceux des contrats avec les traders Trafigura et Glencor, sans oublier le recours abusif au gage pétrolier.

Pour rappel, le Congo-Brazzaville avait été déclaré éligible à l’initiative PPTE en 2004. A cette époque, le stock de la dette extérieure en valeur nominative avait été estimé à 9,2 milliards de dollars US, par les services du FMI et de la Banque mondiale. En 2006, le Congo avait atteint le Point de décision de l’initiative PPTE et avait obtenu en conséquence, une réduction de sa dette de 30%. En 2010, il avait atteint le Point d’achèvement de cette initiative. Dans ce contexte, à la fin du mois de décembre 2010, le stock total de la dette publique du Congo était de 1.565.522,8 milliards de FCFA (soit 25,7% du PIB). Avec l’atteinte du Point d’achèvement, le Congo avait bénéficié d’un effacement de sa dette à hauteur de 90%.

Pendant la période de l’initiative PPTE, le seuil de concessionnalité exigé du Congo était de 50%. Tout nouvel engagement devait comporter une part de libéralité d’au moins 50%. Avec le point d’achèvement en 2010, le niveau exigé au Congo avait été ramené à 35%. Au 31 décembre 2015, la dette publique du Congo était évaluée à 3036,4 milliards de FCFA (soit 54, 7% du PIB). Au 30 juin 2016, le stock de la dette publique était de 3042,622 milliards de FCFA (soit 78,8% du PIB). Celui de la dette extérieure était de 2641,01 milliards de FCFA.

Il faut signaler que les critères de convergences de la CEMAC exigent des pays membres que le rapport entre le stock total de la dette et le PIB soit inférieur ou égal à 70%. Or, pour l’année 2017, selon les estimations du FMI, le Congo se situe à 117%. Ainsi, entre l’année 2010, année de l’atteinte du Point d’achèvement de l’initiative PPTE et l’année 2017, la dette publique du Congo a augmenté de 92,3% du PIB. Ce grave dérapage est un risque réel pour la soutenabilité de la dette et pèse lourdement sur sa gestion, comme en témoignent le non respect des plans de remboursement et les nombreux cas de défaut de paiement enregistrés en 2017. D’importants arriérés de l’ordre de plus de 100 milliards de FCFA se sont constitués tant pour les créanciers classiques que pour les entreprises chinoises émargeant au budget d’investissement. Sur le plan intérieur, les paiements sont quasiment arrêtés. Le critère de convergence multilatérale de la CEMAC de « non accumulation des arriérés » n’est plus respecté. Selon certaines sources d’ailleurs, la situation serait plus grave, parce que tous les chiffres n’ont pas été mis à la disposition du FMI. Si on en tient compte, l’explosion de la dette pourrait atteindre un taux de plus de 137% du PIB.

L’explosion de la dette publique à un niveau aussi élevé est d’autant plus incompréhensible que le Congo a engrangé d’énormes excédents budgétaires de 2003 à 2014, excédents se chiffrant à près de 14 mille milliards de FCFA (soit 21,34 milliards d’euros). Selon le gouvernement congolais, les excédents budgétaires devaient être logés d’abord dans un compte de stabilisation des recettes budgétaires, et ensuite dans un compte de réserve pour générations futures, comptes ouverts dans les écritures de la BEAC à Brazzaville. Dans les faits, ces comptes n’ont jamais encaissé plus de mille cinq cent milliards de FCFA chacun depuis leur ouverture. Plus grave, aujourd’hui le solde de chacun des comptes est quasiment nul. Où sont donc passés les 14 mille milliards de FCFA dont on ne retrouve les traces nulle part dans les documents budgétaires congolais, et pas du tout dans les tableaux des opérations financières de l’Etat (TOFE) ?

Pourquoi, malgré cette cagnotte, le gouvernement a-t-il recouru à un endettement insoutenable ? Avec les 14 mille milliards d’excédents budgétaires, le Congo n’avait plus besoin de recourir à l’endettement. Alors, à quoi a servi l’énorme dette dont le Congo n’avait nullement besoin, ce, d’autant que la production pétrolière du pays a cumulé à plus de 100 millions de barils par an, avec un prix du baril à plus de 100 dollars ? L’explosion de la dette publique à 117% voir plus du PIB est le résultat d’une très mauvaise gouvernance qu’il faut obligatoirement éradiquer.

Pour sortir du lourd endettement actuel, il importe de retraiter la nouvelle dette comme en 2010 et adosser ce retraitement à un programme d’ajustement structurel avec le FMI, programme devant prendre en compte la dimension sociale et devant se garder de réduire les dépenses publiques dans les domaines des salaires des fonctionnaires, des pensions des retraités, des bourses des étudiants, du pouvoir d’achat des populations, de l’éducation et de la formation professionnelle, de la santé, de l’eau potable, des transports en commun, de l’emploi en général, de l’emploi des jeunes en particulier. Ce programme doit conduire à la restauration de la transparence et de la bonne gouvernance budgétaire.

Dans cette perspective, il doit recommander des audits de la SNPC, des Grands travaux, du Trésor, de la CCA, des Impôts, de la Douane, du Port autonome de Pointe-Noire, des opérations des « municipalisations accélérées », des grandes entreprises comme la SNE, la SNDE, etc. Il doit en outre supprimer les énormes exonérations fiscales accordées aux entreprises appartenant à la famille régnante et aux personnalités du pouvoir et surtout, exiger, d’une part, la clôture immédiate des comptes extérieurs du Congo ouverts dans les pays comme la Chine, les pays du Golf arabique, Hong-Kong, Panama, Luxembourg, Iles vierges, et, d’autre part, le rapatriement immédiat, sous la surveillance du FMI, des Fonds du Congo logés dans les banques de ces pays.

Il convient par ailleurs de régler dans les meilleurs délais, le conflit qui oppose l’Etat congolais à l’Etat suisse, à propos du blocage dans une banque suisse, des mille milliards de FCFA, fruit de la vente, courant 2010, de 18 millions de barils de pétrole de l’Etat congolais à la société de négoce pétrolier, Gunvor, dont le siège est installé à Genève en Suisse. Cependant, la vraie solution à la crise multidimensionnelle qui traverse le Congo réside dans la convocation par le président de la République, d’un dialogue politique inclusif, rassemblant toutes les forces vives du Congo, pour élaborer de façon consensuelle des réponses appropriées à chacune des dimensions de la crise : économique, financière, sociale, politique, électorale et sécuritaire.

Fait à Brazzaville, le 09 août 2017

Mathias Dzon

Coordonnateur du Comité restreint

du collectif des partis de l’opposition congolaise

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Publication CongoBrazzaville 2016

ci-dessous, numérisé,

le communiqué ici reproduit pour une meilleure lisibilité

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Dans : Politique
Par congobrazzaville2016
Le 11 août 2017
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le Congo à la croisée des chemins, Attention !!!

 

 

le Congo à la croisée des chemins

 

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Face à la Presse ce samedi 5 août 2017, appréciant  toute la violence qui a couvert la farce électorale du 16 Juillet dernier et le tableau combien sombre sur les plans politique, économique, financier et social, Mathias DZON et le Collectif des partis de l’opposition Congolaise  appellent les Congolais à se ressaisir et à prendre sérieusement conscience  de la grave situation de faillite dans laquelle se trouve plongé le Congo. 

C’est maintenant ou Jamais !

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Collectif des partis de l’opposition

Déclaration:

Mesdames et messieurs les journalistes,

Distingués invités,

Cadres, militants et sympathisants du Collectif.

Notre rencontre de ce jour se tient dans le contexte actuel dominé par l’organisation et la publication des résultats des élections législatives et locales des 16 et 30 juillet 2017.

Il est du devoir du Collectif des partis de l’opposition congolaise d’en parler au moment où le cycle est quasiment bouclé en attendant le dernier acte constitué par les élections sénatoriales. Comme nous n’avons cessé de le dire, les élections qui viennent de se dérouler ont suivi la logique échafaudée par le pouvoir depuis le coup d’Etat constitutionnel du 25 octobre 2015, du coup de force électoral du 20 mars 2016, la logique du passage en force pour assurer à tout prix la pérennité du pouvoir clanique et familial de Dénis Sassou Nguesso.  Pour cela, le gouvernement de la République n’a pas hésité à engloutir des milliards de FCFA pour organiser des élections tout aussi inopportunes que factices, alors que les congolais croupissent dans la misère. Plusieurs corps professionnels émargeant au budget de l’Etat (les travailleurs de l’Université, du CHU, du Conseil national de lutte contre le Sida, du chantier naval, les fonctionnaires des municipalités et des autres collectivités locales), les retraités de la CRF, les étudiants accusent selon les cas, 4 à 26 mois (voire plus) d’arriérés de salaire, de pension et de bourse et vivent une situation sociale tragique.

La présente conférence de presse va s’articuler autour de trois principaux points :

a)      Le rappel de la position du Collectif vis-à-vis des élections organisées au Congo dans le contexte d’aujourd’hui ;

b)      l’appréciation des conditions d’organisation de ces élections ;

c)      les leçons à tirer de ces élections pour sortir le Congo du chaos politique et moral dans lequel il se vautre aujourd’hui.

 1.    Rappel de la position du Collectif vis-à-vis des élections organisées au Congo dans le contexte d’aujourd’hui

Le Collectif des partis de l’opposition congolaise n’a jamais cessé de rappeler qu’aucune élection véritablement démocratique et crédible ne peut être organisée dans notre pays tant que :

a)      le système électoral en vigueur depuis 2002 n’est pas revu de fond en comble, ce système ayant été conçu pour permettre au pouvoir actuel de gagner largement toutes les élections et de rendre ainsi impossible toute alternance politique au Congo ; 

b)      une partie du territoire national, en l’occurrence le département du Pool, aujourd’hui soumise à une guerre meurtrière, n’est pas pacifiée et sa population rétablie dans ses droits ;

c)      beaucoup de nos compatriotes continuent à croupir dans les geôles de l’Etat, uniquement pour leurs opinions, avec pour conséquence d’amener notre pays à s’enfoncer davantage dans la violation systématique des droits de l’homme, exposant chaque citoyen à l’arbitraire,  à la perte de sa liberté et de sa vie ;

d)      dans toutes les couches de la population la pauvreté ne cesse de s’imposer, privant la plupart des familles congolaises des droits les plus élémentaires comme celui de manger chaque jour, de se soigner en cas de maladie, de soutenir la scolarité des enfants et de les voir travailler au terme de leurs études, etc.

L’élection est un acte majeur dans la vie de tout pays qui aspire à la démocratie. Un pays n’est considéré comme véritablement démocratique que lorsque des élections libres et transparentes, ouvertes à tous les citoyens sont organisées régulièrement et lorsque les libertés et les droits fondamentaux de l’homme (liberté d’expression, liberté de choix, droit pour tous à une égale protection par la loi,  liberté de s’organiser et de participer pleinement à la vie politique, économique et culturelle au sein de la société, etc.) sont valorisés et respectés dans la vie de tous les jours. Dans une démocratie, les élections doivent être une compétition loyale visant à obtenir les suffrages du peuple pour un mandat d’une durée déterminée. Dans une démocratie la tolérance et le compromis entre les citoyens sont valorisés et constituent le sous-bassement du vrai vivre ensemble. L’intolérance est considérée dans ce contexte comme une vraie violence et comme un obstacle majeur au développement de l’esprit démocratique.

En tenant compte de ce qui précède et en faisant l’effort de sortir des sentiers battus de la démagogie et de l’hypocrisie ambiante, nous nous rendons vite compte que la démocratie au Congo reste une chimère, un vœu pieux, un vaste mensonge destiné à s’abuser les uns les autres et à abuser l’opinion internationale.

Voilà pourquoi le Collectif des partis de l’opposition congolaise n’a jamais cessé de rappeler qu’aucune élection ne peut être crédible dans le contexte actuel du Congo, contexte dominé non seulement par une confiscation de fait du pouvoir par le camp présidentiel, mais aussi par une tendance nettement affirmée à une succession familiale à la tête de l’Etat. Aucune élection ne peut être crédible dans un pays où les hommes politiques les plus en vue ont troqué toutes les valeurs de justice et de tolérance, pour se vautrer dans les miasmes pestilentiels de la corruption, de la démagogie, de l’impunité, du tribalisme et du népotisme.

Le Collectif des partis de l’opposition congolaise, fidèle à son engagement vis-à-vis du peuple congolais, tient à s’approprier le mot du MAHATMA GHANDI et à rappeler à toute la classe politique congolaise et au peuple congolais que « la vraie moralité ne consiste pas à suivre les chemins battus, mais à trouver la voie véritable et à la suivre avec intrépidité ». La voie véritable pour notre pays et que nous devons tous suivre avec courage et détermination, c’est celle de la démocratie. Il n’y a aucune place pour la démocratie dans un pays où les élections s’organisent sous le sceau de la tricherie, de la corruption, de l’intimidation, de la violence, de l’achat et du viol des consciences. 

C’est en considération de tout cela que le Collectif des partis de l’opposition congolaise a appelé ses militants, ses sympathisants et le peuple congolais à ne pas participer au vote mafieux qui s’annonçait.

  1. 2.    Appréciation des conditions d’organisation et des résultats des élections des 16 et 30 juillet 2017

Qu’on le dise haut et fort comme le fait le Collectif des partis de l’opposition congolaise, ou qu’on le murmure entre les quatre murs de sa chambre, tout le monde sait que depuis une vingtaine d’années, un système électoral inique a été mis en place avec pour unique but de permettre au président Sassou Nguesso de se maintenir coûte que coûte au pouvoir, un pouvoir acquis au terme d’une sanglante guerre civile qui, jusqu’à ce jour, continue à traumatiser le peuple congolais. Il s’agit d’un système électoral fondé sur des fraudes massives et sur une tricherie savamment organisée sur fond de corruption généralisée au moyens des finances de l’Etat, de terreur policière et de privation de toute liberté d’expression et de contestation. Ce système conduit, non plus à des élections transparentes et démocratiques auxquelles aspire en réalité le peuple congolais, mais à des nominations de fait et permet en conséquence au pouvoir de s’octroyer, depuis 2002, une Assemblée nationale et un Sénat entièrement à sa dévotion. Les institutions issues de ce système crapuleux sont naturellement, et c’est le but visé, incapables de procéder au moindre contrôle de l’action gouvernementale, de soulever les problèmes de fond qui minent le pays, de proposer des lois en faveur des populations totalement abandonnées à elles-mêmes. Au terme de ces vingt ans de fonctionnement de ce système, la plupart des candidats aux élections législatives et locales ont fini par oublier leur vrai rôle. Beaucoup n’hésitent pas ainsi à promettre, dans un cynisme tout à fait révoltant, monts et merveilles à leurs électeurs, se mettant délibérément à la place d’un gouvernement qui a totalement tourné le dos à ses vraies responsabilités dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’emploi, de l’alimentation, de la recherche, de la culture, des arts, des loisirs, etc.  Est-ce par ignorance ou par pur cynisme que des candidats aux élections législatives et locales peuvent procéder de cette manière ?

Les élections organisées dans un contexte aussi délétère, où la bêtise, la démagogie et le cynisme rivalisent avec la corruption et l’achat éhonté des consciences, ne sont en réalité qu’une odieuse farce. Comment peut-on prendre au sérieux un candidat qui vient bomber la poitrine devant des hommes et des femmes minés par la faim et la maladie et leur promettre des écoles, des hôpitaux, des ponts, des stades, des bourses et des emplois pour leurs enfants ? A moins qu’il ne mette la main dans les caisses de l’Etat, où un tel candidat peut-il trouver l’argent nécessaire pour réaliser un tel programme qui relève, en fait, de la responsabilité du gouvernement ?

Les élections des 16 et 30 Juillet 2017 n’ont en réalité d’élections que le nom. En effet, ces élections ont été organisées, comme de coutume, sur des bases fausses, parmi lesquelles on peut citer à titre illustratif :

1)      Une loi électorale qui confie l’organisation de toutes les opérations pré-électorales, électorales et post-électorales au ministère de l’intérieur et à une administration électorale totalement soumis au pouvoir. Que peut-on attendre d’une telle loi dans un contexte de confiscation totale du pouvoir ? Tous les congolais savent les députés, les conseillers et les sénateurs sont pour la plupart nommés et non réellement élus. C’est pour cette raison que les observateurs avertis et les patriotes congolais ne cessent de réclamer le vote d’une nouvelle loi électorale confiant l’organisation de toutes les opérations électorales à une commission réellement indépendante, constituée de façon paritaire par des représentants des partis de la majorité et de l’opposition, avec l’arbitrage de la société civile. Malheureusement,  ce ne sont pas les députés et les sénateurs nommés grâce au système électoral actuellement en cours  qui peuvent voter une telle loi. Comment pourraient-ils scier la branche sur laquelle ils sont assis ? Combien parmi ces députés et sénateurs envoyés au parlement seraient capables d’être élus dans une compétition juste et loyale ?

2)      Un corps électoral qui reste peu fiable, étant objet de nombreuses manipulations. Plusieurs observateurs et de nombreux candidats se réclamant de l’opposition ou du pouvoir reconnaissent, au terme des dernières élections, que la plupart des listes d’électeurs sont trafiquées et restent truffées de nombreux électeurs fictifs. Ces listes sont ainsi confectionnées pour faire gagner les candidats du pouvoir. Il ne s’agit pas d’erreurs d’apprentissage de la démocratie comme aiment à le répéter les gestionnaires du système électoral actuel. Les vraies erreurs se corrigent et s’effacent progressivement, elles ne s’amplifient pas.

Pour sortir de cette situation bloquée, un recensement administratif spécial doit être organisé, non pas par le ministère de l’intérieur totalement au service du pouvoir, mais par une commission réellement indépendante mise en place de manière consensuelle par toutes les parties prenantes à la chose politique au Congo ;

3)      Un découpage électoral injuste et taillé sur mesure au profit du pouvoir et qui, en conséquence, ne s’appuie pas sur les critères démographiques universellement reconnus dans tout système démocratique, mais sur des considérations ethnolinguistiques permettant de rester en conformité avec les contre-valeurs qui guident depuis deux décennies le pouvoir congolais et dans lesquelles s’abreuvent les hommes politiques congolais. Ainsi, Oyo, avec 17.948 habitants lors du dernier recensement de la population et l’habitat de 2007, a deux députés, tandis que Mouyondzi, avec plus du double de la population d’Oyo (36.815 habitants à la même époque), n’a qu’un seul député ; Enyellé (21.193 habitants) et Kellé (15.205 habitants) ont le même nombre de députés que Dolisie (83.798 habitants) et Nkayi (71.620 habitants).  Les exemples de ce genre sont légion ;

4)      Une débauche d’argent prélevé au trésor public organisée par les candidats du pouvoir, au mépris des cris et des larmes des populations qui vivent dans une misère innommable et indescriptible. De dizaines et des centaines de millions de FCFA ont ainsi été distribués à travers tout le pays, pour appâter des populations croupissant dans leur misère et acheter facilement leurs consciences. L’achat et le viol des consciences sont des pratiques qui vont à l’encontre de la démocratie et qui n’honorent pas ceux qui les pratiquent.

Heureusement que le peuple, qui est bien plus mûr à certains égards que les pseudos-hommes politiques congolais, a su leur donner la réponse qu’ils méritent. En effet, beaucoup de candidats, après avoir distribué de dizaines, voire des centaines, de millions de F.CFA pour acheter les consciences des électeurs, ont eu la surprise de leur vie en constatant, le jour du scrutin, l’absence d’électeurs dans la plupart des bureaux de vote et souvent la victoire sans appel de leurs challengers qui, n’ayant pas accès au trésor public, n’ont pourtant pas pu acheter les consciences des électeurs dans les mêmes proportions. Plusieurs de ces candidats portés sur l’achat et le viol des consciences des électeurs ne doivent leur salut que grâce à un grand coup de pouce du ministre MBOULOU et aux coups de poings de la police.

Il est temps pour le pouvoir de comprendre enfin que son système mafieux a fait son temps et que le peuple a aujourd’hui besoin de revenir aux fondamentaux de la démocratie pour sauver notre pays.

On a, d’autre part, assisté à l’élimination honteuse par l’argent des candidats qui ne font pas allégeance au pouvoir et qui ne piochent pas dans les caisses de l’Etat. Ceci s’est fait à travers l’imposition d’un taux exorbitant de la caution électorale qui est passé de 100.000 F.CFA à 1.500.100 F.CFA ;

5)      Selon de nombreux témoignages, des votes multiples ont été relevés dans plusieurs circonscriptions. On a pu noter par exemple le transport, par bus entiers, des policiers et des militaires contraints d’aller voter, sans être inscrits au préalable, dans divers bureaux de vote en faveur des candidats du pouvoir. C’est le cas de Poto-Poto et Ouenzé où des militaires et policiers, dans des coasters, ont voté de bureau en bureau sous la direction d’un officier général de la police. On signale que certains ont ainsi voté plus de 15 fois à travers la ville de Brazzaville. D’autres cas de fraude manifestes ont été signalés à Madibou, Kellé, Ewo, Owando, Boko, etc.  

6)      Des menaces et même des expéditions punitives ont été organisées vis-à-vis de plusieurs candidats, lorsqu’ils n’avaient pas les faveurs du pouvoir. On a ainsi assisté à des scènes ubuesques et parfois tragiques où des candidats ont été farouchement menacés et parfois battus par les forces de l’ordre, lorsqu’ils maintenaient leur candidature dans une circonscription déjà attribuée à un autre candidat du pouvoir. Plusieurs candidats, dont plusieurs ont pourtant battu campagne au nom du président de la République, sont sortis de ces élections complètement groggys et écœurés. Certains n’ont pas hésité à dire haut et fort que, finalement, le Collectif des partis de l’opposition congolaise a raison, cela ne sert à rien de participer à une telle farce électorale.

Du fait de ce système électoral et des institutions godillots qui en découlent, la mal gouvernance est désormais un véritable style de gouvernement au Congo ; les détournements des fonds et des biens publics sont aujourd’hui érigés en mode de gestion des ressources de l’Etat ; le tribalisme le plus abject et le népotisme constituent aujourd’hui les valeurs autour desquelles sont choisis les hommes pour occuper les postes les plus importants au niveau politique, administratif et militaire ; la misère la plus profonde, cyniquement présentée comme une fatalité relevant du domaine de Dieu ou du diable, est le lot quotidien des populations qui meurent chaque jour par grappes du fait de l’absence ou du délabrement des structures sanitaires et de la pénurie des aliments de bonne qualité à travers tout le pays. Dans tout le pays, y compris dans les villages les plus reculés, les congolais ne se nourrissent plus que de produits alimentaires de qualité plus que douteuse, importés de différents pays qui s’enrichissent chaque jour sur la misère des congolais.

Comme toutes les élections antérieures organisées sur la base du système électoral mis en place depuis 2002, nous avons ainsi assisté non pas à des élections les 16 et 30 juillet 2017 derniers, mais à un vaste bluff, à une vaste escroquerie visant simplement à nommer des députés et des conseillers ayant pour unique mission d’œuvrer pour la perpétuation du système politique né au terme de la sanglante guerre civile de 1997 et qui n’a cessé de s’affiner depuis 2002.

Les élections des 16 et 30 juillet 2017 ont cependant un autre objectif. Il s’agit de préparer l’après Sassou-Nguesso et de garantir à son successeur, dont le nom est aujourd’hui murmuré dans tous les foyers des congolais, une majorité mécanique à l’Assemblée et au Sénat. Ceci explique pourquoi ces élections ont été organisées dans la précipitation et contre toute logique et pourquoi la fragile cohésion au sein PCT a fini par voler en éclats. En effet, à défaut de créer un nouveau parti pour le successeur désigné, il a été choisi de transformer le PCT en une machine politique à son service. L’éviction du secrétaire général et de plusieurs autres cadres du parti de la liste des candidats du PCT s’explique par cette stratégie. Tous les membres du PCT et de la mouvance présidentielle, qui ne manifestent pas clairement leur allégeance au futur successeur de Dénis l’Ancien, ont été purement et simplement écartés de la liste des candidats du pouvoir. Ceux qui, par bravade, se sont positionnés comme candidats indépendants, ont été priés de se retirer de la course. Ceux qui ont eu le courage de maintenir leur candidature, ont connu ce que les candidats de l’opposition réelle connaissent depuis longtemps. Leur victoire a été dans plusieurs cas transformée en échec, au profit du candidat ayant fait allégeance au dauphin.  

Malgré les résultats pompeusement annoncés avec des taux inimaginables de 100% à Sibiti, Makabana, Les Bandas, Oyo, Ollombo, Mpouya, Owando, etc., ce qui est ridicule et même avilissant, l’abstention a constitué le trait dominant de ces élections. Il ne serait pas douteux d’avancer un taux d’abstention de plus de 90% et l’on comprend pourquoi le pouvoir s’est gardé d’indiquer le nombre d’inscrits, de votants, de bulletins nuls, etc.

Sans surprise, le  pouvoir s’est octroyé une large majorité, au grand dam de ceux qui se sont donnés comme ligne directrice d’accompagner Denis Sassou Nguesso dans sa marche forcée vers la conservation à tout prix du pouvoir clanique et familial. Au premier tour, le PCT et ses alliés ont obtenu plus de 70 députés. Les élections locales ont obéi à la même logique, le PCT et ses affidés s’adjugeant la majorité de tous les conseils départementaux et municipaux. Au second tour, on a assisté à une répétition plus scabreuse de la mafia du premier tour, tant les désordres, violences et scandales notés déjà au premier tour se sont multipliés, étendus et aggravés. Comme on s’y attendait, le PCT et ses alliés se sont donnés une très large majorité mécanique à l’Assemblée nationale.

  1. 3.    Leçons à tirer des élections des 16 et 30 juillet 2017 pour sortir le Congo du chaos politique actuel

Les élections des 16 et 30 juillet 2017 ont été une parfaite illustration de la dégénérescence morale et de l’absence d’éthique du pouvoir congolais. Tout est permis, tout est toléré pour gagner et pour aller ensuite applaudir un gouvernement qui a totalement tourné le dos aux souffrances du peuple congolais. Tout a été observé au cours de ces élections, sans doute les plus calamiteuses de toute l’histoire du Congo : les achats des consciences, la tricherie à ciel ouvert, le bourrage des urnes, les votes multiples, les menaces musclées pour obliger des candidats à se retirer au profit d’autres candidats bénéficiant de la préférence du pouvoir, les violences, avec parfois mort d’hommes.

A la lumière de tout cela, la position prise par le Collectif des partis de l’opposition congolaise de ne pas participer à cette farce électorale et d’appeler les congolais à ne pas s’y mêler a constitué et constitue la seule position juste et patriotique.

Le Collectif des partis de l’opposition congolaise, épris de justice, de démocratie, de paix, interpelle l’opinion nationale et internationale afin que des mesures appropriées soient prises pour sortir le Congo du chaos politique actuel, chaos qui se répercute aussi bien au niveau économique et financier, qu’au niveau social et moral. Parmi ces mesures, les plus urgentes sont :

  1. 1.      Annuler les élections des 16 et 30 juillet 2017

L’annulation des élections des 16 et 30 juillet 2017 est nécessaire pour redonner à notre pays toute sa crédibilité mise à mal par un système électoral mafieux mis en place non pas pour organiser des élections libres et transparentes en vue de constituer une assemblée nationale et un sénat qui soient l’expression de la volonté populaire, mais simplement pour nommer des hommes et des femmes totalement soumis à un pouvoir qui n’a pour unique préoccupation que de se maintenir en place et ceci au mépris des intérêts du peuple, en toute illégitimité.

  1. 2.      Sortir le Congo du chaos politique actuel à travers un dialogue national inclusif

La solution pour sortir le Congo de sa situation actuelle, réclamée par le Collectif des partis de l’opposition actuelle depuis 5 ans et par un nombre de plus en plus important de congolais et d’amis du Congo, est l’organisation d’un véritable dialogue politique national inclusif, placé de préférence sous l’égide de la communauté internationale.

Pour être productif, ce dialogue doit réunir sans exclusive toute la classe politique congolaise et la société civile et se donner les cinq objectifs suivants :

1)      Apaiser les climats de tension permanente et de guerre larvée qui prévalent dans le pays depuis 20 ans, les conséquences politiques, matérielles et psychologiques de la guerre de 1997 n’ayant jamais été examinées de façon profonde pour trouver des solutions réelles et durables ;

2)      Apporter une solution politique et psychologique durable à la crise du Pool, avec toutes ses répercussions dans les régions environnantes ;

3)      Revoir fondamentalement la gouvernance électorale mise en place depuis 2002 afin d’aller vers des élections justes, transparentes et véritablement démocratiques et restaurer la démocratie profondément mise à mal au cours des 20 dernières années ;

4)      Rétablir la République détruite par une gestion clanique de l’Etat et minée par le favoritisme, le clientélisme, la corruption généralisée, etc. ;

5)      Réparer les injustices et les frustrations qui divisent les congolais depuis plusieurs décennies et réconcilier les Congolais entre eux.

 Ce dialogue doit aboutir à l’établissement d’un compromis politique entre le pouvoir et l’opposition, compromis permettant d’aboutir à :

 1)      L’ouverture d’une période de transition ;

2)      La formation d’un gouvernement et d’un parlement de transition ;

3)      La construction des conditions permissives d’élections libres, transparentes et équitables ;

4)      Le rétablissement de la paix civile sur toute l’étendue du territoire national  et la libération sans conditions de tous les prisonniers politiques.  

 Ce dialogue serait une occasion pour les congolais de se parler enfin et de taire les rancœurs accumulées pendant de trop longues décennies. Il serait une occasion pour les congolais de réaliser enfin qu’ils ont un même destin sur cette terre que leur ont léguée leurs ancêtres. Il serait une occasion d’ouverture d’une nouvelle ère de paix et de concorde et de développement durable de ce pays qui n’a jamais su profiter de ses richesses à cause des querelles intestines liées à la veulerie d’un pouvoir politique totalement incompétent, irresponsable et sans idéal.

 Comme nous l’avons déjà dit à maintes reprises, nous en appelons au Chef de l’Etat, afin qu’il fasse preuve d’un sens élevé de patriotisme et qu’il convoque sans délai, ce nouveau rendez-vous du Congo avec son histoire. Nous devons pour cela tourner le dos aux manipulations habituelles lorsqu’on parle de dialogue et créer un véritable espace d’échanges, d’écoute et de responsabilité.

Le peuple congolais a droit au respect, nous le félicitons pour le comportement qu’il a affiché face à la mascarade électorale organisée juste pour assurer la succession familiale. Mais il doit savoir que toutes les institutions qui sortiront de ces élections ne participeront que de cette vision manichéenne ; aussi nous l’appelons une fois de plus à demeurer vigilant et à rester mobilisé parce que la victoire finale pour l’instauration d’une réelle démocratie l’exige.

Le Collectif des partis de l’opposition congolaise se félicite de l’attention portée par la Communauté internationale à la situation du Congo et qui se refuse d’être complice d’un régime politique d’un autre âge. Nous l’invitons à mobiliser toutes ses énergies afin d’aider à trouver à travers un compromis politique la solution à la grave crise qui plombe le Congo.

  Fait à Brazzaville, le 5 août  2017

Pour le Collectif des partis de l’opposition congolaise

 Le Collège des présidents

Dans : Politique
Par congobrazzaville2016
Le 6 août 2017
A 9 h 12 min
Commentaires : 0
 
 

Congo-Brazzaville: Tout pour la famille Nguesso, Rien que pour la famille Nguesso

Désormais,

 au Congo-Brazzaville

tout est  pour la famille Nguesso 

Rien que pour la famille Nguesso

famille sassou

Vous qui avez toujours douté;

vous qui n’avez pas voulu écouter;

nous-y voilà avec un héritier, avec une dynastie !

Au sortir de cette grande comédie électorale de Juillet 2017

sans véritablement de 2ème tour annoncé (!) faute d’argent dans les caisses,

 Sassou Nguesso, a désormais ici en image,

un héritier, un  intérimaire tout désigné.

Ainsi désormais, Sassou nguesso  peut et pourra tranquillement voyager vers des Nouvelles Frontières, s’absenter pour longtemps, six mois, un an,  loin du Congo et loin des problèmes du Congo sans rendre compte et surtout sans le moindre souci puisque la maison Congo est transformée en une propriété  familiale. Aussi, avec l’agitation de la CPI, s’il venait à fuir précipitamment, Qui sait s’il n ‘est déjà  pas devenu au prix de l’argent du pétrole, un Citoyen protégé et intouchable dans ces grandes Cités du monde. …

Après avoir mis au silence par la corruption un certain nombre de Renégats Acteurs politiques Faux Opposants qui ont trahi le Dialogue et l’Esprit de DIATA, après avoir endormi et écarté des camarades membres du PCT aujourd’hui sans voix, il ne reste enfin, à la dynastie Nguesso qu’à réduire et à balayer ce qui s’apparente à l’armée. C’est pourquoi, tous ceux-là de l’armée qui profitent de leur Rang social pour semer la désolation ici et là contre des frères et sœurs fils d’un même pays, devraient commencer  sérieusement  à réfléchir car la Roue tourne et vite.

la dynastie a tout calculé et nous voilà bien servis !

L’expansionnisme des Nguesso va couvrir ainsi tous les pans de pouvoir politique et administratif au Congo. Avec son héritier intérimaire  à la tête du Congo, on va voir ensuite et sans surprise aucune, d’autres Enfants Nguesso  arriver aux responsabilités par exemple à la mairie de Brazzaville. Dans les prochains jours, pour asseoir la dynastie, il sera procédé à la modification de certains articles de la constitution par l’Assemblée familiale.

   En 2020 Sassou Nguesso  va annoncer qu’il n’est pas candidat à la présidentielle

- cela signifierait pour lui que l’affaire est dans le sac, royalement bouclée ;

- qu’il a déjà et formellement passé le témoin à son héritier, aujourd’hui intérimaire ;

- Qu’il est rassuré de jouir, de dormir tranquille et surtout de mourir aimé.

Voilà le Congo de demain, celui de la dynastie des Nguesso

que la complicité de tous ces inconscients donneurs de leçons et éternels nguirisés a aidé à mettre en place et à installer.

Quant à Moi, depuis quelques années déjà,  

je vous aurai prévenus, sensibilisés à retrouver l’Axe, et tout dit.

Certes, je ne suis pas parvenu à vous convaincre malgré toute ma volonté

Mais comme le disait ma chère Mère,

« quand on ne peut pas arrêter la pluie, on ne peut pas aller au ciel »

Cependant, tout n’est peut être pas perdu. Qui connait les secrets des DIEUX ?

car, c’est surtout au moment où l’on n’y croit plus, qu’il y a solution à un problème, rayon de Lumière qui éveille …

Cependant, je vous le rappelle :

 Quand on n’écoute pas,

on va droit dans le mur et aujourd’hui, c’est aussi face à l’histoire.

Enfin, une fois de plus 

Personne ne peut et ne pourra dire qu’il ne savait rien.

 

  Jean-sylvestre ITOUA

Juillet 2017

Dans : Politique
Par congobrazzaville2016
Le 20 juillet 2017
A 23 h 14 min
Commentaires : 2
 
 

Congo-Brazzaville: A la farce électorale, le peuple Congolais a dit NON

 

 

Congo: la farce électorale est un échec cuisant

 le mot d’ordre de boycott lancé par le Collectif des partis de l’opposition Congolaise

est largement suivi sur toute l’étendue du territoire national

DZON MEETING

Dans la Constance, la Cohérence et la Détermination,

 le mot d’ordre de boycott lancé par le Collectif des partis de l’opposition Congolaise

est largement suivi sur toute l’étendue du territoire national

bravo !

nos vives félicitations à toutes et à tous

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à très bientôt

publication Congobrazza 2016

Dans : Politique
Par congobrazzaville2016
Le 18 juillet 2017
A 21 h 13 min
Commentaires : 0
 
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